• De quoi va parler Vladimir Poutine pendant son face-à-face avec les Russes?

    De quoi va parler Vladimir Poutine pendant son face-à-face avec les Russes?

    CategorieDe quoi va parler Vladimir Poutine pendant son face-à-face avec les Russes? Jeudi 14 avril, lors de sa traditionnelle séance télévisée de questions-réponses avec les citoyens russes, le président évoquera surtout les problèmes économiques et le développement des régions, estiment les politologues.

    Pendant sa traditionnelle séance de questions-réponses avec les citoyens russes, le président russe Vladimir Poutine devrait surtout aborder les problèmes économiques intérieurs, estiment les politologues. Cette année, le débat devrait être plus incisif à l'approche des législatives. 

    La politique étrangère devrait également occuper une place importante. Selon les experts, la campagne syrienne et la situation globale au Moyen-Orient figureront au premier plan. Les relations russo-américaines "se construisent actuellement en grande partie autour des événements en Syrie", indiquent les politologues, mais la rhétorique vis-à-vis de l'Occident sera moins émotive que les années précédentes. Enfin, la question ukrainienne ne sera pas tellement évoquée, contrairement à la situation du Haut-Karabagh. 

    Les problèmes intérieurs avant tout

    Selon Mikhaïl Remizov, président de l'Institut de stratégie nationale, "la majeure partie des questions sera consacrée au thème social et aux régions". "Il serait probablement plus confortable pour le président de parler de politique étrangère mais beaucoup de facteurs indiquent que la société est aujourd'hui de plus en plus préoccupée par les problèmes intérieurs, souligne le politologue. Le président cherchera certainement à répondre à cette demande, surtout quand on sait qu'il s'agira d'une ligne directe". 

    Dmitri Abzalov, président du Centre des communications stratégiques, estime également que le thème des régions sera central. "Ce dialogue est important aussi bien pour le suivi de la situation dans les régions russes, d'où les gens essaient d'appeler pour parler de leurs problèmes, que d'un point de vue politique et économique", explique-t-il. 

    Nikolaï Mironov, directeur du Centre des réformes économiques et politiques, prédit aussi que l'ordre du jour économique intérieur occupera une grande partie de l'émission. "Ces questions préoccupent particulièrement les gens à l'heure actuelle, plus que la politique étrangère ou la conjoncture mondiale", note l'expert.

    Débat tendu en perspective

    D'après Dmitri Abzalov, la discussion sera "bien plus chargée" cette année. "Premièrement, une campagne électorale a commencé. Deuxièmement, la situation sociopolitique est relativement difficile: l'économie s'est stabilisée mais les citoyens ont réellement senti la détérioration de la situation", résume le chef du Centre des communications stratégiques. 

    Selon lui, Les Russes veulent une vision de l'avenir. "On voit que l'économie est dirigée, que les prix des hydrocarbures se stabilisent, que le rouble s'est stabilisé, mais il faut une position extérieure générale et le président est l'homme qui peut l'annoncer", pense l'expert. 

    C'est également l'avis de Nikolaï Mironov, qui pense que les électeurs attendent du président la réponse à la question "comment allons-nous vivre?".

    L'expert estime qu'au regard de la "situation relativement tendue dans le pays", la ligne directe devrait être "intensive". "Plus de personnes sont touchées par la crise — c'était plus souple et plus facile l'an dernier. La situation est devenue plus inquiétante", souligne l'expert.

    Mikhaïl Remizov, contrairement aux autres politologues, estime que la discussion ne sera pas différente des précédentes. "Je ne vois pas de différence notable dans la situation politique et socioéconomique entre cette année et l'année dernière", dit-il.

    La politique étrangère passera probablement au second plan mais on devrait tout de même mentionner la situation en Syrie et les relations avec l'Occident, notamment les USA. La rhétorique du président devrait être moins émotive que les années précédentes, pensent les experts. 

    "Je pense que le président se concentrera sur le dialogue entre la Russie et l'Occident et les opportunités qu'il offre", note Nikolaï Mironov. 

    Dmitri Abzalov, pour sa part, pense que les principaux axes de politique étrangère qui seront évoqués dans le cadre de la ligne directe seront la Syrie, l'Ukraine, l'UE, les pays de la CEI ainsi que la Biélorussie.

    "Les relations avec les USA se construisent actuellement en grande partie autour des événements en Syrie", explique Mikhaïl Remizov. Selon ce dernier, "les États-Unis apparaîtront à plusieurs reprises au fil de la discussion car au final, la situation en Syrie est une forme de négociation avec Washington".

    Le Haut-Karabagh et l'Ukraine

    D'après les experts, le thème de l'Ukraine cédera la place cette année au règlement du conflit du Haut-Karabagh.

    "La question sera forcément soulevée car elle est récemment apparue et que la Russie est traditionnellement sensible aux conflits dans cette région voisine. Je pense que le président mentionnera ce sujet également, du moins pour annoncer ce que la Russie compte faire", pense Nikolaï Mironov. 

    Le politologue remarque par ailleurs que l'ordre du jour ukrainien n'ayant pas fortement changé, les questions ne devraient pas être nombreuses à ce sujet.

    Mikhaïl Remizov pense également que la question ukrainienne sera secondaire: "Nos autorités ne disent rien sur l'Ukraine depuis relativement longtemps". Le politologue estime que le thème du Haut-Karabagh sera plus discuté car "c'est effectivement la plus importante aggravation du conflit depuis la fin de la guerre du Haut-Karabagh en 1994".

    Dmitri Abzalov est du même avis et pense que "si auparavant l'Ukraine était la tendance principale, la Syrie est l'un des plus importants facteurs depuis la seconde moitié de 2015". "De très nombreuses questions concerneront manifestement le Moyen-Orient et probablement le Haut-Karabagh", déclare l'expert.

    La vie privée du président 

    Selon Dmitri Abzalov, les Russes pourraient également s'intéresser à la vie privée du président. 

    "Ils voudraient comprendre ce qu'est le poids du pouvoir, quels sont ses intérêts, en d'autres termes personnifier l'homme politique", déclare Dmitri Abzalov.

    En règle générale, Vladimir Poutine ne dévoile pas les détails de sa vie privée mais parle volontiers de ses passions et intérêts.

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