• Loi El Khomri : la mobilisation ne veut pas s’essouffler dans le Nord-Pas-de-Calais

    Loi El Khomri : la mobilisation ne veut pas s’essouffler dans le Nord-Pas-de-Calais

    CategoriesLoi El Khomri : la mobilisation ne veut pas s’essouffler dans le Nord-Pas-de-Calais. Septième journée de mobilisation contre la loi travail dite El Khomri. Le Nord - Pas-de-Calais a connu ce jeudi des barrages, des opérations escargot, des trains supprimés, des manifestations… mais pas de débordements violents. Une physionomie comparable à celle de mardi en quelque sorte.

    Barrages routiers : nouvelles cibles

    S’ils n’ont pas entraîné l’immense paralysie de mardi matin, les chauffeurs routiers ne se sont pas fait oublier pour autant jeudi. Dans l’après-midi, on a par exemple assisté à plusieurs opérations escargot sur l’A16 , dans les deux sens (vers Calais et vers Boulogne). Malheur à l’automobiliste qui empruntait la rocade littorale !

    Dès 3 h du matin, les routiers, qui redoutent une baisse de majoration de leurs heures supplémentaires, ont bloqué les accès au port de Boulogne qui abrite Capécure, zone d’activités consacrée à la pêche. Impact économique évident.

    Après Lesquin mardi, c’est Roncq et son centre international de transport qui ont été paralysés dès 6 h 30, pour la matinée. Doté de seulement deux accès, le CIT constitue une proie facile.

    Dans l’après-midi, une opération escargot a emmené les camions vers Dourges et la plate-forme multimodale avant un retour sur Lesquin et la levée du mouvement en fin de journée.

    Autre point d’ancrage, le dépôt pétrolier de Douchy-les-Mines a connu des heures douloureuses dès 7 h. Cette fois, on dépasse la simple corporation des routiers.

    Des représentants syndicaux ont bloqué le site qui dessert toute la région et même le Grand-Est. Plus aucun camion-citerne ne pouvait entrer ou sortir. Tension palpable. Ça pourrait continuer aujourd’hui !

    Dans la rue aussi, les manifestations se poursuivent

    « Même si on n’est que dix, on poursuivra la manifestation parce qu’on ne s’arrêtera pas tant que cette fichue loi ne sera pas retirée ! », s’époumonait, jeudi après-midi, un syndicaliste FO au départ du cortège lillois, place de Paris. Promesse tenue ? Difficile à dire. Quelques minutes à peine après cet appel, des milliers de manifestants ont finalement envahi les rues de Lille (1 900 selon la police, 6 000 du côté de la CGT soit un peu plus que mardi), banderoles et mégaphones en main.

    Des jeunes, des moins jeunes, des cheminots, des étudiants… « Tous contre la loi El Khonnerie », pouvait-on lire sur les panneaux levés. 

    VIDÉO STEPHANE MORTAGNE

    Tout comme l’avant-veille, un important dispositif de sécurité avait été mis en place tout au long du parcours, pour empêcher d’éventuels casseurs de venir perturber le mouvement : CRS positionnés à proximité des banques et des commerces (l’agence Air France et le Printemps avaient préféré fermer le rideau, rue nationale), hélicoptère survolant la ville… Au total, près de 400 fonctionnaires ont été mobilisés. De quoi dissuader les plus téméraires : seules deux interpellations, dont l’une suivie d’un placement en garde à vue, ont eu lieu au début du mouvement, pour port d’arme prohibé.

    « Nous sommes très satisfaits de cette manifestation », indiquait même hier soir le secrétaire du comité régional CGT, Georges Boulenger. « Notre service d’ordre était présent, comme à son habitude, pour superviser les opérations et s’assurer de la sécurité de tous. Quant à la mobilisation, elle ne fait que se renforcer jour après jour. Nous ne céderons pas. »

    Des paroles reprises en chœur aux quatre coins de la région, où de nombreux rassemblements avaient également été prévus dans la matinée. Comme à Arras, où plus de 200 personnes s’étaient donné rendez-vous dans le centre-ville (contre une centaine mardi) ou encore à Valenciennes où 350 manifestants ont donné de la voix. Même son de cloche à Boulogne, Montreuil, Calais et Dunkerque où aucun incident notable n’a été relevé.

    Et maintenant ? Toujours selon Georges Boulenger, « une réunion intersyndicale aura lieu demain soir, au niveau régional, pour décider de la suite des actions à mener. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas fini ».

    par Alice Bonvoisin

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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