• François Hollande invité sur France Inter ce qu’il faut retenir de l’intervention

    François Hollande invité sur France Inter ce qu’il faut retenir de l’intervention

    CategoriesFrançois Hollande invité sur France Inter ce qu’il faut retenir de l’intervention. Interrogé dans l’émission « Le téléphone sonne », sur France Inter, le président de la République, François Hollande, est longuement revenu, vendredi 19 février, de 18 heures à 20 heures, sur la politique étrangère de la France — en particulier sur la crise des migrants et sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne selon le monde.

    • Sur le « Brexit »

    Alors que des négociations cruciales sont en cours à Bruxelles, entre Londres et les vingt-sept autres Etats membres, pour modifier les modalités de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE, le chef de l’Etat a assuré qu’il faisait « ce qu’il faut pour que nous puissions garder le Royaume-Uni dans l’Europe ». « Mais à condition que l’Europe puisse avancer », a-t-il poursuivi. « Si les Britanniques veulent sortir, je le regretterai pour l’Europe, pour la Grande-Bretagne, pour la France, mais j’en prendrai acte », a-t-il dit.

    « Il peut y avoir une prise en compte de ce qu’est la City pour l’Europe (...) mais il ne peut pas y avoir de règles particulières pour la City », a-t-il aussi déclaré, en référence à l’un des points de blocage des discussions concernant la première place financière européenne. 

    « La Grande-Bretagne voudrait avoir un statut un peu particulier [pour son marché financier]. Je ne peux pas l’accepter, cela voudrait dire que les banques françaises ou d’autres nationalités européennes n’auraient pas les mêmes contraintes ou facilités que d’autres établissements financiers au prétexte qu’ils sont à Londres. »

    « Ce qui manque à l’Europe, c’est un projet », a encore soutenu M. Hollande. « Je vais prendre des initiatives, que la Grande-Bretagne reste ou ne reste pas dans l’Europe, pour que la zone euro puisse être encore plus forte et plus dynamique », a-t-il promis.

    Le premier ministre britannique, David Cameron, espère arracher un accord lui permettant d’organiser dès juin un référendum à haut risque sur l’appartenance de son pays à l’UE — laissant planer la perspective d’un « Brexit », une sortie du Royaume-Uni de l’Union.

    • Sur la crise des migrants

    Le président Hollande a estimé qu’il n’était « pas souhaitable » qu’autant de réfugiés aillent en Allemagne :

    « L’Allemagne ne pourra pas (...) accueillir encore des dizaines de milliers de réfugiés. (...) Je ne veux pas que l’Allemagne un jour nous dise : “A ce moment-là, je rétablis ma frontière intérieure. Donc, nous devons tout faire avec l’Allemagne, avec l’Europe, pour qu’il y ait un mécanisme de protection des frontières extérieures, de soutien aux réfugiés là où ils sont aujourd’hui installés, c’est-à-dire en Turquie, en Jordanie et au Liban. (...) Il faut tarir ce flux. »
    • Sur l’extrême droite en Europe

    Interrogé sur la situation politique de la Hongrie et de la Pologne, M. Hollande a affirmé que si « un parti d’extrême droite prenait le pouvoir », « il y aurait des procédures qui s’appliqueraient ». « On peut suspendre un pays du droit de rester dans l’Union européenne », a rappelé le chef de l’Etat. Selon François Hollande, « lorsqu’il y a des atteintes aux libertés des médias, cela arrive, lorsqu’il y a des atteintes aux Constitutions, aux droits de l’homme, l’Europe ne doit pas être uniquement une corde de rappel ». « Il y a des contrôles qui peuvent être faits, notamment en ce moment pour la Pologne », a-t-il précisé.

    • Sur la guerre en Syrie

    « La Russie ne s’en sortira pas en soutenant unilatéralement Bachar Al-Assad », a déclaré François Hollande, appelant à exercer une « pression » sur Moscou pour des négociations sur la Syrie. « Je ne veux pas écarter la Russie de la solution. (...) Mais je ne peux pas accepter qu’en même temps qu’on négocie, on bombarde des populations civiles », a-t-il ajouté. « La Turquie est impliquée en Syrie (...) Là, il y a un risque de guerre » avec la Russie, estime-t-il.

    Quant aux Etats-Unis, le président a déclaré qu’il préférerait qu’ils « soient encore davantage actifs » pour tenter de régler le conflit syrien. « Les Américains considèrent qu’ils n’ont plus à être partout présents dans le monde, comme ils l’étaient auparavant », a-t-il souligné. « Donc les Etats-Unis se sont mis en retrait », a-t-il poursuivi, rappelant que Washington avait abandonné Paris, qui voulait à l’été 2013 frapper la Syrie après l’utilisation d’armes chimiques par l’armée de Bachar Al-Assad. « Qui doit prendre le relais, qui doit agir, qui doit être présent, qui doit porterles valeurs et les idéaux de la démocratie ? L’Europe. Et la France, en tout cas, en fera la démonstration », a-t-il assuré.

    Les frappes contre le groupe Etat islamique « ont leur efficacité » et ont abouti à « des résultats », a-t-il encore assuré.

    • Sur la réforme du droit du travail

    Le président de la République a dit que « les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause » par la réforme du droit du travail qui sera présentée en mars, très critiquée par les syndicats et une par partie de la gauche. « Je veux qu’il y ait plus de négociation collective, je veux qu’il y ait plus de souplesse, plus de sécurité, plus de visibilité », a-t-il ajouté.

    Le président a par ailleurs réaffirmé qu’il ne serait pas candidat à un nouveau mandat s’il n’y avait « pas de baisse du chômage ».

    « Je me suis engagé personnellement. J’ai dit que je serais jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas. (...) J’ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu’il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage. »

    Hollande candidat en 2017 qu'en cas de baisse du chômage. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il ne se présenterait à la prochaine élection présidentielle que si la fameuse inversion de la courbe du chômage se produit. «Je me suis engagé personnellement. J'ai dit que je serai jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas, a-t-il affirmé. S'il n'y a pas de baisse du chômage vous savez quelles conclusions j'en tirerai.» selon le Parisien.

    La question du référendum sur Notre-Dame-des-Landes connue.Une semaine après avoir annoncé la tenue d'un référendum local sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, François Hollande a annoncé que la question posée lors du scrutin serait «Voulez-vous ou ne voulez-vous pas l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ?» La question finalement posée devrait donc être «Voulez vous l'aéroport Notre-Dames des Landes ?» puisqu'il est bien compliqué de répondre «oui» ou «non» à la question telle qu'elle a été formulée par le président.

    La déception des électeurs de François Hollande.«Etes-vous encore de gauche», lui demande Nicolas Demorand. Le président esquive un peu, mettant plutôt en avant les responsabilités liées à sa fonction. «Je ne peux pas faire en claquant des doigts des miracles», se justifie le président. «Je demande à être jugé là-dessus : est-ce que j'aurai bien fait ou non ?»

    Hollande se représentera-t-il ? Le président n'exclut aucune option. Interrogé sur l'hypothèse d'un nouveau 21-avril l'année prochaine avec la montée de l'extrême-droite, il estime «qu'elle est possible» et que «toutes les conditions sont réunies». François Hollande préfère en revanche ne pas répondre sur une participation à la primaire des gauches : «Je ne suis pas à la tête d'un parti, je suis à la tête d'un pays.»

    Une question d'Elise, 12 ans, sur l'écologie et les suites de la COP21. François Hollande, «émerveillé» par la précocité de cette auditrice, réaffirme notamment son opposition à l'exploitation des gaz de schiste.

    Le chômage, enjeu n°1 Hollande sous-entend que sa candidature à la présidentielle en 2017 est toujours conditionnée par la baisse du chômage. «S'il n'y a pas de baisse du chômage, vous savez les conclusions que j'en tirerai. Le seul sujet, c'est si on est capable de créer des emplois».

    Pas d'allongement du temps de travail. François Hollande l'assure, «il ne veux pas allonger le temps de travail» mais «l'adapter à la réalité de la vie des entreprises» pour être plus compétitives.

    Une réforme de droite ? «Il y a des éléments qui répondent à ce que demandent les entreprises», admet le président. «Mais qui crée les emplois dans ce pays ? Ce sont les entreprises.»

    La réforme du Code du travail. En colère, un auditeur questionne le président sur le projet de réforme du Code de travail. «Il n'est pas question de remettre en question les principes fondamentaux du Code du travail», affirme Hollande. «Ce que je veux, c'est plus de négociations collectives, plus de souplesse.»

    Ce rendez-vous radiophonique, diffusé à la veille des vacances scolaires parisiennes, vient clore une séquence politique marquée par le remaniement gouvernemental et l’adoption à l’Assemblée de la réforme constitutionnelle. Hormis son interview sur France 2 et TF1 dans la foulée du remaniement il y a une semaine, la dernière expression du chef de l’Etat dans les médias remonte à ses vœux de Nouvel An.

    Aujourd'hui, un 18/20 exceptionnel avec le Président de la République François Hollande en invité unique, en direct de Bruxelles sur France Inter.

    Illustration Ce contenu est librement disponible sous les termes juridiques simples Sans langue de bois

    URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « Démonstration du mensonge sur l’inflation et le chômageBientôt la fin du RSA ? »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,