• De nouveaux emails d’Hillary Clinton bientôt publiés

    De nouveaux emails d’Hillary Clinton bientôt publiés

    CategorieDe nouveaux emails d’Hillary Clinton bientôt publiés. Six questions pour comprendre l'affaire des e-mails d'Hillary Clinton, qui plombe sa campagne présidentielle. Aussi tenace que le sparadrap du capitaine Haddock, l'affaire n'en finit pas d'embarrasser l'ancienne secrétaire d'Etat, candidate à la Maison Blanche.

    L'affaire a commencé avant même son entrée officielle en campagne et, depuis, elle ne lui laisse aucun répit. Hillary Clinton n'en finit pas de s'expliquer sur une action apparemment anodine : de 2009 à 2013, alors qu'elle était secrétaire d'Etat, la candidate démocrate à la Maison Blanche a utilisé une adresse e-mail personnelle pour ses activités professionnelles. Pourquoi est-ce si problématique ? Francetv info vous résume l'histoire en six questions.

    C'est quoi cette histoire ?

    En janvier 2009, à son arrivée au département d'Etat américain, Hillary Clinton commence à utiliser pour les besoins de son nouveau poste une adresse mail personnelle, plutôt qu'une messagerie officielle de l'administration. Problématique, quand on sait que la loi fédérale prévoit que toutes les correspondances officielles entre personnalités soient archivées et conservées.

    Jusqu'à son départ, en février 2013, ses plus proches collaborateurs lui adressent leurs messages à hdr22@clintonmail.com, dont le serveur est installé dans une propriété de la famille Clinton, "protégée par les services secrets américains".

    Comment l'affaire a-t-elle éclaté ?

    Depuis septembre 2012, les adversaires d'Hillary Clinton se focalisent sur une autre affaire : l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, au cours de laquelle l'ambassadeur John Christopher Stevens a trouvé la mort. En mai 2014, près de deux ans plus tard, une commission du Congrès est chargée d'enquêter sur les faits et sur la manière dont le gouvernement américain a géré la situation.

    Au cours de ses investigations, la commission cherche à obtenir les échanges entre Hillary Clinton et ses conseillers concernant l'attaque, et découvre l'existence de cette adresse personnelle, raconte le New York Times (en anglais). Après une demande du département d'Etat, Hillary Clinton fournit, fin 2014, plus de 30 000 messages reçus et envoyés à partir de celle-ci. La presse s'empare de l'affaire en mars 2015.

    Et Hillary Clinton, elle explique ça comment ?

    Si Hillary Clinton a utilisé son e-mail personnel, n'y entendez pas malice : c'était tout simplement pour des questions pratiques. "Ça lui a permis de joindre des gens rapidement et de rester régulièrement et plus facilement en contact avec sa famille et ses amis, étant donné ses nombreux voyages", peut-on lire sur son site de campagne (en anglais).

    "Je me suis dit que ça serait plus simple d'avoir juste un appareil plutôt que deux pour mes e-mails personnels et professionnels", explique-t-elle en conférence de presse, en mars 2015. Etonnant, note le New York Times, puisque le mois précédent, elle reconnaissait posséder deux iPad, un iPhone et un Blackberry.

    De toute façon, "c'était autorisé", martèle la candidate. Faux, rétorquePolitifact (en anglais) : un audit interne du département d'Etat, dévoilé mercredi 25 mai, met à mal cette affirmation. "Le bureau de l'inspecteur général n'a trouvé aucune preuve que la secrétaire d'Etat avait demandé ou obtenu des directives ou l'approbation pour mener ses activités officielles professionnelles via un compte e-mail personnel sur son serveur privé", fustige le rapport. Et, à en croire le document, si elle avait demandé l'autorisation, celle-ci ne lui aurait pas été accordée.

    Quoi qu'il en soit, Hillary Clinton n'était pas la seule dans cette situation. D'après l'audit, au moins 90 autres personnes au département d'Etat ont utilisé leur e-mail personnel pour le travail, remarque Politifact. C'était le cas, notamment, de l'un de ses prédécesseurs, Colin Powell, secrétaire d'Etat de 2001 à 2005, sous la présidence de George W. Bush.

    Mais de quoi parle-t-elle dans ses e-mails ?

    Hillary Clinton l'a reconnu elle-même : elle a supprimé une bonne partie des e-mails qui avaient transité par cette adresse. "Les messages privés, personnels", explique son site de campagne, par exemple des échanges sur le mariage de sa fille, les obsèques de sa mère, ses vacances ou même le yoga.

    D'autres mails, professionnels, n'ont pas été divulgués : c'est le cas de 22 messages, classés "top secret", et de 18 échanges avec Barack Obama, qui ne seront diffusés qu'après la fin de son mandat, détaille le New York Times. Mais plus de 30 000 e-mails ont tout de même été rendus publics, même si leur contenu a parfois été partiellement expurgé.

    Dans ces messages, la secrétaire d'Etat évoque évidemment la politique américaine et la diplomatie, y compris l'attaque de Benghazi. "Deux de nos agents ont été tués à Benghazi par un groupe semblable à Al-Qaïda, écrit-elle par exemple à sa fille. Ç'a été une journée très difficile et j'ai peur que cela soit pareil demain."

    Certains messages sont nettement plus légers, illustrant par exemple les petits soucis de communication de la secrétaire d'Etat. En 2010, Hillary Clinton raconte, agacée, sa vaine tentative de joindre la Maison Blanche :"Je suis en train de batailler avec le standardiste, qui ne me croit pas quand je lui dis qui je suis." Dans un autre échange, elle a bien du mal à faire fonctionner son fax, malgré l'aide de sa cheffe de cabinet.

    Risque-t-elle quelque chose ?

    Hillary Clinton a déjà témoigné au Congrès, en octobre 2015, devant la commission d'enquête consacrée à l'attaque de Benghazi. Mais l'affaire des e-mails ne s'arrête pas là : le FBI mène lui aussi une enquête sur la question. L'agence s'intéresse aux informations confidentielles qui ont transité par ce système de messagerie privée, sachant que la loi interdit de communiquer des données classifiées en dehors du réseau sécurisé prévu à cet effet. A l'époque où ces e-mails ont été envoyés et reçus par Hillary Clinton, ils n'étaient pas marqués secrets ou confidentiels, martèle la candidate.

    Le FBI a déjà interrogé des membres de son équipe, mais l'ancienne secrétaire d'Etat n'a elle-même pas encore été convoquée. "Personne ne m'a contactée pour l'instant, assurait-elle début mai sur CBS. Mais l'été dernier, j'ai été claire : je suis prête à parler n'importe quand. J'ai encouragé tous mes assistants à coopérer et j'espère que cela sera bientôt terminé." Une fois conclue, l'enquête du FBI sera remise au département de la Justice, à qui reviendra la décision de procéder ou non à des inculpations. Hillary Clinton jettera-t-elle l'éponge dans la course à la Maison Blanche si elle est concernée ? "Oh mon dieu, ça n'arrivera pas ! a-t-elle balayé, agacée, lors d'un débat en mars. Je ne répondrai même pas à cette question."

    Pourquoi est-ce un problème pour sa candidature ?

    Parce que l'affaire pourrit sa campagne depuis des mois. A chaque interview, à chaque débat ou presque, l'ancienne secrétaire d'Etat est interrogée sur le sujet, qui parasite le reste de son message. Et ses adversaires républicains ne manquent pas une occasion de l'attaquer à ce propos. "Les enjeux de cette élection sont trop élevés pour confier la Maison Blanche à quelqu'un qui manque de jugement et qui méprise la loi commeHillary Clinton", a par exemple récemment dénoncé le président du Parti républicain, Reince Priebus.

    Preuve que Hillary Clinton et ses communicants prennent tout cela au sérieux, son site de campagne contient un (très) (très) (très) long article (en anglais) dans lequel l'ancienne secrétaire d'Etat développe sa ligne de défense. Certains soutiens de Bernie Sanders, son adversaire durant les primaires démocrates, espèrent la voir inculpée par le FBI, pour empêcher son investiture lors de la convention du parti, en juillet, raconte le New York Times.

    Tout cela n'arrange pas le principal problème d'Hillary Clinton durant cette campagne : "Les électeurs ne lui font tout simplement pas confiance", explique le New York Times. Selon un récent sondage publié par le journal, 64% des électeurs ne la jugent pas "honnête" et "digne de confiance", soit autant que pour son adversaire républicain Donald Trump.

    Mais voila de nouveaux emails d’Hillary Clinton bientôt publiés. La révélation a toutes les chances d’empoisonner la candidature de Mme Clinton à la présidence et de fournir à Donald Trump de nouveaux arguments à la veille des élections présidentielles selon Sputnik News.

    Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a annoncé que le site publierait un nouveau lot de courriels envoyés et reçus par l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton sur sa messagerie privée de 2009 à 2013.

    "Nous avons des révélations à venir qui concernent Hillary Clinton, des messages électroniques qui attendent leur publication", a annoncé M. Assange, cité par le quotidien britannique The Guardian. Le fondateur de WikiLeaks n'a toutefois évoqué ni la date de la publication, ni le nombre de messages.

    Hillary Clinton de graves violations des règles

    Selon The Guardian, le courrier électronique de Mme Clinton pourrait fournir à son rival Donald Trump de nouveaux atouts pour torpiller sa candidature.

    Le scandale autour de la correspondance électronique d'Hillary Clinton a débuté en mars 2015 sur fond de cyberattaques continues contre les institutions américaines.

    Hillary Clinton, qui a dirigé le département d'Etat américain de 2009 à 2013, avait auparavant regretté d'avoir utilisé sa boîte de messagerie privée, hébergée sur un serveur non protégé, à des fins professionnelles. Elle a par ailleurs nié avoir envoyé des informations secrètes. Au moins deux messages reçus par Hillary Clinton dans sa messagerie privée étaient classés "top secret" alors que plus de 1.300 d'entre eux portaient la griffe "secret".

    Suites aux révélations, l'opposition républicaine a accusé l'ex-secrétaire d'Etat de graves violations des règles de sécurité nationale.

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

    URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « Des distributeurs de prospectus exploités avec la bénédiction du Ministère du Travail ?"Je t'aime, moi non plus", la position contradictoire de l'Otan à l'égard de Moscou »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,