• Kermesse du G7. Chauvinisme de la prospérité contre misère du monde.

    G7

    CategoriesKermesse du G7. Chauvinisme de la prospérité contre misère du monde. A quoi sert un G 7 serions-nous tentés de dire? Le G7 était à l’origine un G6 créé en 1975; il regroupait la France, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni.

    Ensuite, le Canada en 1976 (G7). En 1998, on offre une place à la Russie (G8). En 1999, 11 pays ont été invités: l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et la Turquie. Et l’Union européenne. Le G20 représentait en 2015, 85% du PIB mondial et deux-tiers de la population de la planète. De ces 20 pays est né le BRICs. En 2013 on exclut la Russie du G8 devenue G7

    Le G7, sommet de l’hypocrisie occidentale

    Pour Thierry Meyssan auteur d’un article sur l’hypocrisie occidentale :

    « l’histoire du G7 reflète l’évolution des relations internationales. Durant la Guerre froide, c’était un club de chefs d’État et de gouvernement qui se réunissaient discrètement pour apprendre à travailler ensemble. Après l’effondrement de l’Union Soviétique, il se transforma en sommet des grands de ce monde qui entendaient le régenter en dehors des Nations Unies. (…) Les réunions du G7, qui étaient originellement de simples conversations à bâtons rompus entre leaders occidentaux, ont ambitionné de se transformer en gouvernement mondial, avant de sombrer et de devenir un training de communication. Le sommet d’Ise-Shima a passé en revue les principaux problèmes du monde définissant, pour chacun d’entre eux, les éléments de langage à employer. (…) En 2000, le G8 soutint la proposition de Paul Wolfowitz et de la Banque mondiale d’annuler la dette des pays les plus pauvres. Il y avait cependant une petite condition : ils devaient libéraliser totalement leur économie, de sorte que les multinationales puissent les piller sans restriction. Sur 62 pays concernés, seuls 9 États acceptèrent ce marché de dupes » (1).

    « Mais en 2013 les choses tournèrent au vinaigre: Vladimir Poutine était de retour au Kremlin et les Occidentaux venaient de relancer la guerre contre la Syrie malgré les engagements négociés par Kofi Annan et confirmés par le Communiqué de Genève. Le sommet de Lough Erne se transforma en affrontement à 1 contre 7.   (…) Sur les 9 membres officiels du G7, 2 ont une double voix: les États-Unis peuvent compter sur le président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui a dû démissionner de ses fonctions de Premier ministre après que l’on eut révélé son appartenance au Gladio (service secret de l’Otan). L’Allemagne, quant à elle, s’appuie sur le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, dont la famille est liée depuis le début de la Guerre froide à celle des Merkel (..) Désormais, le G7 est une simple rencontre de formatage. Les États-Unis et l’Allemagne indiquent des éléments de langage que leurs vassaux sont priés d’adopter. (…)  Un petit enfant comprend sans difficulté que ces « grandes personnes », en affirmant que leur priorité est la croissance économique globale, se moquent des idéaux et des objectifs qu’ils affichent » (1).

    Pour rappel, la Russie est exclue depuis 2014, sanctionnée. Pourtant, il n’y a pas eu de coup de force russe en Crimée, comme il y a eu une intervention militaire de l’Otan au Kosovo. Les citoyens de Crimée ont voté démocratiquement leur rattachement à la Russie. On aurait pensé que depuis, ce sera au G7 à se réunir. Eh bien non! On se replie d’une façon chauvine sur le coeur. Les dirigeants du G7 ont entamé au Japon un sommet à l’ordre du jour chargé, entre les défis posés par une croissance mondiale atone, la lutte contre le terrorisme, les revendications maritimes disputées de la Chine ou les migrations. Les sept pays se sont engagés à éviter toute dévaluation compétitive de leur devise, en mettant en garde contre les mouvements de change incontrôlés. Les chefs d’Etat et de gouvernement promettent en outre de tout faire pour que l’accord de Paris sur le climat entre en vigueur avant la fin de l’année. En fait et comme on le dit trivialement, cela ne mange pas de pain. On se retrouve entre gens de bonnes questions qui sont au préalable d’accord sur tout.

    Comme l’écrivent Marc Semo et Phillipe Mesmer: «Ces réunions sont l’occasion d’échanges d’autant plus libres qu’il n’y a pas de décision à prendre», explique un haut diplomate français. «Depuis le départ de la Russie, les participants sont à peu près d’accord sur tout, notamment en matière de politique étrangère. Et comment évoquer les questions économiques, alors que les grands émergents, à commencer par la Chine et l’Inde, n’en font pas partie?»(2)

    La Chine dans le collimateur

    La Russie que le G7 croit avoir terrassé, notamment en intimant l’ordre à l’Europe de la boycotter en vain, se rebiffe. C’est en fait Poutine qui vient de décider que le contre-embargo qu’il a mis en place est prorogé jusqu’à fin 2017. C’est le même Poutine qui signe un accord avec la Grèce au grand dam du FMI et de l’Union européenne, exception faite de l’Allemagne qui n’a jamais arrêté sa coopération, contrairement à la France qui ne sait pas revenir dans les bonnes grâces du Kremlin, elle qui voulait punir la Russie pour cause d’Ukraine. Dans le même ordre ce qui arrive au Brésil est une tragédie, c’est dit-on un coup d’Etat réalisé par des députés dont les préférences vont au grand capital. Il est à craindre que les coups de boutoir contre les membres du Brics à terme fragiliseront cette aspiration au monde multipolaire.

    «La Chine est absente du G7, mais l’ombre de la deuxième économie mondiale plane sur les discussions, Barack Obama rappelant que doivent prévaloir la ‘liberté de navigation et la résolution pacifique des différends”. En cause notamment, la situation en mer de Chine orientale où Pékin et Tokyo se disputent âprement la souveraineté de territoires inhabités. Pékin revendique aussi la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, au grand dam d’autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.»(2)

    «Et comment évoquer les questions économiques, alors que les grands émergents, à commencer par la Chine et l’Inde, n’en font pas partie? C’est la raison pour laquelle fut créé, lors de la crise financière de 2008.» Ces sommets, qui sont des lieux de concertation plus que de décision, où les représentants des grandes puissances se retrouvent entre eux, sont devenus l’archétype de la diplomatie de connivence», relève pour sa part Bertrand Badie, professeur à Sciences Po Paris. Le G7, donc, se cherche. Le sujet le plus important pour Tokyo reste la sécurité en Asie. Pour cela, le Japon et ses partenaires devraient aborder les programmes nucléaire et de développement de missiles de la Corée du Nord. Ils devraient aussi rappeler l’importance du respect du droit, notamment pour la circulation maritime et aérienne. Ce point cible indirectement la Chine, critiquée pour ses agissements en mers de Chine méridionale et orientale, qui suscite des tensions avec les pays voisins.» (3)

    C’est maintenant la Chine qui est dans le collimateur! «Dans un jeu à peine dissimulé, les dirigeants des pays du G7 ont souvent évoqué la Chine, sans toutefois la citer. Les échanges ont notamment porté sur la liberté de navigation en mers de Chine méridionale et orientale, un point directement lié aux tensions territoriales avec Pékin. Les chefs d’Etat et de gouvernement disent leur inquiétude quant à la situation en mer de Chine méridionale, où la Chine a poldérisé ces deux dernières années des récifs, et insistent sur «l’importance fondamentale d’une gestion et d’un règlement pacifiques des contentieux». (4)

    La réalité de la richesse qui n’explique pas l’ostracisme

    Evaluant la force de chacun Alexeï Pouchkov, président de la commission des Affaires internationales de la Douma écrivait en 2015: «En 2014, le produit intérieur brut cumulé des pays du groupe BRICS a atteint 30%. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le PIB global du BRICS s’élève à 32 500 milliards de dollars et celui du G7 à 34 700 milliards de dollars. Vu le fait que les pays du Brics accusent dans leur majorité un rythme de croissance plus élevé que les Etats du G7, on peut supposer que d’ici deux à trois ans leur PIB global surpassera celui du G7.» (5)

    De la même façon que le G7 se réunit, les pays du BRICS EN font de même, mais qui en parle dans la presse main stream? La contribution suivante met en perspective le dilemme de l’humanité: «Les deux paradigmes posés à l’humanité ont été clairement affichés hier, le premier Forum parlementaire des nations BRICS réunis à Moscou, tandis que les «États défaillants» du G7 se sont réunis en Bavière. Valentina Matvienko, a écrit un article pour Tass: «Alors que Obama a dit à la presse au clown spectacle du G7 que la Russie continue d’être ‘isolé” de la communauté internationale, et que leur économie est en récession en raison des sanctions occidentales, Matvienko a écrit: «La condamnation par les pays Brics de la politique de sanctions contre la Russie, notre présidence du BRICS, la tenue du sommet BRICS sur notre territoire sont une démonstration convaincante d’un échec des plans visant à isoler la Russie de la communauté internationale.»  (5)

    Dans L’article, intitulé: «BRICS: grandes lignes d’un ordre mondial équitable», on lit:

    «Les BRICS ont émergé comme Un certain format de la coopération entre les cinq pays ayant un programme commun… (y compris)… la défense de leur souveraineté, la protection et la promotion de leurs intérêts nationaux sur la base des principes d’égalité, de non-ingérence dans les uns des autres des affaires intérieures, la non-acceptation d’un monde unipolaire…en poursuivant une politique indépendante sur la scène internationale, en rejetant toute tentative de pression à l’extérieur.» En outre, le journal RT a publié un article par le journaliste irlandais Bryan MacDonald qui a souligné que le G7 représente maintenant «un simple 32% de la tarte du PIB mondial, et est maintenant chemin passé sa date de vente par. «Compte tenu de la réalité du Brics nations, il a écrit que si le G7 était basé sur la force économique des nations, «Il serait composé des États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie, l’Allemagne et le Brésil. Cette gamme aurait une influence remarquable. Les membres se vantaient 53% de l’ensemble du PIB de la planète et trois véritables superpuissances militaires de la planète seraient représentées.» (6)

    Les résolutions

    Plusieurs résolutions ont eu trait à tout ce qui se passe dans la planète et qui  intéresse les membres du G7 dans leur stratégie de main-mise sur le destin des peuples. Parmi les résolutions celle concernant l’Iran est hypocrite : Thierry Meyssan nous en parle :

    « Avec aplomb, le G7 se félicite de l’accord 5+1 conclu il y a un an avec l’Iran. Or, celui-ci prévoyait la levée des sanctions états-uniennes, européennes et internationales, ce qui aurait dû permettre à l’Iran de jouir à nouveau de 150 milliards de dollars bloqués un peu partout dans le monde. Cependant, si de petits pays ont effectivement débloqué les fonds qu’ils avaient été contraints de geler —par exemple, la Suisse pour 12 millions de dollars—, l’Iran n’a toujours pas vu la couleur du moindre centime bloqué aux États-Unis ou dans l’Union européenne. Pire, alors qu’officiellement Washington venait de faire semblant de débloquer 450 millions de dollars, ils ont immédiatement été placés sous séquestre par un juge états-unien « indépendant » au motif de dédommager les victimes des attentats du 11-Septembre dont les États-Unis n’avaient jamais accusé l’Iran durant les 15 dernières années.  (…) Le G7 poursuit en condamnant les recherches iraniennes en matière de missiles qui contreviendraient à la résolution 2231. Or, cette résolution n’aborde pas cette question. L’ambassadrice Samatha Power avait d’ailleurs rappelé lors du débat au Conseil de sécurité que l’Iran devrait non seulement se conformer à la résolution mais aussi appliquer d’autres règles internationales en matière de missiles balistiques »  (1)

    S’agissant de la Russie, :

    « Le G7 réaffirme l’obligation de respecter « la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance » de l’Ukraine. Puis, il condamne l’annexion illégale de la Crimée par la Russie. C’est un exemple de plus de l’hypocrisie occidentale. Car, ce sont les membres du G7 qui ont organisé le coup d’État à Kiev (…) On observera juste une phrase critiquant la corruption du gouvernement ukrainien , signe que les membres du G7 sont bien encombrés par leur nouvel allié ».(1)

    Le Brexit: une ingérence intolérable

    Si les Britanniques votent pour la sortie de leur pays de l’Union européenne, l’économie mondiale en pâtira, ont averti les dirigeants du G7. Un Brexit serait une menace sérieuse pour l’économie mondiale, ont averti les dirigeants du G7 dans une déclaration commune diffusée le 27 mai, relate The Guardian. Une sortie du Royaume-Uni de l’UE serait une menace sérieuse pour la croissance.Angela Merkel aurait dit: «Toutes les personnes ici présentes souhaitent que la Grande-Bretagne continue à faire partie de l’UE.» La déclaration est considérée comme un soutien pour la campagne anti-Brexit, et du même coup c’est une ingérence dans les affaires internes du peuple anglais qui ne s’appartient plus.(7).

    La tragédie des migrants

    La crise des migrants à laquelle fait face l’Europe est un problème «mondial» qui doit être traité à l’échelle «mondiale», ont jugé les dirigeants du G7. Le G7 reconnaît que les mouvements à grande échelle de migrants et de réfugiés représentent un défi mondial qui nécessite une réponse mondiale», selon la déclaration finale publiée à l’issue d’un sommet au Japon. «Nous nous engageons à augmenter l’aide mondiale pour répondre aux besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des autres personnes déplacées ainsi qu’à ceux des communautés hôtes», ont dit les dirigeants des sept pays industrialisés. «Le G7 encourage les institutions financières et les donateurs bilatéraux à renforcer leur aide financière et technique», dit le texte. En 2015, environ 1,3 million de migrants, dont bon nombre venus de pays déchirés par les conflits comme la Syrie et l’Irak, ont demandé l’asile à l’Union européenne, dont plus d’un tiers à l’Allemagne.»(8)

    Depuis le début de l’année, d’après l’Office des migrations internationales (OIM), environ 190.000 migrants sont arrivés en Europe par la mer, gagnant l’Italie, la Grèce, Chypre et l’Espagne. En 2015, environ 1,3 million de migrants ont demandé l’asile à l’Union européenne, dont plus d’un tiers à l’Allemagne.

    Souvenons-nous de la tragédie des migrants déjà en 2015 et les bonnes résolutions prises. Nous lisons dans la contribution suivante:

    «La crise des migrants à laquelle fait face l’Europe est un problème ´´mondial» qui doit être traité à léchelle «mondiale». Le G7 reconnaît que les mouvements à grande échelle de migrants et de réfugiés représentent un défi mondial qui nécessite une réponse mondiale», selon la déclaration finale publiée à l’issue d’un sommet au Japon. En 2015, environ 1,3 million de migrants, dont bon nombre venus de pays déchirés par les conflits comme la Syrie et l’Irak, ont demandé l’asile à l’Union européenne, dont plus d’un tiers à l’Allemagne. «Nous nous engageons à augmenter l’aide mondiale pour répondre aux besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des autres personnes déplacées ainsi quà ceux des communautés hôtes», ont dit les dirigeants des sept pays industrialisés.«Le G7 encourage les institutions financières et les donateurs bilatéraux à renforcer leur aide financière et technique», dit le texte.(9)

    Selon le Haut-Commissariat de l’ONU, quelque 972.000 personnes avaient traversé la mer Méditerranée en 2015 au péril de leur vie pour rejoindre l’Europe, des arrivées par la mer cinq fois plus nombreuses qu’en 2014. Depuis le début de la semaine, pas moins de 5000 personnes ont été secourues au large de la Libye, dont 562 ont été sauvées mercredi par la marine italienne après le naufrage spectaculaire de leur bateau. La presse européenne s’apitoie sur Favour une bébé malienne de 9 mois qui a perdu ses deux parents dans le naufrage. Ce bébé a eu plus de chance que Aylan el Kurdi vieux de trois ans. Personne ne parle de la tragédie de cette semaine qui a vu la mort d’une centaine de personnes du fait d’un chavirement d’une barque surchargée. Souvenons-nous qu’en 2015 le nombre de migrants qui seraient morts en Méditerranée avait avoisiné les 2000 sur les quatre premiers mois de l’année 2015. Soit environ 30 fois plus que durant la même période en 2014. L’année 2015 est plus meurtrière que la précédente (2014).

    Il faut dire que la fin récente de Mare Mostrum a considérablement diminué les moyens de l’Europe dans ce dossier.

    «Le projet Mare Nostrum, qui avait permis de sauver en mer environ 170.000 migrants, avait été mis en place par la seule Italie pour 9 millions d’euros par mois. Depuis le 1er novembre 2014, il a été remplacé par le programme européen Triton, qui n’investit que 3 millions d’euros, alors que 19 pays y participent» (…) Si l’agence Frontex a obtenu de Bruxelles une rallonge de 106 millions en 2015, cette somme reste en priorité destinée à la surveillance et non au sauvetage.» (10)

    On aurait pensé à une prise de conscience mondiale en dehors des voeux pieux et des larmes de crocodile. Même L’ONU avait accusé l’UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière» «Pour La responsable de la diplomatie de l’UE, l’Italienne Federica Mogherini «nous n’avons plus d’alibi. L’Union européenne n’a plus d’alibi, les Etats membres n’ont plus d’alibi, a-t-elle martelé en arrivant. Les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c’en est trop». «On a besoin de mesures immédiates de la part de l’UE et des Etats membres. Nous ferons tout pour empêcher que de nouvelles victimes meurent devant notre porte de la façon la plus cruelle, en Méditerranée», a de son côté promis Angela Merkel lors d’une table ronde avec des ONG à Berlin. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait  appelé l’Union européenne à soutenir davantage les efforts des pays riverains pour prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée. «La Méditerranée se transforme rapidement en une mer de souffrances pour des milliers de migrants», «l’Europe tourne le dos à certains des migrants les plus vulnérables dans le monde, et risque de transformer la Méditerranée en un vaste cimetière.» La Méditerranée, est devenue un naufrage des «valeurs autoproclamées» de l’Europe, l’indifférence européenne.

    L’hypocrisie du cimetière  pour les épaves

    C’était il y a un an mois pour mois! Selon l’ONU, 8 362 hommes, femmes et enfants sont morts en tentant de rejoindre l’Europe par la mer depuis 2014. Pour l’année 2016, ce chiffre atteint 1 370 personnes. Sans les 700 disparus de cette semaine.

    Depuis  l’année dernière rien de concret! Tragiquement rien!  Ou plutôt si ! un cimetière !! A défaut  donc de les sauver en les accueillant on donne hyprocritement de la dignité à leur mort:

    « Voir tous ces cercueils et tous ces gens sans nom, parce qu’ils ont été enterrés et continuent d’être enterrés avec un numéro, est inhumain. Nous devons leur donner de la dignité, au moins dans la mort. » Le village de Tarsia, dans la région italienne de Calabre, veut être la dernière demeure des hommes, femmes et enfants qui meurent noyés au large de l’Italie en tentant d’entrer en Europe.  Toutes ces personnes mortes au large de l’Italie sont enterrées dans divers cimetières du sud du pays, quand les corps ont pu être récupérés par les gardes-côtes. Ils sont alors numérotés, et un échantillon ADN est prélevé pour ceux qui n’ont aucun élément d’identification. Parfois, des familles entières meurent, et personne ne viendra reconnaître les corps. Le projet de cimetière d’un hectare coûterait 4,3 millions d’euros, et nécessite un cofinancement, qui se fait attendre » (11)

    Depuis Aylan, il y a eu Favour, il y a eu un autre bébé de quelques mois mort avec une  image insoutenable,  il y aura ad nauseam des épaves humaines sur des épaves dans l’indifférence de l’Occident qui a amené ces hères à venir tenter leur chance pour atteindre la forteresse Europe et en mourir en mer. Cette Europe qui n’arrête pas de donner des leçons au Monde…Cet Occident plus obnubilé par l’avoir a délaissé l’être.

    Le poète Louis Aragon constatait en son temps, le dérèglement éthique du monde, en proclamant son «  Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mutatis mutandis nous proclamons à sa suite, devant cette anomie du monde doublée d’un chauvinisme de la prospérité  des puissants, indifférents à la misère du monde et à ces morts sans sépulture : « Est-ce ainsi que les hommes meurent ? » La question reste posée.

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz

    1.Thierry Meyssan : http://reseauinternational.net

    2. http://tempsreel.nouvelobs.com

    3. http://www.lemonde.fr

    4. http://www.lemonde.fr

    5. Alexei Druzhinin https://fr.sputniknews.com

    6. https://larouchepac.com

    7. http://www.theguardian.com

    8. http://www.lefigaro.fr

    9. http://www.sitecommunistes.org/ch407g7.pdf

    10. http://www.jeuneafrique.com

    11. http://www.lemonde.fr


    Article de référence : http://www.lexpressiondz.com


    par le Professeur Chems Eddine Chitour

    Illustration aucun Copyright  Sans langue de bois

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