• Hollande: présider "jusqu'au bout", sans "calcul" pour 2017

    Hollande: présider "jusqu'au bout", sans "calcul" pour 2017

    CategoriesHollande: présider "jusqu'au bout", sans "calcul" pour 2017. Sur TF1 et France 2, le chef de l'Etat socialiste s'est défendu de tout "calcul" politicien, répétant qu'il devrait avoir des "résultats" pour briguer un second mandat selon Sputnik News. A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, François Hollande a effectué un certain remaniement du gouvernement de Manuel Valls en y incluant notamment l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault au poste de chef de diplomatie, trois écologistes et le président du Parti radical de gauche, rapportent les agences internationales.

    C'est un gouvernement qui doit agir, réformer, avancer", a déclaré le président de la République, soulignant que ce gouvernement avait été "élargi" avec l'entrée d'écologistes, dont il a dit avoir "toujours" souhaité le retour, et du patron du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet.

    Dans cette équipe de 38 membres — 18 ministres et 20 secrétaires d'Etat — les ministères de l'Economie, des Finances, de la Défense et de l'Intérieur ne changent pas de gestionnaire, signe d'un souci de stabilité dans une période marquée par les menaces d'attentat et un chômage record. 

    M.Hollande s'est défendu d'avoir eu pour objectif dans ce remaniement de renforcer sa position pour l'élection présidentielle de 2017.

    "Nous sommes à 14 mois de l'élection présidentielle et je vais déjà me mettre en campagne alors que je n'ai pas encore fait tout ce que j'avais à faire?", s'est-il interrogé. 

    A cette occasion, le chef de l'Etat a réitéré son objectif de faire notamment baisser la courbe du chômage, dont il a fait une condition d'une éventuelle nouvelle candidature.

    "Il faut avoir des résultats. Donc ce n'est pas être candidat pour être candidat, ça n'a pas de sens. Il faut être président. Je serai pleinement président jusqu'au bout, pour agir pour le pays", a proclamé le président.

    Le retour de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, des ministre et secrétaires d'Etat écologistes dans le nouveau gouvernement : François Hollande a voulu expliquer la politique qu'il va mener à un an de l'élection présidentielle, après le remaniement du gouvernement de Manuel Valls, jeudi 11 février selon France TV.

    Je ne veux pas "entrer dans le débat des primaires"

    Débutant son intervention face aux journalistes de France 2 et de TF1 depuis le Palais de l'Elysée, le président de la République a annoncé son souhait que soit organisé d'ici au mois d'octobre "un référendum local" sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour sortir du "blocage" sur ce dossier.

    Baisse immédiate des cotisations sociales pour "l'ensemble des agriculteurs", arrêt des "actions russes" soutenant Bachar Al-Assad, François Hollande a balayé les sujets du moment, insistant en fin d'interview sur le fait qu'il ne veut pas "entrer dans le débat des primaires" et qu'il prendra sa décision "le moment venu". Voici l'intégralité de l'intervention.

    Les doutes des hollandais sur une candidature de Hollande en 2017

    Dans le cercle des hollandais, certains émettent l'hypothèse d'une absence du président sortant dans la course présidentielle. Le débat sur la déchéance de nationalité aurait changé «beaucoup de choses» rapporte Emmanuel Galiero le journal  le Figaro.

    Et si François Hollande renonçait à se présenter à l'élection présidentielle en 2017? Depuis quelques temps, des proches du président commencent à s'interroger. Des résultats économiques qui tardent à apparaître, des chiffres du chômage en berne, une cote de popularité au plus bas à quinze mois de l'échéance et surtout, un débat interminable sur la déchéance de nationalité vu comme une «erreur tactique» du président, sans doute aveuglé par le consensus de façade du Congrès de Versailles, le 16 novembre.

    «Le sujet a clivé très fortement. Il a braqué une bonne partie de la gauche: les frondeurs, les aubrystes, les écologistes… Il faut donc sortir de cette situation car ce débat nous pourrit la vie», s'inquiète un fidèle de François Hollande, qui fut pourtant parmi les plus fervents partisans de sa présence sur la ligne de départ. Le remaniement est vu comme une solution pour mettre un terme à cette spirale infernale qui menace de se poursuivre en cas de rejet de la révision constitutionnelle par le Sénat.

    Au-delà de la déchéance de nationalité, la situation est jugée de plus en plus compliquée pour l'hôte de l'Élysée car la liste des fissures s'est allongée de manière inquiétante. «François Hollande ne laisse rien paraître. Il est toujours souriant, il affiche un calme et une sérénité stables», confie ce proche du président qui n'ignore pas une certaine capacité de dissimulation liée à la fonction. Si les premiers effets positifs d'un éventuel retournement de la situation économique ont un impact sur l'opinion, celui-ci ne sera visible qu'au début de l'année 2017.

    «Trop tard»

    «À ce moment-là, ce sera sans doute trop tard pour la campagne. Indiscutablement, cela sera difficile et compliqué», confie, dépité, ce partisan du président, peu rassuré par les sondages où Hollande est évalué «très bas». Désormais, les hollandais voient «toutes les options ouvertes» pour le chef de l'État. Ils pensent que le Parti socialiste, sous la houlette de son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, a tout mis en place pour permettre au président sortant de se représenter s'il le décide, mais certains lâchent des confidences inédites.

    Selon eux, la déchéance de la nationalité «a changé beaucoup de choses» et François Hollande «n'a pas définitivement arrêté l'idée» de se représenter à la présidentielle. «Il n'a pas tranché, ajoutent-ils, il regardera la situation en octobre. Une chose est sûre: aujourd'hui, il n'a aucune chance d'être au second tour. Et dans ce cas, il est peu probable qu'il se représente. Ne pas atteindre ce second tour serait une catastrophe pour un président sortant. Il ne prendra pas un tel risque parce qu'il ne voudra pas terminer sur une fausse note. Il préférera laisser une bonne image, dans deux ou trois ans, celle d'un responsable politique qui aura fait le sale boulot.»

    En cas de retrait de François Hollande, les mêmes «hollandais» n'excluent pas un départ de Manuel Valls de Matignon en septembre-octobre pour préparer sa propre candidature à la présidentielle. Serait-il alors soutenu par le PS? «En 2006, les socialistes ne voulaient pas de Ségolène Royal. Tout le monde était contre elle. Mais les sondages la donnaient tellement forte face à Nicolas Sarkozy, qu'une majorité de socialistes a fini par voter pour elle. Souvent les sondages décident», soupire-t-on.

    Illustration © Capture d’écran vidéo France TV

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