• Dîner du CRIF : les reporters d’ERTV agressés par Frédéric Haziza (07/03/2016)

    Dîner du CRIF : les reporters d’ERTV agressés par Frédéric Haziza (07/03/2016)

    CategoriesDîner du CRIF : les reporters d’ERTV agressés par Frédéric Haziza (07/03/2016). Le lundi 7 mars 2016 avait lieu à Paris le dîner annuel du CRIF, où le gratin politico-médiatique se précipite pour recevoir ses consignes. Le journaliste Frédéric Haziza, hystérique, a violemment agressé les reporters d’ERTV. Les policiers, aux premières loges, ont observé la scène pendant de longues minutes...

    Le dîner du Crif, rendez-vous incontournable des politiques. Le dîner annuel du Crif se tient lundi soir à Paris. Lieu de rencontre entre les différentes institutions de la communauté juive, il est aussi devenu une tribune prisée des politiques. Plus de 700 personnes y sont attendues pour cette 31e édition.

    Pour la 31e année consécutive, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) tient son dîner de charité, lundi soir, à l'hôtel Pullman-Montparnasse, à Paris. Plus de 700 personnes y sont attendues. C'est le dernier évènement organisé sous la houlette de Roger Cukierman, 79 ans, président du Crif de 2001 à 2007, puis de nouveau depuis 2013. Son successeur doit être élu en mai prochain. Invité d'Europe 1 lundi matin, Roger Cukierman a déclaré que ce dîner serait l'occasion d'une «remise de prix» à l'intention des forces de police et militaires qui assurent la garde des lieux communautaires juifs depuis les attentats de janvier 2015. Il a également précisé que le Front national n'était pas convié à cet évènement. «Nous n'avons pas les mêmes valeurs», a-t-il expliqué.

    Pour Valls, «l'antisionisme» est synonyme de «l'antisémitisme». Le premier ministre a remplacé François Hollande lundi soir au dîner du Crif, avec un discours nettement plus musclé.

    Parmi les habitués du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives), seul François Hollande manquait à l'appel lundi soir. Il est resté à Bruxelles pour un autre dîner, organisé par le Conseil européen autour du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Manuel Valls a été chargé de lire le discours du président à sa place, et il y a visiblement rajouté sa patte. Un signe ne trompe pas: le premier ministre a parlé plusieurs fois de «terrorisme islamiste», alors que François Hollande se garde de toute référence à la religion musulmane, fût-ce pour en dénoncer les dérives, quand il s'exprime sur le terrorisme.

    Le chef du gouvernement a aussi répondu clairement à l'interpellation de Roger Cukierman sur la propagation de l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme. Le président du Crif ouvrait le dernier dîner de son mandat. «En France, particulièrement à l'extrême gauche, mais pas seulement, Israël est souvent soumis à une grille de lecture déformante et injuste, a-t-il déploré. Or il n'y a qu'un pas de la détestation d'Israël à l'hostilité aux Français juifs.» Évoquant «l'antisémitisme de l'extrême gauche» et celui de «l'extrême droite», «l'antisémitisme des beaux quartiers et celui des quartiers populaires», Manuel Valls a ajouté:«Il y a l'antisémitisme et il y a l'antisionisme, c'est-à-dire tout simplement le synonyme de l'antisémitisme et de la haine d'Israël.» Voilà qui devrait plaire à toute la frange de la gauche radicale, des écologistes et même du Parti socialiste qui ont fait de la dénonciation d'Israël un de leurs marqueurs.

    «Réveiller les consciences,c'est aussi soutenir ces voix qui s'expriment, notamment dans le monde arabe et je pense à Kamel Daoud, qui est la cible d'attaques insupportables pour se battre contre les fanatismes, les intégrismes de toutes sortes»

    Manuel Valls

    Le remplacement au pied levé de François Hollande par Manuel Valls a aussi permis à Roger Cukierman d'obtenir une réponse sur un sujet qui lui tient à cœur et auquel le premier ministre s'est montré plus sensible que le chef de l'État: l'expansion en France du collectif international BDS (Boycott désinvestissement sanctions). BDS prétend défendre la cause palestinienne en prônant le boycott d'Israël dans tous les domaines. L'une de ses dernières manifestations, le 5 janvier, visait à empêcher un ballet de Tel-Aviv de se produire au Palais Garnier. Le premier ministre avait estimé devant les Amis du Crif, le 19 janvier, que BDS participait d'un «climat nauséabond» d'antisémitisme déguisé en antisionisme et annoncé un «changement d'attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de ce genre manifestations».

    «La Cour de cassation a jugé plusieurs fois, et encore récemment, que l'appel du BDS à ne pas acheter des produits israéliens constituait “une discrimination fondée sur l'appartenance à une nation”, a répondu Valls. Cette discrimination n'est pas seulement illégale, elle est illégitime. Et elle est même un non-sens quand on sait combien le savoir, la science, la culture, la création rapprochent les peuples!» Au passage, le premier ministre a rendu hommage à la maire de paris, Anne Hidalgo, pour avoir organisé «Tel-Aviv sur Seine» malgré les protestations d'élus écologistes et de gauche, dont des députés socialistes comme Alexis Bachelay.

    Le Crif a fait le plein d'invités politiques: Cazeneuve, Le Drian, Juppé, Sarkozy...

    Le chef du gouvernement a aussi salué le courage de Kamel Daoud, écrivain et journaliste algérien persécuté par les islamistes dans son pays et taxé d'«islamophobe» en France par des intellectuels qui ont signé une tribune dans Le Monde pour dénoncer son analyse des violences commises contre des femmes à Cologne. «Réveiller les consciences, a expliqué Manuel Valls, c'est aussi soutenir ces voix qui s'expriment, notamment dans le monde arabe - et je pense à Kamel Daoud, qui est la cible d'attaques insupportables - pour se battre contre les fanatismes, les intégrismes de toutes sortes. Ces voix existent aussi dans notre pays, elles sont nombreuses parmi nos compatriotes de confession ou de culture musulmane. Nous n'avons pas le droit de les laisser mener seules ce combat.»

    Le premier ministre a salué les représentants présents au dîner, «en particulier Anouar Kbibech, nouveau président du Conseil français du culte musulman» (CFCM). L'an dernier, la plupart d'entre eux avaient boycotté le dîner parce que Roger Cukierman avait déclaré que «toutes les violences» antisémites sont aujourd'hui «commises par des jeunes musulmans». Cette année, le président du Crif a seulement froissé Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, en jugeant Anouar Kbibech, son successeur à la tête du CFCM, «beaucoup plus clair» dans sa condamnation de l'islamisme. En représailles, Dalil Boubakeur avait décidé de ne pas venir.

    En revanche, le Crif a fait le plein d'invités politiques. Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Marie Le Guen figuraient parmi la dizaine de membres du gouvernement présents. À droite, tous les candidats à la primaire, déclarés ou non, étaient là. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Nathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano se sont côtoyés au moins le temps de l'apéritif dans les salons de l'hôtel Pullman, dans le XIVe. Aucun représentant du Front national n'avait été invité..

    MANUEL VALLS DÉRAPE AU NOM DE FRANÇOIS HOLLANDE

    Lors de son allocution, Manuel Valls a affirmé qu’en France, « particulièrement à l’extrême gauche, mais pas seulement, Israël est souvent soumis à une grille de lecture déformante et injuste. » selon Info Halal Devant les représentants du Crif, il a tenu à dénoncer « l’antisémitisme de l’extrême gauche », tout autant que celui de « l’extrême droite », celui « des beaux quartiers » tout autant que « celui des quartiers populaires. » Pour le Premier ministre, « il y a l’antisémitisme et il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. »

    Voilà une façon de définitivement clore les débats sur la politique d’Israël. Il faut dire que le président du Crif, Roger Cukierman, a sa part de responsabilité dans cet amalgame. Pendant la Guerre de Gaza de 2008-2009, il déclarait — sans la moindre étude, rappelle Slate — que 95 % des Juifs de France soutenaient l’opération menée par l’armée israélienne. Comme le rappelait Olivier Besancenot à Roger Cukierman, on peut légitimement s’opposer à la politique israélienne tout en condamnant l’antisémitisme.

    Manuel Valls fait aujourd’hui un étrange parallèle. Il met surtout de nombreux juifs de France, opposés à la politique sioniste, dans une situation très délicate.

    Illustration Capture d'écran ©Youtube Sans langue de bois

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