• En Bolivie, coup d’arrêt aux ambitions d’Evo Morales

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    CategorieEn Bolivie, coup d’arrêt aux ambitions d’Evo Morales. Evo Morales n'aura pas de 4e mandat. Les Boliviens ont été amené à voter, par référendum, pour autoriser Evo Morales, leur président actuel, à tenter de briguer un quatrième mandat de 2020 à 2025. Et le non l'emporte avec plus de 51% des voix.

    Les Boliviens ont tranché : le président Evo Morales ne pourra pas briguer un quatrième mandat (2020-2025), sa réforme ayant été rejetée par référendum avec plus de 51% des voix.

    Il s’agit de la première défaite politique du plus ancien président en exercice d’Amérique latine, qui, à la tête de la Bolivie depuis 2006, devra alors quitter le pouvoir début 2020. Evo Morales, 56 ans, avait promis lundi de "respecter les résultats" quels qu’ils soient. Mais il pensait alors qu’"après dix ans au pouvoir, la majorité continue de (nous) soutenir".

    Les voix des zones rurales n'ont pas été suffisantes

    Dans ce pays où le vote est obligatoire, 6,5 millions de Boliviens, plus 300 000 à l’étranger, avaient été appelés dimanche à autoriser leur président à briguer un quatrième mandat pour rester au pouvoir jusqu’en 2025.

    Depuis les premières estimations, le camp présidentiel n’avait eu de cesse de qualifier ces chiffres de prématurés, misant notamment sur le comptage, effectué en dernier, des votes dans les zones rurales, plus favorables à Evo Morales.

    Après l’annonce de la victoire du non par les médias, les opposants au président Morales ont organisé des fêtes populaires dans plusieurs villes, comme Santa Cruz (est) et Trinidad (nord-est). "Ils ont demandé que le peuple décide et il a décidé, respectez les résultats !" avait clamé lundi sur Twitter Samuel Doria Medina, ex-candidat à l’élection présidentielle, vaincu à deux reprises par Morales.

    Accusé de corruption

    Jusqu’à la semaine dernière, les partisans de la révision constitutionnelle étaient à égalité avec les opposants dans les intentions de vote. Mais des accusations de corruption à l’encontre de Evo Morales ont contribué à largement avantager le non.

    L'actuel président de Bolivie est en effet soupçonné d’avoir usé de son influence en faveur de son ex-compagne, Gabriela Zapata (28 ans), dont l’entreprise a signé des contrats avec le gouvernement pour des centaines de millions de dollars. Plusieurs enquêtes sont en cours.

    Le chef de l’État, champion autoproclamé du socialisme du XXIe siècle, a nié : "Quel trafic d’influence ? Tout ça est un montage de l’ambassade des États-Unis !"

    par AFP

    Illustration CC0 Public Domain Pas d’attribution requise Sans langue de bois

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