• Les hackers de «Fancy Bears» révèlent de nouveaux documents de l’AMA

    Les hackers de «Fancy Bears» révèlent de nouveaux documents de l’AMA

    CategoriesLes hackers de «Fancy Bears» révèlent de nouveaux documents de l’AMA. 25 athlètes supplémentaires (américains, allemands, britanniques, tchèques, danois, polonais, roumains et russes) se retrouvent au cœur du scandale du dopage après la publication d'une deuxième partie des documents de l’AMA selon Russia Today.

    Après des premières révélations le 13 septembre, les hackers du groupe «Fancy Bears» poursuivent leur dénonciations. Le jeudi 15 septembre, la liste des athlètes soupçonnés de dopage s'est élargie avec de nouveaux documents de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Figurent désormais dans la liste dix Américains, cinq Allemands, cinq Britanniques, un Tchèque, un Danois, un Roumain et un Russe.

    L'Agence mondiale antidopage (AMA) a permis aux joueuses de tennis américaines Serena et Venus Williams de prendre des substances interdites, alors que la gymnaste Simone Biles a remporté quatre médailles d'or aux JO de Rio après avoir échoué à un test de dopage, révèlent mardi un groupe de hackers.

    Selon le groupe de pirates Fancy Bears, qui a publié des documents de l'AMA après avoir piraté l'agence, la championne de tennis et numéro deux mondial Serena Williams a été autorisée à prendre des substances interdites comme l'oxycodone, l'hydromorphone, la prednisone et la méthylprednisolone en 2010, 2014 et 2015 selon Sputnik News.

    La sœur de Serena Venus Williams a été quant à elle autorisée à prendre de la prednisone, de la prednisolone et de la triamcinolone entre 2010 et 2013. Les documents ne révèlent pas les diagnostics des athlètes qui ont conduit l'AMA à leur permettre de prendre ces substances.

    En outre, la gymnaste américaine Simone Biles, qui a remporté quatre médailles d'or aux Jeux olympiques de Rio 2016, a été contrôlée positive au méthylphénidate en août, sans pour autant être disqualifiée. En 2013 et 2014, elle a également été autorisée à prendre de la dextroamphétamine.

    A titre de comparaison, la Fédération internationale a sans hésitation suspendu pour deux ans la joueuse de tennis russe Maria Sharapov, convaincue de dopage.

    L'ancienne numéro un mondial, âgée de 29 ans, avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif au meldonium à l'Open d'Australie en janvier 2016. Ce médicament était apparu ce même mois sur la liste des produits prohibés. Elle avait reconnu elle-même, le 7 mars, avoir pris du meldonium.

    «La liste des athlètes dopés comprend non seulement celles qui ont pris part dans les Jeux olympiques mais aussi ceux qui représentent le pays sur l’échelle mondiale», ont écrit les hackers en promettant de faire plus de révélations sensationnelles.

    Parmi les athlètes américains soupçonnés du dopage se trouvent Bethanie Lynn Mattek-Sands, joueuse de tennis ayant remporté des tournois en double du Grand Chelem, Dagmara Wozniak, escrimeuse qui a représenté les Etats-Unis lors des JO de Rio, Brittney Griner, joueuse de basketball, DeAnna Marie Price, lanceuse de marteau, ainsi que la nageuse Kathleen Baker, qui a remporté une médaille d’or à Rio.

    Mikhaïl Aloyan, boxeur poids léger russe, qui a gagné deux fois le championnat du monde de sa discipline est aussi incriminé par cette liste.

    L’AMA a pour sa part confirmé la fuite des données, déclarant que les hackers avaient réussi leur coup en passant par le compte du Comité international olympique (CIO) créé pour les JO de Rio dans le système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS).

    «Le groupe a obtenu illégalement accès à des données médicales confidentielles, telles que l’usage des médicaments à des fins thérapeutiques», a-t-on précisé depuis l’AMA.

    Le 13 septembre, après la publication de la première partie des documents, l'AMA a accusé la Russie d'être derière ce piratage. Le Kremlin, de son côté, a réfuté toute participation dans le piratage.

    «Nous pouvons affirmer de manière certaine qu'il n'y a eu aucune implication de responsables officiels de Moscou, du gouvernement [russe] ou des services spéciaux dans de telles actions. Ceci est totalement exclu», a souligné le secrétaire de presse du président russe, Dmitri Peskov. «Ce genre d'accusations infondées [...] n'honorent aucune organisation, si elles ne s'appuient pas sur quelque chose de substantiel», a poursuivi le haut responsable russe.

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