• Matteo Renzi: "L'UE ressemble à l'orchestre sur le pont du Titanic"

    Matteo Renzi: "L'UE ressemble à l'orchestre sur le pont du Titanic"

    CategoriesMatteo Renzi: "L'UE ressemble à l'orchestre sur le pont du Titanic". Le Premier ministre italien s'est permis une nouvelle pique en direction de Bruxelles face à une Union Européenne en crise, qui selon lui, doit se réformer de toute urgence selon A.-F. L. de BFM TV.

    L'Union européenne ressemble à l'orchestre jouant sur le pont du Titanic au moment où le paquebot sombrait dans l'Atlantique, affirme le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, dans un entretien publié ce mercredi.

    "L'UE est comme l'orchestre jouant sur le Titanic", a déclaré Matteo Renzi, cité par l'agence Bloomberg. Aujourd'hui en Italie, "nous avons fait des réformes et nous sommes en mesure de dire à nos partenaires européens: 'les amis', nous pouvons changer cette approche bureaucratique erronée".

    L'UE "en danger de mort"

    Le jeune chef du gouvernement italien n'en est pas à sa première pique contre l'Union européenne, qu'il considère en danger de mort si elle ne se réforme pas de toute urgence. Son ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a convoqué mardi soir à Rome ses collègues des six pays fondateurs de la Communauté européenne, devenue depuis l'Union européenne, pour réfléchir ensemble au moyen de relancer un projet européen à bout de souffle.

    Un désamour chronique

    Les rapports entre Matteo Renzi et la Commission européenne se sont détériorés au cours des dernières semaines à la suite de l'insistance du gouvernement italien à se voir accorder davantage de flexibilité budgétaire, afin de mieux stimuler, selon Rome, la croissance encore fragile dans la péninsule.

    Matteo Renzi a aussi fait du combat contre l'Europe technocratique et l'austérité "imbécile" un de ses chevaux de bataille, non sans quelque arrière-pensée électorale dans un pays de plus en plus gagné par l'euroscepticisme. Il s'en est également pris au tandem franco-allemand, qu'il juge inefficace et insuffisant pour résoudre les crises qui secouent l'Union européenne.

    Oui l'Europe très mal, alors la question à se poser sortir de l’euro, de l’Europe, ou pas ?

    Vaste programme, qui divise les Français, la classe politique, et qui clive, en deux camps inconciliables, les souverainistes et les mondialistes. Entre eux, non seulement les divergences sont importantes et profondes, mais une lutte ultime s’est engagée. En France, la question de la sortie de l’euro pour retrouver la souveraineté monétaire n’est, certes, qu’une petite étape dans un choix de société, mais en même temps et plus globalement en Europe, c’est une condition indissociable et indispensable à une résistance contre le mondialisme rappel Claude Picard dans Poing de vue.

    On ne le répétera jamais assez : sans sortie de l’euro, la France ne peut pas s’en sortir. Une monnaie est un outil d’ajustement à la planification d’un pays. Elle ne peut jouer son rôle de régulateur que si elle est adaptée à cette économie en particulier et à l’économie réelle. L’euro, lui, est parfaitement adapté à l’économie allemande, mais pas du tout à l’ensemble des autres pays européens, qui ont, chacun à sa façon, des mécanismes et des stratégies très spécifiques. Vouloir unifier tous ces dispositifs par la contrainte ou par des aides financières, cela est une ineptie totale. Comme il est illusoire de temporiser pour que tous les pays européens arrivent à une parfaite parité économique : on risque d’attendre longtemps, très longtemps. Dans tous les cas, les Européens continuent à souffrir de la crise…par l’euro !

    Combien d’économistes préconisent la sortie de l’euro pour retrouver la croissance, le plein-emploi, la compétitivité et l’innovation ? Très exactement 175 (*) et pas des moindres. Huit prix Nobel : Paul Krugman, professeur à l’université de Princeton, Christopher Pissarides, professeur à la London School of Economics, James Mirrlees, Thomas Sargent, Christopher Sims, Milton Friedman, Joseph Stiglitz, Maurice Allais (aujourd’hui décédé). Et quelques autres, parmi les plus médiatiques : Peter Oppenheimer (université d’Oxford), Robert Barro (université d’Harvard), Frédéric Lordon (CNRS), Jacques Sapir (directeur d’étude à l’EHESS), Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris), Jean-Richard Sulzer et Jean-Pierre Vesperini (université Paris-Dauphine)… Plusieurs recommandent la sortie de l’euro sans sortir de l’Union… Tous ces spécialistes, sont-ils des illuminés ou des incompétents ?

    Et les autres, qui s’accrochent à l’euro, sont-ils moins émérites ? Ne seraient-ils pas les idiots utiles d’un système ultralibéral qui, à des fins exclusivement mercantiles, veut régner sur l’économie mondiale ? Le déterminant, c’est que l’économie et la politique sont étroitement liées. Car, inévitablement, tous les économistes comme tous les citoyens, qu’ils soient libéraux ou étatistes, souverainistes ou mondialistes, ne peuvent échapper à l’engagement politique – consciemment ou non – et à son éthique. Simple moyen d’échange ou instrument de domination, l’argent est le nerf de la guerre et c’est par lui, bien géré, que tout se fait, ou que tout se défait, quand la monnaie est mal adaptée. Le choix de l’économie politique d’un pays décide de l’organisation de son administration au quotidien et pèse sur les rapports humains. Et aussi, quelquefois, sur les idées et la culture…

    La question est : quelle société souhaitons-nous ? Ultralibérale, où l’humain s’assujettit au commerce compulsif et devient décérébré, abêti, tourné uniquement vers sa satisfaction personnelle ? Ou souveraine, à l’économie maîtrisée, qui épanouit l’individu en l’élevant au rang de citoyen éclairé, responsable de lui-même et des autres, agissant pour le respect du bien commun ?

    Quant à sortir de l’euro sans sortir de l’Europe, cela est-il suffisant ? Politiquement, il est tout à fait envisageable d’engager des négociations pour revoir certains traités trop contraignants et de se libérer du carcan administratif européen. Mais, si cela s’avère nécessaire, rien ne s’oppose à une sortie définitive de l’Union ; l’article 50 de la Constitution européenne en précise même la modalité. Avec un peu de volonté politique, tout est possible ! Par la décision populaire, c’est encore mieux !

    Illustration CC0 Public Domain Pas d’attribution requise Sans langue de bois

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