• Crise de l'élevage : Intermarché accepte d'acheter plus cher, l'Europe refuse

    Crise de l'élevage : Intermarché accepte d'acheter plus cher, l'Europe refuse

    CategoriesCrise de l'élevage : Intermarché accepte d'acheter plus cher, l'Europe refuse.  La Commission européenne a ouvert une enquête sur Intermarché, car elle estime que le choix de l'enseigne d'acheter la viande plus cher aux éleveurs français est une entrave à la concurrence étrangère

    Le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est sous le coup d'une enquête de la Commission européenne, après s'être accordé l'an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard.

    "Sur le porc, l'été passé, Intermarché s'était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (...). Mais ça n'a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête", a déclaré le patron d'Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne vendredi soir. 

    Le libre marché avant tout

    "L'Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions", poursuit le dirigeant, précisant que son groupe risque une amende potentielle "à hauteur de 5% de notre chiffre d'affaires". 


    L'an dernier, alors que les cours du porc s'étaient effondrés en-dessous du prix de revient des agriculteurs, le gouvernement avait fixé un objectif d'achat de 1,40 euro le kilo lors de négociations avec la filière, et des enseignes comme Leclerc et Intermarchés'étaient engagées à procéder à des achats de cochons à ce niveau. 

    Intermarché poursuivra ses engagements

    Le patron d'Intermarché a néanmoins réaffirmé sa volonté de continuer à soutenir les éleveurs, confirmant que son groupement allait lancer un contrat de cinq ans garantissant aux producteurs un prix d'au moins 1,50 euro par kilo, à condition de remplir des critères de qualité. 

    "Les premiers contrats qui garantiront ce prix équitable de 1,5 euro sur cinq ans aux éleveurs seront signés la semaine prochaine avec une vingtaine de producteurs partenaires dans notre abattoir de Josselin (Morbihan)", dit il. 

    "On n'a pas mis de prix plafond. C'est-à-dire que si ça monte à 1,80 euro, on paiera 1,80 euro."

    Intermarché et sa filière agroalimentaire Agromousquetaires possèdent 3 abattoirs de porcs et 7 unités de production de charcuterie en France. Ils collaborent avec 3 groupements de producteurs porcins. 

    Les agriculteurs français manifestent leur colère depuis l'an dernier, se plaignant notamment de cours et de tarifs d'achat trop bas. La problématique sera au coeur du Salon de l'agriculture, qui s'ouvre samedi à Paris. 

    Les raisons qui nous imposent de sortir de l’Europe.

    il faut sauver l’agriculture française et les agriculteurs français.

    Le nombre d’agriculteurs français n’a cessé de décroître depuis 1960 (3 millions) jusqu’en 2007 (540 000).

    Il est normal que le nombre d’agriculteurs diminue, mais il n’est pas normal qu’il y ait un anéantissement de l’agriculture. La France a toujours été le grenier de l’Europe. Elle a toujours été une grande puissance agricole, et cela fait partie de son identité nationale.

    La politique agricole commune s’est soldée par un bilan catastrophique.

    TFUE – L’agriculture et la pêche -

    Article 32 :

    1- L’Union définit et met en œuvre une politique commune de l’agriculture et de la pêche.
    Le marché intérieur s’étend à l’agriculture, à la pêche et au commerce des produits agricoles.

    Article 39 :

    1- La politique agricole commune a pour but :

    a) d’accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre (l’agriculture française est mis en choc frontal avec l’ensemble du monde, notamment avec le Brésil, l’Argentine, l’Australie. L’auto-suffisance alimentaire n’est pas un objectif de la politique agricole de l’UE. La France suit le schéma du Royaume-Uni qui importe 80-90 % de sa nourriture. Le maintien des agricultures en zone rurale n’est pas non plus un objectif de l’UE, ni le maintien de la qualité des paysages, ni le maintien des traditions. On assiste, avec la recherche de la productivité, à une mise en concurrence, à la fin des terroirs, au développement des nitrites)

    Le triste bilan de la PAC depuis 30 ans :

    - le revenu net par agriculteur non salarié a augmenté de +43% alors que le revenu par Français augmentait de +70%

    - 40% des paysans français ont un revenu inférieur au SMIC

    - les prix des produits agricoles français ont baissé de 60% (payés aux agriculteurs) en monnaie constante. Ils ont été divisés par 2,5

    - cette baisse des prix réels agricoles a entraîné une baisse du revenu à l’hectare qui a elle-même poussée à la course aux rendements et à l’agrandissement

    - une utilisation faramineuse de l’utilisation des engrais

    Les grands groupes de la distribution et de l'agro-alimentaire imposent aux producteurs des prix alignés sur les prix mondiaux. Car l’UE met en concurrence frontale des pays d’Europe avec ceux du monde entier au nom d’une vision ultra-libérale.

    Ces prix sont la plupart du temps en dessous des coûts de production et cela provoque une disparition accélérée de nos agriculteurs (où l’on recense hélas environ un suicide par jour).

    Le taux de change très excessif de l’euro est un facteur d’aggravation du mal.

    Au même moment, les prix de vente aux consommateurs, eux, ne baissent pas, ce qui permet aux grandes chaînes de distribution d’augmenter leurs profits.

    Au bout du compte, la PAC s’est progressivement dénaturée et est devenue un instrument au bénéfice quasiment exclusif des groupes financiers qui contrôlent l'agro-alimentaire et la distribution, et au détriment de l’agriculture et des agriculteurs.

    A cause de la spéculation sur les céréales, autorisée par le laisser-faire européen, beaucoup d’éleveurs ne peuvent plus acheter de quoi nourrir leur bétail.

    Dans la filaire fruits et légumes, qui requiert beaucoup de main d’œuvre, les producteurs français sont placés dans une situation tout à fait impossible :

    -du fait de la législation française, ils sont tenus de rémunérer au SMIC (environ 9 à 10 euros l’heure) leurs ouvriers saisonniers, désormais presque exclusivement venus du Maghreb, de Turquie ou des pays de l’Est (Pologne, Ukraine, Moldavie).

    -mais, le SMIC n’existant pas en Allemagne, leurs concurrents allemands payent les mêmes ouvriers saisonniers 5 à 6 euros de l’heure.

    Conclusion : l’agriculture française est sur la voie du déclin.

    Elle est dépassée désormais par l’Allemagne – chose qui eût été inconcevable il y a encore 5 ans.

    Les dégâts ne sont pas seulement financiers mais ils sont aussi d’ordre moral : la prolifération des réglementations européennes retire aux agriculteurs ce qui faisait l’un des attraits les plus forts de leur métier, à savoir la liberté : liberté de travailler la terre comme ils le souhaitaient, d’utiliser les semences comme ils le voulaient.

    La «construction européenne» est ainsi en train de tuer, financièrement, physiquement et mentalement le grenier agricole de l’Europe qu’était la France depuis des siècles.

    Si l’on veut sauver l’agriculture française, il n’y a pas d’autre solution que de sortir de l’UE au plus vite.

    Il faut que la France dénonce juridiquement plusieurs article des traités européens, et notamment les articles 32 et 39 du TFUE.

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