• Ankara donne à l'UE jusqu'en juin pour abolir les visas

    Ankara donne à l'UE jusqu'en juin pour abolir les visas

    CategorieAnkara donne à l'UE jusqu'en juin pour abolir les visas. Selon Sputnik News en novembre 2015 l'Union européenne a promis à la Turquie un accord de 3 milliards d'euros ainsi que l'abolition des visas pour les ressortissants turcs.

    A l'issue du sommet Europe-Turquie à Bruxelles, les parties concernées se sont mises d'accord pour octroyer à Ankara une aide financière ainsi qu'à renégocier l'adhésion de la Turquie à l'UE.

    Les dirigeants des 28 ont donc convenu d'accélérer l'introduction du régime sans visas pour les citoyens turcs voulant se rendre en Europe, d'ici octobre 2016.  

    Comme rien au monde n'est gratuit, pour rendre l'ascenseur à l'Union européenne, Ankara s'engage à renforcer le contrôle frontalier pour les réfugiés arrivant en Europe de l'Afghanistan, du Pakistan ou d'autres pays du Proche-Orient, via la Turquie. Une autre condition sine qua non consiste à accueillir en Turquie, en cas de nécessité, les migrants chassés d'Europe.

    Après les révélations concernant l'achat par la Turquie du pétrole de Daech et les scandales dévoilant le lien de la famille du président turc Recep Tayyip Erdogan avec le groupe terroriste, les médias du monde entier se demandent si les milliards des contribuables européens seront bien destinés aux besoins des refugiés. 

    Le 18 octobre, la chancelière allemande Angela Merkel s'était déjà rendue à Istanbul, où elle s'est entretenue avec Recep Tayyip Erdogan et Ahmet Davutoglu sur la crise migratoire. Mme Merkel a surtout souligné le rôle clé de la Turquie dans le règlement de la crise migratoire.

    Mais Ankara donne à l'UE jusqu'en juin pour abolir les visas, en effet, selon le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, son pays met tout en œuvre pour appliquer sa partie de l'accord sur les migrants signé avec l'UE.

    "Les ententes étaient réciproques. Et si l'UE n'entreprend pas les mesures nécessaires, il sera déraisonnable de penser que la Turquie ne fera pas de même", a déclaré M.Davutoglu cité par l'agence Reuters selon Sputnik News.

    La Turquie compte s'acquitter de ses obligations d'ici le mois de mai et envisage d'obtenir la levée des visas avec l'Union européenne en juin prochain.

    "Si cela ne se produit pas, ne comptez pas sur nous pour appliquer toujours notre partie de l'accord", a indiqué le chef du gouvernement turc.

    Auparavant, la Turquie s'est engagée à accueillir sur son territoire les migrants clandestins arrivés en Europe en échange de réfugiés légaux. Bruxelles a pour sa part promis à la Turquie un financement de 3 milliards d'euros et la reprise des négociations sur l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne. 

    Début avril, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé de ne plus remplir pas sa part du marché si l'UE ne respectait pas elle-même ses promesses.

    La tragique réalité derrière l’accord cynique UE-Turquie. Le 18 avril 2015, un navire a chaviré au large des côtes libyennes avec à son bord environs 850 migrants. Seulement 28 d’entre eux ont survécu.

    Si ce naufrage est le plus meurtrier enregistré en Méditerranée par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), il s’inscrit dans une longue série de drames similaires rapporte le MOUVEMENT MONDIAL DES DROITS HUMAINS.

    Au lieu de prioriser le sauvetage des vies, accroître sa capacité de réinstallation et remédier aux causes profondes des violences qui poussent les populations à fuir leur pays d’origine, la seule réponse de l’Union européenne (UE) à la crise actuelle a été de renforcer la protection de sa frontière extérieure à tout prix et d’externaliser la gestion des migrations auprès de pays qui ne sont pas en mesure de fournir des garanties suffisantes en matière de respect des droits humains.

    Le 18 mars, les dirigeants de l’Union européenne et la Turquie ont conclu un accord honteux prévoyant des procédures accélérées visant à renvoyer vers la Turquie tous les “nouveaux migrants irréguliers” arrivés sur les îles grecques après le 20 mars et dont la demande d’asile est considérée infondée ou irrecevable, ainsi qu’un troc de personnes migrantes particulièrement abject.

    Pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, l’UE réinstallera sur son territoire un réfugié Syrien se trouvant en Turquie. Les expulsions ont commencé le 4 avril. Selon les dirigeants européens, seuls ceux qui n’ont pas demandé l’asile ou dont la demande a été rejetée seront expulsés.

    Un an après, la FIDH expose la tragique réalité derrière l’accord cynique et dénonce, en utilisant le concept “ce qui se passe vraiment” (“what it really is”), la situation des migrants et demandeurs d’asile en Grèce, en Turquie et dans la mer Égée. Cette réalité contraste grandement avec le discours hypocrite et mensonger servi par l’Union européenne et ses États membres concernant la promotion et la protection des droits humains des personnes migrantes.

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