• Ces vies de chômeurs derrière les catégories de Pôle emploi

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    CategoriesCes vies de chômeurs derrière les catégories de Pôle emploi. Cela fait longtemps que les chômeurs sont rangés par catégories, A, B ou C, tordues à l’envi pour faire plier la courbe qui monte. Mais la différence est-elle si grande entre ceux qui ne travaillent pas du tout (les A) et l’océan de précaires demandeurs d’emploi (B et C) ? Tentative de réponse en quatre portraits.

    A, B, C. Ces trois lettres de l’alphabet permettent, chaque mois, de tirer les chiffres du chômage dans le sens du vent politique, construction statistique tellement instrumentalisée que l’on n’y comprend plus rien. Depuis un mois, et face à une nouvelle hausse du nombre des demandeurs d'emploi, ministres et anciens ministres semblent tous prendre leurs distances. Après avoir, l’un comme l’autre, commenté mensuellement les chiffres de Pôle emploi lorsqu’ils dirigeaient le ministère du travail, François Rebsamen critique désormais, dans Les Échos et Le Monde, leur « viabilité », quand, sur France Inter, Michel Sapin raille une « statistique administrative » et plaide pour que l’on retienne les « vrais chiffres du chômage », ceux publiés tous les trois mois par l’Insee (moins élevés).

    Changer de calcul, privilégier la tendance à la folie de la publication mensuelle, pourquoi pas? Mais la réalité des “privés d'emploi” ne disparaîtra pas d’un coup de baguette statistique. Rencontre avec quatre personnes pour lesquelles la recherche d'emploi est devenue une priorité quotidienne. 

    • Roselyne, stakhanoviste de la recherche d’emploi, s'inquiète de « basculer » dans les minimas sociaux

    Roselyne, que nous rencontrons dans le sud de la France, le sait bien, elle qui a les deux pieds solidement enfoncés dans la catégorie A, qui rassemble les demandeurs d’emploi travaillant 0 heure par mois, indemnisés ou pas. Roselyne a le malheur de relever de deux autres sous-catégories, dont le volume ne cesse de croître, celles des « chômeurs de longue durée » et des « seniors », autant d’épines sur son CV. Licenciée d’une institution culturelle il y a trois ans, cette ancienne assistante de direction de 57 ans a un tic-tac de plus en plus bruyant dans la tête : ses indemnités, versées par Pôle emploi, s’arrêtent dans trois mois. Ensuite, restera le revenu de solidarité active (RSA). Il y a donc urgence. 

    Roselyne est minutieuse et acharnée, on le croit volontiers. Son fichier Excel recensant ses démarches pour retrouver un travail est un monument du genre, plusieurs milliers d’offres enregistrées, avec les coordonnées afférentes, l’état de la candidature, les retours ou non, les relances nécessaires, le tout codé en couleur et actualisé jour après jour, depuis trois ans.

    « J’y passe quatre à cinq heures par jour, rien que pour trier les alertes, raconte Roselyne devant ses nombreux dossiers « papiers », triés et rangés sur une étagère. Je regarde les offres sur les sites de l’APEC, Cadremploi, Manpower, Adecco, Jobup en Suisse, vu que je parle aussi allemand. Mais le gros des offres passe par des cabinets de recrutement. » Malgré ses efforts, trois langues étrangères parlées, un Master of business administration (MBA) obtenu en 2010, à 50 ans passés, ainsi qu’une solide expérience dans le public comme dans le privé, l’emploi n’arrive pas.

    Devant son ordinateur, elle épluche devant nous les offres du jour. « Tenez, par exemple, un poste d’assistante de direction à Quimper, 24 heures par semaine, 1 147 euros par mois… Ou une autre offre, 910 euros mensuels, avec niveau BTS, pour un contrat de professionnalisation dans un grand groupe industriel… La voilà la concurrence ! Des jeunes, qui sortent presque de l’école, mais qui accepteront de tout faire, du secrétariat à la comptabilité, ce qui permet aux boîtes d’économiser sur la masse salariale. » Roselyne demande un salaire de 1 800 euros, même si elle répond souvent à des annonces dont le montant est inférieur. « Je suis seule, je dois me loger et à neuf ans de la retraite, je ne peux pas me permettre de trop baisser mon salaire, sinon ça va être la catastrophe. » 

    Roselyne, inscrite dans la catégorie A, extrait #1 © Mathilde GoanecQuand ça mord, la chute est d’autant plus rude. En décembre dernier, Roselyne est retenue pour une offre à 1 800 euros net, à Bordeaux. Pôle emploi paie 30 % du billet de train, mais l’hôtel ainsi que la restauration sur place restent à sa charge. À sa grande surprise, « l’entretien se passait à Pôle emploi, on était 35 dans une salle, 11 pour un poste d’assistante de direction et 23 pour un poste de RH, venus d’un peu partout en France. Ils nous ont présenté l’entreprise. Le directeur général de la boîte devait rencontrer tout le monde, mais on n’a vu personne… Ça voulait dire quoi, qu’ils allaient recruter au faciès ? » 

    Trop de demandes se font concurrence, sur trop peu de postes, même si Roselyne est prête à lâcher sa vie et ses amis, tout un réseau construit depuis trente ans. « Je remonterais bien en Bretagne, à Brest, où mon frère vit. Mais mon rayon est large, je cherche même à l’étranger, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre. J’ai reçu une offre à 1 600 euros par mois pour un CDD de trois mois en Grande-Bretagne, pour faire de la vente par téléphone. Malheureusement, je ne peux pas lâcher mon appart’ pour trois mois. Mais si j’étais jeune, j’irais. Il faut que les jeunes y aillent », martèle Roselyne, qui s’inquiète également pour son fils, accordeur de piano.

    Grande, très mince, les traits tirés, Roselyne semble épuisée. Ses cervicales sont douloureuses, contractées par les heures devant l’écran à cliquer, répondre, rédiger, encore et encore, ce maudit CV, trouver une justification devant les employeurs à ses trois dernières années vides d’emploi. « J’ai parfois le sentiment d’une solitude totale, de ne plus être dans le flot. On perd pied, très vite. Heureusement, j’ai de bons amis proches, mais ils ne sont pas là au quotidien et tous n’ont pas envie de voir ça. Chacun a son rythme et je ne suis plus dans celui des autres. Ce n’est pas aux gens que j’en veux, c’est au système que j'en veux. » 

    Roselyne, extrait #2 © Mathilde Goanec 

    La peur « du basculement » hante cette femme depuis l’enfance. « Je me souviens très nettement de ce livre, lu petite, L’Assommoir, où l’on voit comment tout se dégrade quand on perd de quoi vivre, la misère qui suit, et l’alcoolisme. » Son père travaillait dans la marine marchande, sa mère tenait un magasin Coop en Bretagne, et Roselyne garde au fond de la voix un accent venu de la rade de Brest. « J’ai toujours donné un coup de main, pour 100 bouteilles vides rangées, j’avais le droit à un Carambar… J’étais une petite ouvrière obéissante et ça m’a marquée. Se faire placardiser, certains le supportent, moi non parce qu’on m’a appris que tout travail mérite salaire… Et inversement. » 

    « Le chômage, c’est pas notre faute »

    • Pascal Ouvrard, licencié après un arrêt maladie, n'a pas les moyens de créer son entreprise

    Pascal Ouvrard, lui aussi, a changé. « D’une certaine manière, je suis sans doute plus ouvert qu’avant. »Commercial de 40 ans, installé avec sa famille dans l’Oise, son licenciement est arrivé en septembre 2015. Catégorie A, indemnisé pour encore plusieurs mois, il a bon espoir de retrouver un travail. « J’ai été chauffeur, vendeur de prêt-à-porter, magasinier, commercial, je peux faire beaucoup de choses. Au pire, on vendra la maison ou la voiture. »

    Drôle d’homme que Pascal Ouvrard… Fou de politique, effrayé par l’extrême droite, ce sarkozyste assumé a pleuré quand François Hollande est arrivé au pouvoir. « Je voyais des gens autour de moi qui voulaient plus de social, regardez où on en est aujourd’hui ! J’avais vu juste, ce mec est complètement à côté de la plaque… » Son analyse sur le monde de l’entreprise est cependant loin de celle portée par l’ancien patron de l’Élysée. « Le chômage, c’est pas notre faute. Aujourd’hui, on peut bosser quinze heures par jour, rapporter de l’argent à la boîte et se faire lourder du jour au lendemain. » 

    Ancien de chez Saint-Gobain, Pascal Ouvrard est devenu il y a trois ans responsable de secteur commercial dans l’industrie des sanitaires. Il avait en charge l’Île-de-France et l’Oise, dix points de vente à développer. Naviguant de l'ordinateur au portable pour surveiller ses mails de 7 heures à 21 heures, il sillonne en voiture et dans les bouchons toute la région parisienne, travaille comme un fou, finit par ne plus en dormir. En février 2014, il contracte une infection pulmonaire, qu’il traite avec trois grammes d’antibiotiques par jour, et replonge dans le boulot, à corps perdu. Lorsque son médecin l'a mis en arrêt maladie pour un mois, Pascal Ouvrard a résisté ferme. « C’est soit ça, soit vous y restez », a prévenu le docteur. Le mot finit par être lâché, burn out.

    Le licenciement, quelques mois plus tard, s’apparente à une libération, doublée d’un sauvetage personnel. Le couple de Pascal Ouvrard était à deux doigts de craquer. « Je m’étais totalement refermé sur moi-même. Je ne vivais plus. Je vais vous le dire : oui, le travail tue. » L’amour du challenge et du travail bien fait, ainsi que la pression hiérarchique, ont épuisé le bon petit soldat. « J’ai commencé chauffeur livreur, vingt ans que je travaille. Je suis né dans une entreprise, mon père et mon grand-père avaient une boîte de BTP dans le Val-d’Oise. Ma mère, elle, n’avait pas un sou et j’ai baigné dans ces deux mondes depuis tout petit. Mais l’amour de l’entreprise, je l’ai en moi et je sais toujours ce que je vaux. »

    Cette énergie se heurte à la réalité du marché de l’emploi. Beaucoup d’annonces circulent, mais sont souvent déjà pourvues, et pourrissent sur les sites des cabinets de recrutement. Avec seulement un bac en poche, Pascal Ouvard n’a « jamais le bon parcours, le bon diplôme ». L’expérience, qui pourrait être un atout, peut également agir en repoussoir sur les recruteurs potentiels. Les jeunes, moins payés et plus dociles, se bousculent au portillon de l’emploi, certains n’ayant, trois ans après l’obtention d’un diplôme, jamais travaillé.

    Pascal, commercial, actuellement demandeur d'emploi © Mathilde Goanec 

    Comme pour Roselyne, le montant des salaires proposés est un crève-cœur. « Faut le voir pour le croire, moi je ne retrouverai jamais ce que je gagnais ! Tant pis, c’est pas grave, mais heureusement que ma femme travaille aussi. » L’idée de monter sa propre entreprise trotte bien sûr dans la tête de l’ancien salarié. « J’ai contacté la chambre de commerce dans ce sens. Pour trouver une boîte qui fonctionnait déjà, il me fallait 100 000 euros. Je ne les ai pas. Même pour une franchise, je dois trouver 50 000 euros minimum. Ce n’est pas le tout de vouloir s’en sortir, encore faut-il en avoir les moyens. » 

    B et C, inscrits sans toucher un centime

    • Cours à domicile, correction de copies, garde d'animaux : Claire Pochet enchaîne les petits boulots

    Claire Pochet ne sait pas trop, de son côté, dans quelle catégorie elle est enregistrée. En B sans doute, vu qu’elle travaille régulièrement moins de 78 heures par mois. Elle s’en fiche d’ailleurs pas mal, tout comme la plupart des demandeurs d’emploi qui ont plus ou moins déserté les méandres de l’agence publique. « Je reste inscrite à Pôle emploi parce que les règles sont tellement compliquées que j’ai peur de tout perdre si je sors. Mais je ne suis pas accompagnée, je ne touche pas un centime, je vis de ce que je gagne en travaillant. » Et c’est très peu, 500 à 600 euros par mois.

    Claire Pochet donne des cours particuliers de français deux à trois fois par semaine et surveille des examens, par l’intermédiaire de sociétés privées. De sa sacoche usée en cuir noir, elle sort l’un de ses nombreux contrats d’usage, signé pour deux heures, un ratio qui peut monter à sept en période faste de baccalauréat. En complément, elle corrige des copies de terminale, les mieux payées – 1,50 euro l’unité –, garde des chats, des chiens, ou écrit des articles mal payés pour des revues spécialisées.

    « J’ai toujours fait plein, plein de petits boulots. À 18 ans, c’était chouette et les gens trouvaient ça “original”. Et puis, ça s’est installé. » Animatrice, secrétaire dans un hôpital, puis sept années dans l’édition, un master de français passé à 35 ans, par correspondance, Claire Pochet n’a jamais chômé. « Quand j’entends les réactions des gens à la loi sur le travail, je suis très surprise. On dirait que le monde découvre la précarité. Moi, le code du travail, je n’ai jamais eu l’impression qu’il me concernait. Dans les petites boîtes, les heures supplémentaires, on ne me les a jamais payées, et j’ai parfois signé un contrat six mois après avoir été embauchée. J’ai été payée en auto-entrepreneur, en Agessa, en chèque emploi service… On parle de l’Allemagne ou de l’Angleterre, mais les contrats 0 heure, on y est déjà en France ! »

    Il y a quelque temps, à sept mois d'intervalle, Claire Pochet a perdu ses deux parents. Sous le choc, elle lâche tout et se retrouve au RSA. « J’ai vu des amis se faire contrôler et traiter comme des voleurs. Moi, je ne veux pas qu’on vienne chez moi me demander pourquoi j’ai 6 brosses à dents ou une télé. Je suis pauvre, pas une criminelle. » Elle renonce donc, et rebondit en signant un contrat aidé dans une association. « Faut pas rêver, il n’y a jamais d’embauche derrière. »

    Sans être à la recherche d’un CDI à tout prix (« J’ai du mal, c’est vrai, avec la routine »), Claire Pochet n’est pas pour autant « une précaire heureuse » : « Je refuse d’être traitée d’instable, ou culpabilisée parce que je gagne très peu. » Grâce à sa mère, elle est propriétaire d’un petit logement dans Paris, dont les murs cloquent, faute de chauffage. L’hiver, elle tourne avec « trois tenues », la vie sociale est « ric-rac ». « Ma grande angoisse, c’est de tomber malade ou d’avoir un gros coup dur. »

    Militante au Mouvement national des chômeurs et précaires, Claire Pochet « fait les manifs », tient une permanence le mercredi, où elle accueille les chômeurs aux prises avec des trop-perçus, des radiations, des indus réclamés par Pôle emploi. « Moi, ils me foutent la paix parce que je ne touche aucune indemnité, mais c’est d’une violence, cette administration ! » Son rire, parfois, s’échappe, haut perché. « Je suis fragile financièrement, mais je ne veux pas être exclue du monde. J’ai ma fierté. »

    • Nathalie Roussel, en temps partiel, trop « juste » pour acheter une voiture correcte

    Petits ou grands précaires, travailleurs pauvres, ils peuplent également la catégorie C, qui rassemblent tous ceux qui travaillent plus de 78 heures mensuellement. C’est le cas de Nathalie Roussel. Cette formatrice en « français langue étrangère » travaille à mi-temps dans un centre social de Sainte-Marie-aux-Mines, vallée isolée des Vosges connue pour son passé industriel, aujourd’hui plutôt sinistrée. « Quand je suis arrivée, il y a dix ans, ça fermait déjà. On ne peut pas dire que cela se soit amélioré… » Beaucoup d’habitants sont déjà partis et le travail qui reste est surtout saisonnier, dans les vignes ou les salaisons. 

    Après plusieurs années de bourlingue, l’ancienne parisienne Nathalie Roussel est arrivée en Alsace, a acheté avec son mari une grande maison pour accueillir tous leurs enfants et réaliser « son rêve écolo ».« Pour aller bosser, comme tout le monde ici, il faut une voiture. Et c’est emblématique : on achète des vieilles bagnoles pas chères, qui finissent par tomber en panne. C’est un cercle vicieux. Faudrait trouver un truc pérenne mais comment faire ? Là, j’ai vu une pub pour payer 90 euros par mois… Je sais qu’on va la payer deux fois la voiture de cette façon, que c’est une arnaque, mais c’est quoi la solution ? »

    Mère de famille nombreuse, Nathalie Roussel a longtemps apprécié de travailler à mi-temps, après avoir enchaîné les congés maternité. Mais financièrement, le couple est désormais trop juste. « Pour nous, ce n'est pas une question de partir en vacances ou pas, c’est même plus l’enjeu. C’est plutôt : est-ce qu’on met du chauffage ou pas ? On en est là. » Une fille au lycée, un fils en deuxième année de fac, une autre étudiante en voyage-travail, la quatrième, embauchée à mi-temps à Lyon, qui vient d’avoir un enfant…, les frais s’accumulent.

    « Dans notre famille, il y a heureusement une bonne solidarité et les enfants ont l’habitude de se débrouiller. On aide un peu le garçon qui a une bourse de 150 euros, pour qu’il mange à sa faim. L’année prochaine, ça va être compliqué, il faut qu’on trouve une idée. » Par un curieux effet de génération, Nathalie Roussel admet que ses propres parents, à plus de 80 ans, l’aident également. « Je ne sais pas, je dirais qu’on est devenus, au fil du temps, des travailleurs pauvres. Pourtant, on n’est pas restés les bras ballants à profiter du système comme ils disent, on bosse, mais on galère, c’est pas normal. »

    Nathalie Roussel veut donc passer à temps plein, pour gonfler les 800 euros qu’elle touche mensuellement, et s’est réinscrite à Pôle emploi. « Franchement, je suis bien suivie, et comme je suis reconnue travailleuse handicapée, j’ai droit à plein d’ateliers et des formations. Mais il n’y a pas d’offres ! Les financements publics ont été tellement réduits, l’associatif ou les collectivités n’ont plus de sous pour financer des cours de français pour les étrangers. Il faudrait aller à Marseille ou à Paris. J’ai élargi au social, mais j’ai 54 ans, pas de diplôme initial et un parcours en formation continue. Pour les employeurs, ça fait beaucoup de handicaps. »

    Son mari, 60 ans, cuisinier de métier, a dû récemment arrêter la restauration, épuisé physiquement. Il a trouvé un contrat aidé chez un traiteur, à Strasbourg, à 70 km de là. « Avec ses 1 500 euros par mois, impossible de louer un logement. Du coup, il reste sur place et squatte à droite et à gauche et revient le week-end à la maison. »

    Une vie d'étudiant quand on a 60 ans ? Ce cas n’est pas isolé, le système D et les solidarités de toutes sortes jouent les amortisseurs lorsque le travail se raréfie. Et le système semble à bout de souffle. Il y a désormais en France plus de 3,5 millions de personnes sans emploi et 1,8 million ayant une activité réduite. Au total, 5,4 millions de personnes sans emploi ou sous-employées. 

    par Mathilde Goanec

    Illustration CC0 Public Domain Pas d’attribution requise Sans langue de bois

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