• Dans un mail divulgué par WikiLeaks, Hillary Clinton assure que l’Arabie saoudite finance l’Etat islamique…

     

    CategoriesDans un mail divulgué par WikiLeaks, Hillary Clinton assure que l’Arabie saoudite finance l’Etat islamique… Julian Assange avait promis de perturber la campagne d’Hillary Clinton. Il a tenu parole. Chaque jour, Wikileaks publie des mails piratés depuis le compte du directeur de campagne de la candidate, avec son lot de révélations embarrassantes :

    Dans un mail divulgué par WikiLeaks, Hillary Clinton assure que l'Arabie saoudite finance l'Etat islamique

    Les "Podesta Emails" vont-ils finir par atteindre Hillary Clinton ? Après une première salve de révélations pour le moins embarrassantes sur la candidate démocrate à la présidentielle américaine, le site "WikiLeaks" a récidivé en publiant lundi 10 octobre près de 2.000 nouveaux courriers électroniques attribués au directeur de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta RAPPORTE i-télé.

    Dans l'un de ces e-mails, intitulé "Congrats", Hillary Clinton ("H" dans ce message) envoie à John Podesta, alors conseiller de Barack Obama, un plan en huit parties censé définir une stratégie pour combattre le groupe État islamique. A en croire ce message écrit le 17 août 2014, son plan se base notamment sur des informations recueillies auprès des services de renseignements européens et américains.

    Capture d'écran du site "WikiLeaks"

    Cette capture d'écran de "WikiLeaks" montre qu'Hillary Clinton fait référence à "ISIL". Il s'agit de l'ancienne dénomination du groupe Etat islamique : "Islamic State of Iraq and the Levant".

    "Mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l'Arabie saoudite"

    Hillary Clinton, qui avait occupé de janvier 2009 à février 2013 le poste clef de secrétaire d'Etat, commence par expliquer qu'il est nécessaire, en Irak, de s'appuyer sur les combattants kurdes pour affronter un ennemi alors au faîte de sa puissance. Les peshmergas sont loués pour leurs liens étroits et durables avec les agents de la CIA.

    Mais surtout, l'actuelle candidate à la Maison-Blanche écrit noir sur blanc, telle une évidence, que l'Arabie saoudite et le Qatar, pourtant alliés des Etats-Unis, financent le groupe Etat islamique :

    "Parallèlement à nos opérations militaires et paramilitaires, nous devons utiliser notre diplomatie et profiter des atouts de nos services de renseignement pour mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l'Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique à Daech et à d'autres groupes radicaux dans la région."

    A noter que lorsqu'Hillary Clinton envoie ce message, les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et le Qatar viennent de s'engager dans la coalition contre le groupe Etat islamique. Les premières opérations ayant été menées seulement quelques jours auparavant, le 8 août.

    L'Arabie saoudite a toujours nié

    Quelles conséquences ces révélations de "WikiLeaks" vont-elles avoir sur la campagne de la candidate démocrate ? Pour l'instant, impossible de le savoir, comme il est impossible de deviner si les rapports entre Etats-Unis et Arabie saoudite vont s'en trouver changés. Ce qui est sûr, c'est que les Saoudiens ont toujours nié financer le groupe Etat islamique.

    Fin 2015, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Joubeir, s'était insurgé contre ces accusations :

    Il est incroyable de dire que l'Arabie saoudite finance les mouvements djihadistes alors que Daech est engagé contre l'Arabie saoudite et souhaite s'emparer de La Mecque et de Médine pour restaurer son califat.

    En février 2016, Adel al-Toraifi, ministre de l'Information et de la Culture, assurait dans une interview donnée au Figaro que "l'approche saoudienne en Syrie est claire : nous combattons Daech" :

    Les organismes internationaux spécialisés dans la lutte anti terrorisme ont reconnu que l'Arabie était l'un des pays les plus en pointe en matière de contre-terrorisme, de lutte contre le financement de ce terrorisme mais aussi en matière de dé-radicalisation.

    Ces dénégations saoudiennes ont toujours laissé sceptiques un certain nombre d'observateurs.

    La Fondation Clinton dans le viseur des Républicains

    Ni Hillary Clinton ni John Podesta n'a réagi à la publication de ce mail. Ce n'est pas le cas des médias conservateurs, qui ont très vite écrit sur ces nouvelles fuites, à l'image de "Fox News", du "Daily Caller" ou de "Russia Today", beaucoup plus prompts que leurs collègues pro-Clinton. 

    Toute la journée, l'équipe de campagne de Donald Trump, via son compte officiel Twitter, n'a cessé d'attaquer Hillary Clinton à propos de ces "Podesta Emails". Mais il a fallu attendre mardi soir pour que l'équipe Trump s'empare de cette brûlante révélation. Elle s'est étonnée que la Fondation Clinton "continuait à recevoir des millions de dollars" de la part de l'Arabie saoudite et du Qatar alors qu'"Hillary Clinton savait que ces deux pays étaient liés au groupe Etat islamique".

    Il s'agit d'un caillou de plus dans la chaussure de la candidate démocrate, déjà mise en difficulté juste par "WikiLeaks" avant le deuxième débat de la présidentielle. La première salve des "Podesta Emails" dressait en effet le portrait d'une Hillary Clinton attirée par l'argent, fausse, plus libérale que jamais et complètement éloignée de ses concitoyens. Loin, très loin de l'image qu'elle tente de projeter. 

    9000 MAILS ANTI-CLINTON, ET PAS ENCORE DE SCANDALE...

    Plus de 9 000 mails... et pas encore de scandale. Distillés chaque jour par Wikileaks depuis le 7 octobre, les mails du directeur de campagne de Hillary Clinton, John Podesta, étaient censés bouleverser la campagne selon Arrêt sur image. Pour le moment, s'ils se révèlent embarrassants, ils ne paraissent pas vraiment scandaleux aux yeux des médias américains. De son côté, le camp Clinton dénonce un piratage des Russes et accuse l'organisation de Julian Assange de vouloir détourner l'attention de la vidéo sexiste de Trump, parue le même jour que les premiers mails. Wikileaks serait-il devenu le meilleur allié de Donald Trump ?

    Chose promise, chose due. Le site Wikileaks publie depuis le 7 octobre des mails piratés, envoyés ou reçus par le directeur de campagne de Hillary Clinton, John Podesta (dont Wikileaks possèderait 50 000 mails). Cette publication avait été annoncée par le fondateur du site, Julian Assange, le 4 octobre : pendant une intervention publique, diffusée sur internet pour les dix ans du site, il avait promis de divulguer "lors des dix prochaines semaines [...] tous les documents liés aux élections américaines".

    Les premiers mails en lien avec Podesta ont été mis en ligne le 7 octobre, suivis par d'autres les 10, 11, 12 et 13 octobre. Au total, à l'heure où nous écrivons, plus de 9 000 mails sont disponibles sur Wikileaks. Si beaucoup concernent la campagne de Clinton, certains remontent à 2007, et d'autres datent de 2014, lorsque Podesta était un conseiller du président Barack Obama. Une immense base de données difficilement exploitable par les lecteurs, car les mails ne sont pas classés. On peut chercher à réduire le nombre de mails en faisant des recherches par mots-clé. Mais encore faut-il savoir quoi chercher.

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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