• Jean-Luc Mélenchon appelle les forces de l'ordre à fraterniser avec les manifestants contre la loi travail

    Jean-Luc Mélenchon appelle les forces de l'ordre à fraterniser avec les manifestants contre la loi travail

    CategoriesJean-Luc Mélenchon appelle les forces de l'ordre à fraterniser avec les manifestants contre la loi travail. L'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche à ne pas laisser "la violence détruire le mouvement social" contre la loi travail.

    Le candidat à l’Élysée a appelé les forces de l'ordre à faire cause commune avec les manifestants contre la loi travail. "Il y a quelques mois le peuple vous serrait les mains, vous remerciait et vous présentait des condoléances après les attentats contre Charlie Hebdo ou ceux de la nuit du 13 novembre. Ce capital de confiance et de respect ne doit pas être dispersé au fil des lacrymos et des charges contre un mouvement social populaire", a plaidé Jean-Luc Mélenchon dans un texte paru sur sa page Facebook dimanche 10 avril. "S'il le faut, fraternisez avec vos concitoyens qui se battent aussi pour vous plutôt que d'accomplir des ordres injustes ou dangereux".

    La journée de mobilisation de samedi 9 avril contre la loi travail a été émaillée de violences à Paris notamment. De bon enfant au départ, la situation s'est tendue, quelques dizaines de personnes jetant des projectiles sur le commissariat du XIe arrondissement, action visiblement désapprouvée par la plupart des manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP. Plus tard, après la dispersion, une dizaine de vitrines de banques ou d'assureurs ont été brisées à coups de pied ou de barre de fer par des casseurs visage masqué. Dix personnes ont été interpellées après des heurts en marge du cortège de l'après-midi, ou trois policiers ont été légèrement blessés.

    "Ne tombons pas dans le face-à-face de la violence qu’organisent les décisions de Valls et de Hollande", a exhorté Jean-Luc Mélenchon au lendemain des incidents "J’ai déjà assez vécu pour savoir comment tombent un Malik Oussekine ou un Rémy Fraisse", a mis en garde l'eurodéputé Front de Gauche, rappelant la mort d'un étudiant à Paris lors des manifestations anti-loi Devaquet en décembre 1986 et celle d'un militant écologiste tué par un tir de grenade offensive de la gendarmerie à Sivens dans le Tarn en octobre 2014.

    Des incidents ont aussi touché la "Nuit debout" de Paris dans la nuit de samedi et dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls dans l'est parisien. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités. Place de la République, l'un des membres du mouvement citoyen soufflait "ces gars-là, ils n'ont rien à voir avec nous".

    "Tant que c’était bon enfant on pouvait tolérer", a estimé lundi le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadelis. "Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (...) si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer" a-t-il ajouté. Chez Les Républicains, François Fillon s'est dit "choqué" que la "Nuit debout" soit toléré en plein état d'urgence.

    À l'inverse, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a estimé, dimanche, que les "jeunes bienveillants, qui sont réunis au sein du mouvement 'Nuit debout' doivent être respectés". "Il ne faut pas tout mélanger. Il y a une partie de jeunes qui viennent pour casser, ceux-là ils n'ont rien à faire place de la République", a déclaré la ministre au "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI. Le chef des file des députés socialistes Bruno Le Roux s'est aussi prononcé contre l'interdiction du mouvement pour pour l'instauration d'un "dialogue". Avec "l'état d'urgence, nous voulons assurer la sécurité des Français et, dans le même temps, permettre l'expression démocratique de tout ce qui se fait notre pays", a-t-il dit.

    Chaque nuit depuis la journée de mobilisation du 31 mars contre le projet de réforme contesté du code du travail, des manifestants, souvent par milliers, se retrouvent à République dans le cadre de ce mouvement citoyen qui dépasse largement l'opposition à la loi El Khomri. Le mouvement s'est étendu à une soixantaine de villes en France.

    Les manifestants de la place de la République ont été évacués et leur camp démantelé dans le calme lundi à l'aube par les forces de l'ordre, avant de recevoir l'autorisation de reprendre le mouvement ce lundi soir.

    Jean-Luc Mélenchon a affiché son soutien au mouvement la semaine dernière en se défendant de toute récupération. "Je suis enchanté par ce qui se passe. C'est le mouvement du peuple", a-t-il dit le 7 avril. "J'y suis allé, il n'y a aucune difficulté. Il ne faut pas que qui que ce soit vienne avec ses drapeaux parce qu'il faut à tout prix aider ce mouvement à se fortifier. Et pour qu'il se fortifie, il ne faut pas qu'il y ait d'allégeance politicienne", dit-il.

    Illustration Pierre-Selim. Ce contenu est librement disponible sous les termes juridiques simples  Sans langue de bois

    Source URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « L'Etat-major russe accuse la Turquie Ankara arme toujours al-NosraRestructuration de la dette publique un débat doit avoir lieu »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,