• Les autorités turques ont interdit aux médias de couvrir l'attentat d'Ankara

    Les autorités turques ont interdit aux médias de couvrir l'attentat d'Ankara

    CategorieLes autorités turques ont interdit aux médias de couvrir l'attentat d'Ankara. Le conseil supérieur de la radio et de la télévision de Turquie a interdit la publication des photos et des vidéos liées à l'attentat à la voiture piégée contre un convoi militaire qui s'est produit le 17 février dans la capitale turque  rapporte Russia Today.

    «L'interdiction concerne la diffusion en direct d'images du lieu de l'attentat, d'animations sur le moment de l'explosion et de ses conséquences, victimes comprises», a déclaré à l'agence russe RIA Novosti un représentant du conseil.

    Les médias rapportent que l'interdiction s'étend également aux informations publiées par les journalistes sur les réseaux sociaux.

    Le 17 février au soir, un attentat à la voiture piégée contre un convoi militaire a fait au moins 18 morts et 45 blessés dans la capitale turque. D'après d'autres sources, le bilan pourrait s'élever à 21 morts.

    Le gouverneur d'Ankara a fait savoir que l'explosion s'était produite dans une rue, à proximité d'un foyer militaire dans le centre-ville. Il s'agit d'un quartier situé non loin du parlement turc et d'autres bâtiments administratifs.

    L'attentat à la voiture piégée fait au moins 18 morts et 45 blessés. L’explosion d’une voiture piégée a provoqué la mort de 18 personnes et en a blessé 45, selon un bilan provisoire selon les échos.

    Au moins 18 personnes ont été tuées et 45 autres blessées mercredi soir dans le centre d’Ankara lors d’un attentat à la voiture piégée visant des véhicules militaires, a déclaré le gouverneur de la capitale turque, Mehmet Ali Kiliçlar.

    L’attaque a visé des cars de l’armée près de la place centrale de Kizilay, a précisé le gouverneur. 

    L'explosion

    Quelques instants plus tard 

    Selon CNN Türk, l'explosion qui a été entendue dans tout Ankara, s’est déroulée à proximité de bâtiments officiels, dont le Parlement, plusieurs ministères, et l'état-major des armées. 

    Davutoğlu annule son voyage officiel

    Attendu à Bruxelles pour une visite officielle dès ce mercredi afin d'évoquer la crise des migrants, le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu a décidé d'annuler son voyage à la suite de cette attaque. 

    Sur ordre du Premier ministre, les médias du pays ont rapidement été interdits de couvrir cette attaque. En attendant une allocution du porte-parole du gouvernement prévue à 21h (heure locale), Ahmet Davutoğlu a convoqué une réunion d'urgence.

    Et pendant ce temps sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ont rapidement relayé le mot-dièse #Terörülanetliyoruz, pour « nous condamnons le terrorisme ». 

    Série d'attaques depuis l'été

    La Turquie est sur le qui-vive depuis une série d'attentats qui ont visé son territoire depuis l'été dernier, tous attribués par les autorités turques au groupe jihadiste de l'Etat islamique (EI). Le plus meurtrier, le 10 octobre dernier , avait tué 103 personnes devant la gare centrale d'Ankara alors qu'elles se rassemblaient pour participer à une manifestation.

    Le 16 janvier dernier, un autre attentat suicide , également attribué à l'EI par le gouvernement turc, avait visé un groupe de voyageurs allemands dans le quartier touristique de Sultanahmet à Istanbul, tuant dix d'entre eux.

    Depuis l'été dernier, la Turquie est également affectée par la reprise du conflit kurde . De violents affrontements opposent chaque jour les forces de sécurité aux partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est à majorité kurde du pays. Le PKK mène régulièrement des attaques contre des convois militaires. 

    Les attentats les plus meurtriers en Turquie depuis 10 ans

    14 jan 2016 : six personnes, dont trois enfants, sont tuées et 39 blessées dans un attentat à la voiture piégée visant le commissariat central de Cinar, à une trentaine de kilomètres de Diyarbakir, la grande ville du sud-est. Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) revendique l'attentat et s'excuse pour la mort des civils.

    12 jan 2016 : un attentat suicide à Sultanahmet, dans le coeur historique d'Istanbul, fait 11 morts parmi des touristes allemands et 16 blessés. L'attaque, attribuée au groupe Etat islamique (EI), est perpétrée sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, de hauts lieux touristiques de la plus grande ville du pays.

    10 oct 2015 : 103 personnes sont tuées et plus de 500 blessées dans un double attentat suicide devant la gare principale d'Ankara lors d'un rassemblement prokurde à Ankara.

    20 juil 2015 : un attentat à Suruç , près de la frontière syrienne, fait 34 morts et une centaine de blessés parmi de jeunes militants de la cause kurde. Il est attribué à l'EI.
    11 mai 2013 : un double attentat fait 52 morts à Reyhanli, grosse bourgade du sud de la Turquie près de la frontière syrienne.

    11 février 2013 : un attentat au poste-frontière de Civelgözü fait 17 morts.

    27 juil 2008 : deux attentats à la bombe font 17 morts et 115 blessés à Istanbul. Le PKK, principal groupe rebelle kurde, est désigné par les autorités.

    12 sept 2006 : l'explosion prématurée d'une bombe près d'un arrêt de bus du centre ville de Diyarbakir, tue 10 personnes, dont sept enfants. Les rebelles kurdes nient toute implication.

    Après l'attentat d'Ankara, l'aviation turque a bombardé des objectifs du PKK en Irak selon Russia Today. L'attentat meurtrier d’Ankara, qui a fait au moins 28 morts ce mercredi 17 février, a été commis par le PKK et une milice kurde de Syrie. Les autorités turques ont arrêté 9 personnes et mené des frappes contre des bases rebelles du PKK en Irak.

    Les bombardements turques de ce jeudi 18 février ont visé un groupe de 60 à 70 combattants du PKK, dont des officiers, dans le secteur d'Haftanin, non loin de la frontière syrienne. Ce camp est l'une des plus importantes bases arrières des rebelles kurdes dans les montagnes du nord de l'Irak.

    Depuis la reprise des combats entre les forces de sécurité turques et le PKK l'été dernier, les chasseurs turcs ont mené de nombreux raids contre ces camps. Les affrontements meurtriers ont repris après deux ans de cessez le feu entre les forces de sécurité turques et le PKK dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie.

    Ces combats ont fait voler en éclats les pourparlers de paix engagés par le gouvernement à l'automne 2012 pour tenter de mettre un terme au conflit kurde, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984. Le président Recep Tayyip Erdogan a promis ce mercredi soir une riposte à cette attaque en plein cœur de la capitale turque.

    L'attentat à la voiture piégée imputé au PKK et la milice kurde de Syrie, a été commis par un Syrien de 23 ans selon le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

    «Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG» (Unités de protection du peuple, milices kurdes de Syrie), a déclaré M. Davutoglu à la presse, ajoutant que la police avait déjà procédé à neuf interpellations dans le cadre de son enquête. «Le nom de l'auteur de l'attentat est Salih Necar. Il est né en 1992 dans la ville d'Amuda, dans le nord de la Syrie (...). L'organisation terroriste et les YPG ont conjointement commis cette attaque», a insisté le chef du gouvernement.

    Cependant, d'après l'agence de presse RIA Novosti, les leaders des kurdes syriens auraient affirmé que les kurdes syriens ne seraient pas liés à l'attentat d'Ankara de ce mercredi 17 février. Le PKK a démenti, par la voix d'un de ses dirigeants, Cemil Bayik, être à l'origine de l'attentat qui a frappé la capitale turque. «Nous ne savons pas qui l'a commis mais cela peut être une riposte aux massacres de la Turquie au Kurdistan», a dit le responsable du PKK, cité par l'agence prokurde Firat.

    En octobre dernier, Ankara avait déjà été touchée par deux fortes explosions qui s'étaient produites à un carrefour de la capitale. D’après les autorités turques, ces explosions perpétrées par deux kamikazes ont fait 97 morts et 186 blessés.

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