• "Des paroles et des actes" avec Jean-Luc Mélenchon

    "Des paroles et des actes" avec Jean-Luc Mélenchon

    Categories"Des paroles et des actes" avec Jean-Luc Mélenchon. Après avoir réuni près de 4 millions de voix sur son nom en 2012, il pense pouvoir atteindre le second tour de l'élection présidentielle de 2017. Jean-Luc Mélenchon a "proposé" sa candidature aux Français. Certains sondages le créditent déjà de plus de 10% d'intentions de vote. Peut-il fédérer tous les déçus de François Hollande ? Peut-il incarner une alternative à gauche ? Et quelles sont ses propositions pour la France ? selon France Info.

    Le député européen Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2017. Il a choisi de se lancer dans la course électorale sans participer à la primaire de la gauche et des écologistes. Si le PCF est quant à lui engagé dans cette primaire, certains communistes ont toutefois déjà déclaré leur soutien à Jean-Luc Mélenchon, qui espère pouvoir contrer la montée en puissance du Front national. Pour soutenir sa candidature hors parti, il a lancé le mouvement citoyen La France insoumise, avec la plateforme Internet JLM 2017. Les électeurs peuvent y découvrir les détails de son projet politique. David Pujadas l'interroge sur les grandes lignes de son programme et relaie les questions des téléspectateurs. 

    «La démocratie de notre pays, sans moi, ce n'est pas la même.» selon le figaro C'est un habitué du genre: Jean-Luc Mélenchon s'est livré, dans Des Paroles et Des Actes, à un festival de saillies, d'outrances, de tacles et autres bons mots. Pour la dernière de l'émission, le show Mélenchon n'était pas sans rappeler les grandes heures de Cartes sur tables, où Georges Marchais passait autant de temps à houspiller les journalistes qu'à répondre à leurs questions. Quitte à perdre le fil du débat, et à diluer les idées dans les empoignades.

    La verve de Jean-Luc Mélenchon s'est notamment focalisée sur l'exécutif et le gouvernement, qu'il a copieusement dénoncés et tournés en dérision. Sur la loi travail, le candidat de la gauche radicale a considéré, désignant le gouvernement, que «40 personnes bloquent le pays». Visant Manuel Valls, il ajoute: «Est-ce que c'est légitime qu'un type qui n'a pas de majorité bloque tout un pays?» Se voulant le champion de la gauche authentique, il lance: «Vous appelez gauche le machin qui est au gouvernement?» «Ça vous écorche la bouche de parler de capitalisme?» demande l'ancien dirigeant du Front de gauche à Emmanuelle Cosse, avant d'accuser son gouvernement d'être «en train de disloquer l'Etat».

    Jean-Luc Mélenchon a également tancé le libre-échange, auquel il préfère «la coopération internationale», affirmant que «l'Union européenne a semé les bases du nationalisme et de la xénophobie». L'ancien ministre use également de raccourcis, affirmant: «Les Chinois sont par définition des gens ouverts. Ce ne sont pas des Américains, qui viennent avec leurs gros gourdins pour imposer le libre-échange.»

    Echange d'amabilités avec Gérald Darmanin

    Hachée, l'émission en est devenue difficile à suivre. Le candidat à la présidence de la République n'a pas cessé de réclamer qu'on l'écoute, tout en coupant régulièrement la parole à ses interlocuteurs, qui «n'y connaissent rien». Accusant régulièrement les journalistes de «cacher des affirmations derrière des questions», il «taquine» David Pujadas, un «drôle de type», et accuse François Lenglet d'être «plus corrompu que monsieur Morales» (président bolivien accusé de corruption). «Vous voudriez des luttes qui ne dérangent personne», a résumé Jean-Luc Mélenchon.

    Paradoxalement, c'est avec le représentant des Républicains, Gérald Darmanin, que le débat, consacré à la laïcité, a été le plus apaisé. Rappelant que «la nation est politique, elle n'est pas ethnique», Jean-Luc Mélenchon a davantage dialogué que débattu avec le vice-président de la région Hauts-de-France: «Je suis tellement content de tomber sur un type de droite que le mot laïcité n'écorche pas, a-t-il ainsi déclaré. Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années. Vous êtes bien parti pour faire un Cid à droite.» Et de conclure: «J'espère que vous serez le douzième candidat, parce qu'au moins vous êtes courageux.»

    Outre ces amabilités, Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur son projet de VIème République, l'importance qu'il accorde à «l'économie de la mer» et à l'écologie, et a réaffirmé son volontarisme politique: «On peut régler les problèmes, a harangué le tribun, on n'est pas obligé de subir tout le temps. On peut régler les guerres, on peut ne pas signer des accords commerciaux.» Après deux heures de show, le représentant de la gauche radicale a conclu l'émission en demandant aux électeurs «de ne pas le juger sur son apparence».

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

    URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « C'est fait: Donald Trump décroche l'investiture pour la Maison BlancheDécryptage de la loi El Khomri par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,