• 40 personnalités réclament le plafonnement à 100 SMIC des revenus des grands patrons

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    Categories40 personnalités réclament le plafonnement à 100 SMIC des revenus des grands patrons. Alors que la polémique sur le salaire des dirigeants de Renault bat son plein, quarante personnalités lancent un appel au gouvernement pour qu'il légifère sur le salaire des grands patrons, dans les colonnes de Libration ce jeudi.

    Politiques, intellectuels, de gauche ou de droite, 40 personnalités se sont engagées dans un combat contre les salaires parfois exorbitants des grands patrons du CAC 40. Du côté des politiques, on trouve la signature de Anne Hidalgo, Claude Bartolone, Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis ou encore Cécile Duflot. « Nous demandons au gouvernement de légiférer pour que désormais, en France, un patron ne puisse pas être rémunéré plus de 100 Smic, soit 1,75 millions d'euros par an », revendiquent les signataire de cet appel selon la dépêche

    Le salaire de certains patrons représente 200 fois celui d'un salaire moyen

    On retrouve notamment parmi ces 40 personnalités le responsable syndical Philippe Martinez, l'écologiste Nicolas Hulot, l'historien Pierre Rosanvallon, la pneumologue Irène Frachon ou encore l'écrivain Raphaël Glucksman. Un rassemblement hétéroclite qui n'a qu'un seul et même objectif : limiter le salaire des grands patrons à 100 Smic. Un appel qui intervient en pleine polémique sur le salaire des dirigeants de Renault et PSA, Carlos Ghosn et Carlos Tavares. 

    Dans cet appel, les signataires soulignent que « nous vivons une période ­inédite dans l’histoire du capitalisme contemporain. Alors que, dans les ­années 60, les rémunérations des PDG ­représentaient 40 fois le salaire moyen ­pratiqué dans les plus grandes entreprises améri­caines, cet écart a explosé pour atteindre aujourd’hui plus de 200 au sein de ces dernières et 120 dans les sociétés ­françaises ». 

    Manuel Valls veut légiférer dès maintenant 

    Le chef du gouvernement Manuel Valls a déclaré ce matin sur RTL que « nous [le gouvernement] avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l'occurrence le patronat. Force est de constater que cela n'a pas été respecté ». Il estime qu'il faut légiférer dès maintenant. François Hollande avait déclaré de son côté mardi qu'au nom de « l'exigence morale », c'est à « la loi d'intervenir pour des règles plus simples, plus claires, si rien ne se fait du côté patronal ».

    Les signataires de cet appel à l'initiative de "Libération", assorti d'une pétition en ligne, notent aussi que :

    "Le principal argument patronal pour justifier de telles pratiques - celui d'un marché mondial des très hauts dirigeants qui nécessiterait un alignement des salaires par le haut - n'est corroboré par aucune étude économique sérieuse."

    Et ils soulignent qu'"en se comportant de la sorte, notre élite économique entretient un sentiment de chacun pour soi délétère".

    Deux patrons figurent également dans la liste des signataires : Jean-François Rial, PDG et fondateur du groupe Voyageurs du monde et Serge Papin, PDG de Système U. Ce dernier estime que "la voie la plus sensée" reste "l'autorégulation" sur laquelle "le Medef doit travailler plus activement".  

    Macron, défavorable à une loi, contredit Valls et Hollande selon le Parisien. Emmanuel Macron n'en finit pas de se distinguer. Le ministre de l'Economie s'est payé le luxe ce jeudi de contredire, à quelques minutes d'intervalle, le Premier ministre Manuel Valls  qui estimait sur RTL qu'il était temps de légiférer sur l'encadrement de la rémunération des grands patrons.

    «Je pense que la loi n'est pas la bonne méthode, a dit M. Macron devant une conférence d'investisseurs. C'est au monde économique de montrer qu'il est à la hauteur de cela, sinon, celles et ceux qui proposent aujourd'hui une loi seront légitimes dans quelques temps à la faire.»

    En disant cela, il contredisait également  le président de la République François Hollande qui, pas plus tard que mardi, avait menacé sur Europe 1 de recourir à la loi, si le patronat ne faisait rien. François Hollande avait notamment proposé que les décisions des assemblées générales sur le sujet soient  immédiatement exécutoires, sans que le conseil d'administration ne puisse les défaire, comme cela s'était passé dans l'affaire de la rémunération du PDG de Renault Carlos Ghosn. 

    Manuel Valls avait renchéri ce jeudi matin : «Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l'occurrence le patronat. Force est de constater que cela n'a pas été respecté. Donc maintenant, il faut légiférer», a déclaré Manuel Valls sur RTL.

    Macron énerve Valls


    Le Premier ministre a approuvé la décision des députés mercredi en commission de rendre contraignants les votes des assemblées générales d'actionnaires et voit d'un bon oeil  l'appel lancé dans Libération par quarante personnalités, dont le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, pour limiter le salaires des patrons du Cac 40. 

    Manuel Valls, passablement énervé ce matin lorsqu'une question lui a été posée à la radio sur Emmanuel Macron, aura, n'en doutons pas, l'occasion de s'en expliquer avec son ministre indiscipliné dès demain. Les deux hommes sont attendus ensemble à Privas, en Ardèche, pour un conseil interministériel consacré aux ruralités. La bisbille est dans le pré. 

     

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