• La théorie du complot en action dans un rapport du Parlement européen?

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    CategoriesLa théorie du complot en action dans un rapport du Parlement européen? Un rapport particulier du Parlement européen en cours de préparation qui ciblerait la soi-disant propagande dans l’Union européenne semble être une initiative étrange qui est capable de nuire à la stabilité du continent selon Sputnik News. Dans le même temps, il s’agit peut-être d’une théorie du complot adoptée au niveau européen.

    Sophie Rauszer, responsable Europe au Parti de gauche et au Parti de gauche unitaire au Parlement européen, qui a pu consulter l'ébauche de ce rapport, s'exprime à ce sujet dans un entretien accordé à Sputnik. 

    Mme Rauszer explique que même le titre du rapport est particulier: il s'agit d'une nouvelle stratégie de l'Union européenne concernant la communication. L'UE cherche ainsi à attaquer tout ce qu'elle qualifie de propagande contre elle-même, exercée par des Etats étrangers. 

    "Le rapporteur est Madame Fotiga qui est une élue conservatrice polonaise. Ils sont en ce moment au Parlement européen en train de mener une fronde, des Polonais avec des élus européens des Etats baltes, une fronde dans leur obsession antirusse, vraiment on peut même parler de russophobie. Et donc, ce rapport, ça fait partie de cet esprit", souligne l'interlocutrice de Sputnik.

    Par ailleurs, le référendum, qui a été récemment tenu aux Pays-Bas sur l'accord d'association Ukraine-UE et qui a montré le refus de la population, a été également évoqué dans ce rapport. Mme Rauszer porte l'attention sur les propos scandaleux d'un journaliste européen qui avait vu une participation russe dans les résultats du référendum. 

    "Comme ça sans sources, on ne sait même pas d'où il (le journaliste, ndlr) sort ces informations qu'en fait, ils ont voté contre un accord de solidarité avec le peuple ukrainien vu qu'ils étaient mal guidés par la Russie", déclare Mme Rauszer. 

    L'interlocutrice de Sputnik souligne qu'avec les activités des élus polonais et baltes, l'esprit des grands groupes parlementaires au niveau européen et celui de la commission des Affaires étrangères sont en réalité antirusses.

    "Il n'y a que deux groupes parlementaires qui s'y opposent nettement — c'est celui de la Gauche unitaire européenne, pour laquelle je travaille, et l'ENF, le nouveau groupe créé par le Front national avec un député assez actif comme M.Schaffhauser", conclut Mme Rauszer.

    Un Français sur trois serait favorable à un Frexit. Si un référendum était organisé en France, un Français sur trois se prononcerait pour une sortie de l’UE. 66 % des sondés sont pour le maintien de la France au sein de l'Union européenne. 64 % des Français estiment qu’elle existera encore dans vingt ans selon Sputnik News.

    Selon le sondage Ifop pour le journal Causeur, un Français sur trois voterait en faveur d'une sortie de l'Union européenne si on décidait d'organiser un référendum portant sur le maintien de la France dans l'UE. Le profil de ce Français eurosceptique est le suivant: il a entre 25 et 64 ans, il n'appartient pas aux "catégories aisées", il est ouvrier plutôt que cadre supérieur, affiche sur son CV peu ou pas de diplômes, vit en province plutôt qu'à Paris et ne réside pas, en général, dans le quart nord-ouest de l'Hexagone. Politiquement, il se sent plus proche du Front national (78% de ses sympathisants seraient pour un Frexit) mais peut aussi se reconnaître dans les idéaux du Front de gauche. 

    Dans le même temps, 66 % des sondés sont pour le maintien de la France au sein de l'Union européenne. 64 % des Français estiment qu'elle existera encore dans vingt ans.

    "Notre sondage démontre finalement, à ceux qui en doutaient encore, que l'Europe n'a peut-être aujourd'hui plus que deux options: protéger enfin ses citoyens (du terrorisme, d'une immigration incontrôlée, de la désindustrialisation, du chômage, de la globalisation…) ou disparaître. Non pas d'un coup donc. Mais par lente dissolution dans le grand bain agité de l'Histoire", estime Causeur.

    D'après une autre étude récente dirigée par l'Université d'Édimbourg, plus d'un Français sur deux (53 %) souhaiterait pouvoir décider du destin de son pays au sein de l'UE à travers un référendum.

    Mené auprès de 8.000 électeurs à travers six pays de l'Union (Allemagne, Espagne, France, Irlande, Pologne et Suède), ce sondage, qui portait sur des questions liées au Brexit, demandait aux Européens s'ils voulaient un référendum identique à celui organisé par les Britanniques dans leur propre pays. Les Français ont été les seuls à le désirer majoritairement. Les Suédois arrivent derrière, avec 49%, devant les Espagnols (47%), les Allemands (45%), les Polonais (39%) et les Irlandais (38%).

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