• François Hollande sur France 2 : "un grand ratage présidentiel"

    François Hollande sur France 2 : "un grand ratage présidentiel"

    CategoriesFrançois Hollande sur France 2 : "un grand ratage présidentiel". Le président de la République était sur le plateau de France 2 pour répondre à un panel de Français. La classe politique n'a pas manqué de réagir à sa prestation selon le magazine Le Point.

    Suite à la participation de François Hollande à l'émission de France 2, "Débats citoyens", qui a vu un panel de quatre Français interroger le chef de l'Etat, hommes et femmes poltiques de tout bord ont réagi à la participation du président.

    Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS, a réagi sur Twitter. 

    Bruno Le Roux, chef de file des députés PS a salué "ce dialogue direct entre le président et les Français a été un rendez-vous essentiel pour balayer les caricatures et mesurer l'importance de ce qui a été accompli depuis le début du quinquennat (...) En défendant avec vigueur ses choix réformistes et progressistes, François Hollande a fait bien plus que défendre le bilan de son action, il a tracé l'avenir du pays.", a-t-il précisé dans un communiqué.

    "Aucune énergie"

    Du côté de l'opposition, le groupe des sénateurs Les Républicains a publié un communiqué, dans lequel il analyse que "François Hollande a pataugé sur tous les sujets. Sur l'emploi, il n'a pas su sortir de ces contradictions et n'a offert aucune perspective aux Français. Sur la formation et l'éducation rien de nouveau. Sur l'énergie il est resté flou et a repoussé les décisions à 2019 (...) François Hollande a montré qu'il était bien décidé à ne rien changer, à tourner le dos aux vraies réformes et à poursuivre ce qui ne marche pas. Aucun souffle, aucune énergie, les mois qui viennent vont être très longs pour les Français."

    Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite a lui salué sur son blog un acte : "courageux de sa part de s'exposer ainsi, dans l'état de faiblesse politique où il se trouve. A aucun moment il n'a su trouver, selon moi, la réponse qui fait mouche. (...) Le seul moment où 'ça passait', c'était à l'extrême fin quand, le métier politique aidant, il a fait jouer la corde sensible. Mais au total, ce qui se dégageait de ces deux heures d'émission pour le téléspectateur, c'était un profond sentiment de scepticisme".

    "Un grand ratage présidentiel"

    A gauche du PS,  Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche, a publié un communiqué dans lequel il relève que "François Hollande a, ce soir, versé dans un exercice irréel. Niant la réalité économique du pays, il a cédé dans l'auto-satisfaction en dressant un bilan globalement positif de sa politique économique (...) Hollande comptait sur ce dialogue pseudo citoyen pour rassurer les français. Mal à l'aise il a fait un bide. Il y a un encore peu, une intervention présidentielle était un événement, Hollande a réussi à en faire un repoussoir. Comme son bilan."

    A l'extrême-droite, Marine Le Pen, présidente du Front national, a également réagi, dans un communiqué : "Nous voilà ce soir face à un nouveau grand ratage présidentiel qui en aucun cas ne redonnera espoir aux Français. Ratage sur le fond bien entendu, puisqu'aucune réponse concrète n'a été donnée à ses interlocuteurs, et qu'aucune annonce susceptible de sortir la France et les Français de l'ornière n'a été faite. Sur tous les sujets, François Hollande s'est contenté d'une laborieuse justification de sa politique. Et au final, il s'est limité à un long plaidoyer de son inaction (...) Le président de la République en France, qu'il soit LR ou PS, n'a en réalité plus les manettes, il n'a plus la capacité d'agir sur rien; et ce ne sont pas quelques émissions taillées sur mesure qui changeront cette réalité fondamentale."

    Contestation contre la loi El Khomri, montée du FN, candidature à la présidentielle... Retrouvez les principales déclarations du chef de l'État, qui intervenait jeudi soir sur France 2.

    ● Ca va mieux»

    «Oui, ça va mieux: il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôts, plus de compétitivité, plus de marges pour les entreprises, plus de pouvoir d'achat pour les salariés», a lancé le président de la République dès le début de l'émission, jurant qu'il réformera «tous les jours de (son) mandat». Vantant le pacte de responsabilité, il a noté qu'en 2015 «nous avons créé 100.000 emplois nets». «Pour la première fois en cinq ans, l'économie française a créé davantage d'emplois qu'elle n'en a supprimés», a-t-il poursuivi même s'il a reconnu, «qu'en France, nous créons moins d'emplois que dans certains pays» selon le Figaro.

    ● Macron est «sous mon autorité»

    Revenant sur les récentes sorties d'Emmanuel Macron, qui a lancé son mouvement transpartisan En marche! cette semaine, François Hollande a déclaré: «Je ne vais pas l'empêcher de s'adresser aux Français, chercher des idées nouvelles, et convaincre». Annonçant qu'il se prononcerait sur son éventuelle candidature pour 2017 «à la fin de l'année», le locataire de l'Élysée a tenu à calmer les ambitions prêtées au benjamin du gouvernement: «Il doit être dans l'équipe, sous mon autorité». De même, il a loué une relation «non pas simplement hiérarchique - il sait ce qu'il me doit -, (mais qui relève de la) loyauté personnelle et politique» entre eux.

    ● La loi El Khomri «ne sera pas retirée»

    Face au mouvement Nuit debout contre la loi El Khomri, le chef de l'Etat a jugé «légitime» que la jeunesse «veuille s'exprimer». Ajoutant: «La jeunesse n'est jamais satisfaite et elle a raison de ne pas l'être. Moi, je ne vais pas me plaindre qu'une partie de la jeunesse veuille inventer le monde de demain plutôt que de regarder avec nostalgie le monde d'hier». Toutefois, la loi travail «ne sera pas retirée, mais qu'il y ait des corrections, qu'il y ait des discussions avec les organisations syndicales - en tout cas celles qui maintenant comprennent le sens et même appuient cette réforme -, oui», a-t-il affirmé.

    La meilleure protection d'un salarié, c'est qu'il soit salarié» souligne François Hollande
    «Ce que je recherche c'est l'équilibre» entre le chef d'entreprise et le salarié, dit le chef de l'Etat, en recherchant des règles communes.

    ● «Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse»

    «Je ne renie rien de ce que j'ai dit au Bourget. Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse» a indiqué le chef de l'Etat. «Et donc sur cette exigence que la jeunesse a de vivre mieux que la génération précédente». Le président a déroulé ses réalisations, notamment sur les bourses étudiantes et la garantie locative. Et de concéder: «C'est vrai, ce n'est pas le rêve (...) J'espère pouvoir vous convaincre».

    ● Des regrets sur la déchéance de nationalité

    François Hollande est revenu sur l'échec de la constitutionalisation de la déchéance de nationalité. «J'ai ressenti le besoin d'une réponse, d'une mesure symbolique», a rappelé le chef de l'Etat en se remémorant des scènes dont il a été témoin le 13 novembre dernier. «Quand j'ai dit que ces individus ne méritaient pas d'être Français au Congrès, tout le monde s'est levé», a-t-il poursuivi avant de regretter que «les calculs politiques» se sont «mêlés» au débat. Pour le président de la République, «si le texte avait été soumis au Parlement dans les semaines qui ont suivi ce discours, ce texte aurait été adopté».

    ● Pas de loi sur le voile à l'université

    «Il n'y aura pas d'interdiction dans l'université», a fermement lancé François Hollande. Réagissant à la sortie de son premier ministre, Manuel Valls, qui a estimé cette semaine qu'il «faudrait» légiférer dans ce sens, le chef de l'État s'est montré catégorique, rappelant que la fac était «un lieu de liberté, avec des règles qui ont toujours été celles de la liberté syndicale, la liberté politique, et la liberté religieuse». Le président a par ailleurs confié qu'il «regrettait» de n'avoir pas voté la loi sur l'interdiction de la burqa en 2010.

    ● Sur la montée du FN: «je suis responsable»

    Interrogé sur la montée du FN, François Hollande a assuré: «Je considère que je suis responsable», avant de préciser que la montée de l'extrême droite était un phénomène européen. «Il faut faire attention à pas prendre un médecin qui puisse tuer le malade», a prévenu le chef de l'État. «La colère, je l'entends. (...) La solution qui consisterait à fermer les frontières, à sortir de l'euro, de la mondialisation, à être un pays qui n'ait plus d'images, d'idéal, elle n'est pas bonne.»

    ● La réduction de la part du nucléaire confirmée

    S'il a rappelé n'avoir «jamais proposé l'arrêt du nucléaire», le chef de l'État a confirmé sa promesse de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production de l'électricité en 2025. Soulignant que la loi de transition énergétique de 2015 avait entériné cet engagement, il a prévenu que ce processus se ferait «étape par étape». «D'ores et déjà - j'avais fait cette promesse - nous allons fermer Fessenheim (à partir de 2019). Et ce sera à EDF, (puis à) l'Autorité de sûreté nucléaire, de nous dire quelles sont les centrales qui devront être fermées», a-t-il par ailleurs déclaré.

    Vidéo du 14 avril 2016: Dialogues citoyens, avec François Hollande 14 avril 2016

    L'intervention de François Hollande critiquée par tout le monde (sauf le PS)

    Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS : « @fhollande debout dans la nuée des critiques » rapporte 20 minutes.

    Bruno Le Roux, chef de file des députés PS : « Ce dialogue direct entre le président et les Français a été un rendez-vous essentiel pour balayer les caricatures et mesurer l’importance de ce qui a été accompli depuis le début du quinquennat. » 

    Groupe des sénateurs Les Républicains : « Ce soir, François Hollande a pataugé sur tous les sujets. Sur l’emploi, il n’a pas su sortir de ces contradictions et n’a offert aucune perspective aux Français. Sur la formation et l’éducation rien de nouveau. Sur l’énergie il est resté flou et a repoussé les décisions à 2019 (…) Aucun souffle, aucune énergie, les mois qui viennent vont être très longs pour les Français. » 

    Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite « C’était courageux de sa part de s’exposer ainsi, dans l’état de faiblesse politique où il se trouve. A aucun moment il n’a su trouver, selon moi, la réponse qui fait mouche. (…) Le seul moment où ça passait, c’était à l’extrême fin quand, le métier politique aidant, il a fait jouer la corde sensible. Mais au total, ce qui se dégageait de ces deux heures d’émission pour le téléspectateur, c’était un profond sentiment de scepticisme ». 

    Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche : « François Hollande a, ce soir, versé dans un exercice irréel. Niant la réalité économique du pays, il a cédé dans l’auto-satisfaction en dressant un bilan globalement positif de sa politique économique (…) Hollande comptait sur ce dialogue pseudo-citoyen pour rassurer les français. Mal à l’aise il a fait un bide. Il y a un encore peu, une intervention présidentielle était un événement, Hollande a réussi à en faire un repoussoir. Comme son bilan. » 

    Marine Le Pen, présidente du Front national : "Nous voilà ce soir face à un nouveau grand ratage présidentiel qui en aucun cas ne redonnera espoir aux Français. Ratage sur le fond puisqu’aucune réponse concrète n’a été donnée à ses interlocuteurs, et qu’aucune annonce susceptible de sortir la France et les Français de l’ornière n’a été faite. Sur tous les sujets, François Hollande s’est contenté d’une laborieuse justification de sa politique. Et au final, il s’est limité à un long plaidoyer de son inaction (…) Le président de la République en France, qu’il soit LR ou PS, n’a en réalité plus les manettes, il n’a plus la capacité d’agir sur rien. 

    Christian Paul, chef de file des socialistes frondeurs : « D’accord ou pas avec eux, les citoyens ont exercé le droit d’inventaire. Le Président peine à convaincre. Le temps perdu ne se rattrape pas ».

    Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France : « Ce soir, sur France 2, deux mondes se sont opposés : d’un côté celui de Français, lucides, courageux, réalistes sur leurs souffrances et les faiblesses du pays. De l’autre, celui d’un président hors-sol, déconnecté des réalités, incapable de répondre à la colère de nos concitoyens. Deux mondes qui semblent ce soir irréconciliables tant François Hollande passe à côté des enjeux du pays »

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