• "Cash Investigation". Industrie agroalimentaire : business contre santé

    Lobbying agroalimentaire : non, mais allo l’ANIA…

    Categories"Cash Investigation". Industrie agroalimentaire : business contre santéLobbying agroalimentaire : non, mais allo l’ANIA… Les industriels de l’agroalimentaire montent des opérations de lobbying pour séduire notamment les hommes politiques. « Ce n’est pas une honte de faire du lobbying », affirme un sénateur…

    Elise Lucet et l’équipe de "Cash Investigation" révèlent dans cette nouvelle enquête les recettes inavouables des géants de l’agroalimentaire. Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi croyons-nous qu’il est si bon pour nos enfants ? Pourquoi les étiquettes des produits sont-elles incompréhensibles ?

    Pour réussir un bon lobbying, notamment dans l'agroalimentaire, il faut notamment se mettre les politiques dans la poche. En y mettant les formes, évidemment, avec une invitation alléchante… C'est ainsi qu'est née la Communauté du bien manger. Cette opération de lobbying a permis aux industriels de réunir de nombreux parlementaires pour une photo de famille…

    Le sénateur Les Républicains Michel Raison était parmi les hommes politiques qui avaient ce jour-là posé devant le photographe. "Vous allez me dire que c'est un club de lobbyistes… C'est ça en partie, mais ce n'est pas une honte de faire du lobbying", dit-il à la journaliste qui vient l'interroger au Sénat.

    Appeler un lobbyiste en pleine interview pour savoir quoi répondre...

    "Il y a beaucoup de lobbyistes qui viennent ici. C'est à nous de trier et de nous faire notre propre opinion, mais on a besoin d'eux, précise le sénateur de la Haute-Saône. Il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Ils viennent nous éclairer, en pouvant nous enfumer, mais c'est à nous de vérifier."

    La collaboratrice de Michel Raison a interrompu un instant la rencontre. La journaliste "est venue quand même un peu me piéger", lui dit l'homme politique. Son assistante répond : "Vous voulez qu'on appelle l'ANIA [Association nationale des industries alimentaires] ?" Soit appeler un lobbyiste en pleine interview pour savoir quoi répondre...

    De la Bretagne au Danemark en passant par la Californie et le Wisconsin, pendant un an, Sandrine Rigaud a avalé les kilomètres, en avion, en voiture et même en Caddie pour dévoiler comment ces mastodontes de l’assiette ralentissent ou orientent les décisions de santé publique.

    Le secteur de l'industrie agroalimentaire pèse 170 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Rien qu'en France ! C’est dire si cette industrie a du poids, des réseaux et de l’influence…

    Des révélations sur les guerres secrètes de l'industrie agroalimentaire

    Pour lutter contre le fléau de l’obésité, le gouvernement français veut par exemple simplifier et rendre plus lisibles les étiquettes des produits alimentaires. "Cash Investigation" met au jour les méthodes des industriels pour torpiller ce projet. Cette guerre, où tous les coups sont permis, se livre partout dans le monde. Dans le viseur de l’industrie : les politiques mais aussi les chercheurs. Les géants de l’agroalimentaire n’hésitent pas à payer des scientifiques pour défendre leurs intérêts.

    Et quand l’argent ne suffit pas, les méthodes sont plus brutales. Manipulés ou décrédibilisés, des chercheurs français ou américains en ont été les victimes. Leur tort : avoir réalisé des études qui pointaient les dangers d’un produit pour la santé des consommateurs. Si vous aimez les enquêtes de"Cash Investigation" dans le monde merveilleux des affaires, vous allez adorer celle-ci, avec ses révélations sur les guerres secrètes de l'industrie agroalimentaire…

    Avez-vous regardé l'enquête du magazine "Cash Investigation" révélant les méthodes des géants de l'industrie agroalimentaire qui ont un impact direct sur notre santé ? 

    Élise Lucet s'est penchée sur les étiquettes des produits que nous consommons quotidiennement.Difficiles à comprendre, elle ne permettent pas toujours de savoir ce que l'on mange. Le reportage révèle comment les lobbys de l'agroalimentaire font pression pour conserver un maximum d'opacitésur ces étiquettes. 

    Si ces révélations vous scandalisent, vous pouvez signer la pétition dont parlait Michèle Rivasi dans le reportage hier. Lancée par Eric Delannoy, un citoyen déterminé, la pétition demande que le gouvernement rende plus visibles les étiquettes des produits alimentaires en introduisant le codage nutritionnel à 5 couleurs.

    Pour Eric, ce système permettrait à la population "de s'y retrouver”, contrairement à l'étiquetage actuel qu'il juge "partial et orienté" car inventé par les supermarchés Carrefour.

    Si comme lui vous souhaitez que le codage nutritionnel à 5 couleurs entre en vigueur, cliquez ici pour signer la pétition.

    Illustration Capture d'écran (c) Youtube  Sans langue de bois

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