• Les rapports Maison Blanche-Kremlin : Allo Poutine…

    CategorieLes rapports Maison Blanche-Kremlin : Allo Poutine… L’intensification de l’engagement de la Russie sur le théâtre d’opération syrien a correspondu à une intensification proportionnelle de l’hystérie des médias et des officiels occidentaux, aboutissant à la rupture des négociations entre Moscou et Washington à propos de la Syrie.

    Quelles sont les véritables relations entre le Kremlin et la Maison Blanche sur le sujet ? Que représente la Maison Blanche par rapport aux forces en œuvre dans cette guerre ? Voici une conversation téléphonique (fictive) qui pourrait nous donner un petit aperçu de ce qu’il pourrait en être.

    Obama – Allo Vladimir. C’est moi, Barak. Dis donc, tu ne crois pas que tu vas un peu trop loin avec tes frappes continues sur nos gars à Alep ? Je suis obligé de me désolidariser de toi. Je risque ma peau moi !

    Poutine – T’inquiète, nous savons ce que nous faisons. Toi, continue à jouer le jeu. Nous savons que toi et moi avons contre nous la CIA, le MI6 et le Mossad qui représentent l’Etat Profond chez toi et qui gouvernent tout, y compris chez moi. Nous savons aussi qu’il y a le Pentagone qui représente le complexe quasi autonome du complexe militaro-industriel et qui est en même temps le bras armé de l’Etat Profond. Nous ne parlons même pas des divers lobbies représentant diverses forces agissant sur le principe du plus offrant pour orienter la politique américaine. Tout ce que nous te demandons, c’est de ne pas nous mettre les bâtons dans les roues et d’user encore du peu de pouvoir qui te reste pour neutraliser tout danger de confrontation venant de chez toi.

    Obama –  Je comprends bien, mais tu ne peux pas dézinguer tout notre dispositif en Syrie sans réaction de ma part. Je suis quand même le président des Etats-Unis, non ?

    Poutine –  Oui, mais tu ne gères plus rien, tu le sais aussi bien que moi. Nous n’en avons pas après toi, nous voulons éradiquer toute cette engeance libellée terroriste qu’utilisent contre nous les instances de ton pays, y compris dans ta propre administration.

    Obama – Ok. Et maintenant que fait-on ? Au Pentagone ils parlent de nucléaire, de première frappe, que sais-je encore. Le sénat brûle les étapes en renforçant l’embargo (que je serai obligé de signer) contre ton pays, et s’oppose à mon véto concernant l’Arabie Saoudite. L’OTAN aussi s’y met. Je ne sais plus où donner de la tête. J’en ai vraiment marre. Il me tarde de me casser pour laisser la place à Trump ou à l’autre dinde que je suis pourtant obligé de soutenir.

    Poutine – Bienvenue au club, Barack. Au moins, tu n’as pas les médias contre toi, c’est déjà ça. Mais, fais-nous confiance, nous allons leur mettre le nez dans leur caca. Nous liquiderons tous ceux qu’ils ne reconnaîtront pas officiellement, et nous ferons en sorte que la communauté internationale prenne acte de la vraie nature de tous ceux qu’ils reconnaîtront, pour ensuite mettre en action les organes juridiques internationaux. Ils ne peuvent rien contre nous et ils le savent. S’ils profitent de la situation pour s’enrichir encore un peu plus, grand bien leur fasse. Pour l’instant, nous considérons que toutes leurs gesticulations  ne sont que de l’esbroufe, mais cela ne nous empêche pas cependant de prendre nos précautions et de prévoir le pire. Vous savez tous ce qui vous attend (peut-être pas toi, mais eux, si) si vous jouez au c…. Continue tranquillement à gérer ta fin de mandat et ne te gêne pas pour nous envoyer des piques de temps en temps pour rester dans la norme. Si une de tes décisions ne nous convient pas, nous te le ferons savoir par les voies habituelles.

    Obama – P…, encore trois mois ! Je ne sais pas si je tiendrai jusque-là

    Poutine – Mais si… mais si. Pense à ton prix Nobel.

    Obama –  Bon, il faut que j’y aille. Il y a encore eu une fusillade je ne sais où, et je n’ai même pas encore lu le discours que je dois y prononcer.  Merci, Vladimir. A bientôt.

    Poutine : A bientôt Barack. Au, fait, tu ne t’en doutes sûrement pas, mais sais-tu que la plupart des fusillades pour lesquelles tu es invité à verser une larme sont bidon ? Je te dis ça comme ça, car je sais que tes services sont cachotiers. Allez, au revoir.

    par AVIC – Réseau International

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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