• Les 110 erreurs de François Hollande…

    CategoriesLes 110 erreurs de François Hollande… Il faut » réformer » la France, aura clamé François Hollande tout au long de son quinquennat, en chœur avec ses différents Premiers ministres, ministres et secrétaires d’Etat successifs.

    Mais les dispositions législatives ou administratives prises, et qualifiées de » réformes « , ont été le plus souvent des changements en pire, des mesures purement comptables se terminant presque toujours par un recul des droits des citoyens et/ou une baisse du pouvoir d’achat des salariés et retraités…

    En 1988, une première formulation de la synthèse était popularisée par le président François Mitterrand, après sa réélection pour un second mandat. Ce fut alors le fameux  » Ni-ni  » qui définissait sa politique économique consistant à ne pas faire de nouvelles nationalisations tout en conservant celles déjà faites : ni nationalisation, ni privatisation.

    Aujourd’hui, la version du  » Ni-ni  » hollandais résume parfaitement la politique économique et sociale suivie depuis 2012 qui s’est traduite par la mise en œuvre d’une synthèse entre ni statu quo, ni changement profond. François Hollande aura proclamé son amour pour la  » réforme  » mais sera resté très éloigné de la signification de ce mot telle qu’elle est donnée par le Petit Larousse :  »  changement important, radical, en vue d’une amélioration « .

    Pourtant, les domaines où règnent archaïsme et injustice sociale ne manquent pas : institutions à caractère monarchique, mode d’élection anti-démocratique de l’Assemblée nationale et du Sénat, colossal mille-feuille administratif, escroquerie de la dette publique, chômage de masse, érosion du pouvoir d’achat des salariés et retraités, désengagement tous azimuts de l’Etat, fiscalité injuste, mode de financement archaïque de la Sécurité sociale, etc.

    Il aurait fallu engager, dès le début du quinquennat, des réformes dans tous ces domaines essentiels et bien d’autres encore afin de renouer avec la République, la démocratie et la justice sociale, en apportant des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de Français et leurs familles.

    Le vieux principe, rappelé naguère par Pierre Mendes France au début des années 80 – si les réformes essentielles ne sont pas faites dans les six premiers mois qui suivent l’installation d’un nouveau gouvernement, elles ne se font en général jamais – a été une nouvelle fois vérifié. Dès la fin de l’année 2012, il était clair que les réformes essentielles à mettre en œuvre étaient déjà enterrées.

    Mais si cette absence de vraies réformes résulte d’une politique assez conservatrice, elle s’explique aussi par un manque de préparation à l’exercice des responsabilités et une profonde méconnaissance des dossiers. L’incompétence aura marqué quasiment chaque action, chaque projet de loi, chaque déclaration de ministres ou secrétaires d’Etat. On n’aura jamais constaté autant d’incohérences, revirements, maladresses ou couacs gouvernementaux depuis le début de la 5ème République en 1958.

    François Hollande aurait pu écouter les conseils venant d’experts de la société civile mais il a préféré s’entourer de ses proches au sens idéologique du terme. Des projets à caractère souvent électoraliste ont été ainsi censurés par le Conseil constitutionnel comme la loi sur l’amnistie sociale ou l’imposition à 75% des revenus annuels dépassant un million d’euros. D’autres n’ont pas abouti comme l’état d’urgence ou la déchéance de nationalité que François Hollande avait décidé de faire entrer dans la Constitution.

    Mais c’est avant même son élection, lors du grand meeting de campagne, le 22 janvier 2012 au Bourget, que François Hollande commettait sa première grave erreur. Il était aux côtés de Yannick Noah, longtemps exilé fiscal en Suisse en tant que tennisman professionnel. Ce duo sur scène était d’autant plus étonnant que la gauche en général et le Parti socialiste en particulier n’ont jamais eu de mots assez durs pour les exilés fiscaux.

    En invitant Yannick Noah qui avait gagné 3 800 000 € en 2010 (10 410 € par jour) selon le magazine Challenges, François Hollande, l’homme qui n’aimait pas les riches, donnait ainsi un très mauvais signal sur la politique qu’il allait mener au cours de son quinquennat, notamment en matière fiscale. Et comme un nuage sombre s’avançant dans le ciel, cette première erreur annonçait l’orage qui allait suivre…

    Résumé :
     
    Les nombreuses erreurs de François Hollande et l’absence de réformes essentielles auront marqué un quinquennat parmi les plus incohérents depuis le début de la Ve République.

    Entre un chômage de masse qui s’est installé, une fiscalité des revenus très injuste, un millefeuille administratif d’un autre âge, une politique de l’environnement édulcorée, un européisme béat et une ouverture des frontières à une mondialisation qui met la France en concurrence sauvage avec des pays le plus souvent dépourvus de droits sociaux, François Hollande n’a pas été au rendez-vous du vrai changement.

    À propos de la situation du pays, le président de la République précisait sur France-Inter le 19 février 2016 : « Bien sûr que les conditions pour un nouveau 21 avril sont réunies. » La faute à qui ?

    Les « 60 engagements pour la France », annoncés pendant la campagne électorale, détaillés lors de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, touchaient à la croissance et l’emploi, les services publics, le logement,l’éducation, les institutions, la santé et la protection sociale,la finance, la sécurité et la justice, la fiscalité, l’immigration,l’international et l’égalité.

    Mais la plupart de ces engagements ont été vite oubliés, le mot « réforme » étant galvaudé par François Hollande, comme il l’a été par son prédécesseur et aujourd’hui par les journalistes des grands médias, les instituts de sondage ou les experts de tous bords. Les dispositions législatives ou administratives qualifiées de « réformes » ont été le plus souvent des changements en pire, des mesures purement comptables se terminant presque toujours par un recul des droits des citoyens et/ou une baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités.

    Changer les institutions de la 5ème République, modifier le mode d’élection des parlementaires, réduire le mille-feuille administratif, réformer l’impôt sur le revenu et la fiscalité locale, réduire la fiscalité indirecte, changer le mode de financement de la Sécurité sociale, rétablir les allocations familiales dès le 1er enfant, refondre l’indice officiel des prix à la consommation, etc., les domaines où règnent archaïsme et injustice sociale ne manquaient pourtant pas.

    Il aurait fallu engager, dès le début du quinquennat, de véritables réformes dans tous ces domaines et bien d’autres encore afin de renouer avec la République, la démocratie et la justice sociale,en apportant des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de Français et leurs familles.

    Il est important de se rappeler du constat, maintes fois vérifié par le passé, selon lequel si les réformes essentielles à mettre en oeuvre ne sont pas engagées dans les six premiers mois qui suivent l’installation d’un nouveau gouvernement,elles ne se font en général jamais. Cela s’est hélas confirmé pendant ce quinquennat où, dès la fin de l’année 2012, il était clair que les réformes nécessaires, notamment celle d’une grande réforme fiscale, étaient déjà enterrées.

    Des réformes non faites mais aussi des erreurs dues à un manque de préparation à l’exercice des responsabilités et une profonde méconnaissance des dossiers. L’incompétence a marqué quasiment chaque action, chaque projet de loi,chaque déclaration des ministres ou secrétaires d’Etat. On n’aura jamais constaté autant d’incohérences, revirements,maladresses ou couacs gouvernementaux depuis le début de la 5ème République. François Hollande aurait pu écouter les conseils venant des experts de la société civile mais il a préféré s’entourer de ses proches au sens idéologique du terme.

    Des projets à caractère souvent électoraliste se sont vus ainsi censurés par le Conseil constitutionnel comme la loi sur l’amnistie sociale ou l’imposition à 75 % des revenus
    annuels dépassant un million d’euros. D’autres n’ont pas abouti comme l’état d’urgence ou la déchéance de nationalité que François Hollande avait décidé de faire entrer dans la Constitution. Le 30 mars 2016, il abandonna ce projet. Ce fut sans doute le coup le plus dur porté à sa crédibilité et à sa légitimité. Bien sûr, on dira que par ce renoncement, il n’a fait que prendre acte des désaccords existants au sein de sa propre majorité et dans les rangs de l’opposition. Mais, ces désaccords étaient connus à l’avance et il ne pouvait les ignorer au moment même où il fit sa déclaration initiale devant le Congrès. D’autres enfin ont été renvoyés à plus tard tel le projet concernant les dotations aux collectivités locales. Voulant faire participer les collectivités à l’effort national pour réduire le déficit public, le gouvernement proposait que ces fameuses dotations diminuent de 11 milliards d’euros entre 2014 et 2017. Il n’en fallait pas plus pour mobiliser les élus et dénoncer ces coupes sauvages. A l’issue d’une réunion avec les ministres concernés, le Premier ministre finissait par annoncer aux députés socialistes que la réforme des dotations aux collectivités locales, qui devait entrer en vigueur en 2016,était reportée en 2017.

    Mais c’est avant même son élection, lors du grand meeting de campagne, le 22 janvier 2012 au Bourget, que François Hollande commettait sa première grave erreur. Il était aux côtés de Yannick Noah, longtemps exilé fiscal en Suisse en tant que tennisman professionnel. Ce duo sur scène était d’autant plus étonnant que la gauche en général et le Parti socialiste en particulier n’ont jamais eu de mots assez durs pour les exilés fiscaux. En invitant Yannick Noah qui avait gagné 3 800 000 € en 2010 (10 410 € par jour) selon le magazine Challenges, François Hollande, l’homme qui n’aimait pas les riches, donnait ainsi un mauvais signal sur la politique qu’il allait mener au cours de son quinquennat,notamment en matière fiscale.

    Comme un nuage sombre s’avançant dans le ciel, cette première erreur annonçait l’orage qui allait suivre. 110 erreurs au moins relatées dans ce livre mais leur nombre est en réalité bien supérieur…>  Un livre à lire avant l’échéance électorale 2017, histoire de prendre de la hauteur et de tout savoir du quinquennat :

     » Les 110 erreurs de François Hollande  » 

    – Auteur : Albert Ricchi
    – Parution : 7 octobre 2016
    – Essai (broché)
    – Format : 134 x 204 
    – 282 pages

    (en vente chez l’éditeur Editions Edilivre ou sur les sites Amazon et Fnac).

    par Albert Ricchi

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