• Mensonges d'Etat, Procès des politiques Sarkozy Cahuzac et c.

    Mensonges d'Etat, Procès des politiques Sarkozy Cahuzac et c.

    CategoriesMensonges d'Etat, Procès des politiques Sarkozy Cahuzac et cJérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget sous le gouvernement Ayrault, va devoir s'expliquer devant les juges du tribunal de Paris sur ses mensonges concernant son compte caché. En février dernier, Jérôme Cahuzac et son ex-épouse Patricia, arrivent au tribunal correctionnel pour répondre de fraude fiscale et blanchiment. Faux départ, car après une bataille de procédure, le procès est reporté. Il s'ouvrira à nouveau, cet après-midi, lundi 5 septembre.

    Mensonge à l'Assemblée nationale

    Le 5 décembre 2012, éclate à l'Assemblée nationale l'un des plus gros scandales de la république exemplaire voulue par François Hollande. Celui qui est alors ministre du Budget chargé de la fraude fiscale va, les yeux dans les yeux, mentir à la France entière. Quelques mois plus tard, Jérôme Cahuzac est mis en examen pour avoir dissimulé sur un compte à Singapour 687 000 euros et pour avoir menti sur sa déclaration de patrimoine. Son épouse, elle, est accusée d'avoir détourné du fisc 2,3 millions d'euros.

    Jérôme Cahuzac, l'incarnation du mensonge

    Le procès de l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a démarré lundi 5 septembre 2016, l'occasion de revenir sur ses différents mensonges, en dessins !

    Procès Cahuzac : l'heure des comptes a sonné

    Jérôme Cahuzac face aux juges

    C’est un scandale qui arrive devant les tribunaux, celui a fait vacillé le début du quinquennat Hollande. L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac est jugé pour blanchissement et fraude fiscale.

    "Je suis retraité", ce sont les seuls mots que Jérôme Cahuzac avait prononcés en février dernier lors du faux départ de son procès. A 64 ans, il en a fini avec la politique, la chirurgie capillaire, son premier métier. L’ancien ministre du Budget entretient sa forme grâce au sport. A la barre, Jérôme Cahuzac dira-t-il la vérité ? Lui qui a si longtemps menti, dissimulé un compte bancaire de plusieurs centaines de milliers d'euros d’abord en Suisse puis à Singapour. Il a ensuite menti devant l’Assemblée nationale.

    Un coup dur pour Hollande

    Après quatre mois de mensonges, celui qui se voulait le pourfendeur de la fraude fiscale démissionne et passe aux aveux devant les juges. Pour François Hollande qui voulait une République exemplaire, le coup est rude. Jérôme Cahuzac retourne à l’Assemblée nationale, mais il n’est plus ministre ni député il comparaît devant une commission d’enquête parlementaire.

    les révélations de Jérôme Cahuzac

    Jérôme Cahuzac affirme que soin premier compte en Suisse était destiné à financer les activités politiques de Michel Rocard.

    Premier jour de procès et premier coup de théâtre. Si Jérôme Cahuzac a ouvert un compte en Suisse en 1992 c’était affirme-il devant le juge, pour financer les activités politiques de Michel Rocard. A la barre il explique : "On espérait qu’il se présenterait aux présidentielles en 95". Et il ajoute : "J’ai décidé de tout prendre sur moi. Je ne voulais pas faire du mal à Michel Rocard. Il ignorait tout".

    Un deuxième compte en Suisse

    Une version que jusque-là Jérôme Cahuzac n’avait jamais livrée aux juges. A l’époque Michel Rocard n’est plus Premier ministre et s’apprête à devenir premier Secrétaire du PS. S’ils sont vrais, les faits décrits par Jérôme Cahuzac sont prescrits. La justice ne peut donc pas enquêter dessus.

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    Quant à Michel Rocard, il est décédé en juillet dernier. Face aux juges, Jérôme Cahuzac a reconnu avoir un deuxième compte en Suisse. En clair, de la fraude fiscale contrairement à ce qu’il avait affirmé.

    Jérôme Cahuzac contre-attaque

    Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget sous le gouvernement Ayrault, s'est expliqué devant les juges du tribunal de Paris sur ses mensonges concernant ses comptes à l'étranger.

    Devant ses juges, Jérôme Cahuzac est venu parler d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître : celui du financement illégal des partis politiques. "En 1992, j'ai fait ouvrir un compte en Suisse pour financer les activités de Michel Rocard, un homme dont j'espérais qu'il aurait un destin national", a-t-il déclaré. Cette révélation a fait son effet dans le prétoire, mais Jérôme Cahuzac est poursuivi pour avoir ouvert ensuite d'autres comptes en Suisse et à Singapour. Il assume sa faute, son avocat espère que le procès sera l'occasion d'une leçon de civisme.

    Tout expliquer

    L'ancien ministre du Budget, qui en décembre 2012, avait menti effrontément devant l'Assemblée nationale, semble disposé à tout reconnaître et surtout à tout expliquer. Aux côtés de son ex-épouse et de son banquier, il est poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment, il encourt jusqu'à sept ans de prison et un million d'euros d'amende.

    Les révélations de Jérôme Cahuzac avaient désarçonné une partie de la classe politique, notamment à gauche, comme le député Gérard Filoche, bouleversé par les aveux:

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    Affaire Cahuzac : petite histoire des menteurs en politique

    Jérôme Cahuzac n'est pas le premier responsable politique à mentir les yeux dans les yeux aux Français.

    De l'affaire Cahuzac aux écoutes commanditées par François Mitterrand, la Ve République a connu des épisodes de mensonges mémorables. Si Jérôme Cahuzac a marqué l'opinion en mentant sur son compte en Suisse à l'Assemblée nationale, il n'est pas le premier politique à se permettre des arrangements avec la vérité.

    En 1974, le président Georges Pompidou est très malade. Le chef de l'Etat a appris quelques années plus tôt qu'il était atteint d'un cancer du sang. Pourtant, les déclarations officielles ne font état que de simples "grippes". Un mensonge d'Etat qui poussera la classe politique à demander aux présidents de rendre compte sur leur état de santé. Une réforme qui n'empêchera pas François Mitterrand de mentir à son tour, durant plusieurs années, sur son état de santé et sur le cancer dont il était atteint.

    "Tout le monde a menti"

    Le président socialiste s'est rendu coupable d'autres mensonges.  "L'Elysée n'écoute rien. Il n'y a pas de système d'écoute ici", avait par exemple affirmé 1993 le président socialiste au sujet des accusations de la presse sur un système d'écoutes, à visée politique, commandité par l'Elysée. Par la suite, des documents et des témoignages viendront réfuter la version de Mitterrand.

    De son côté, Bernard Tapie reconnaîtra sur France 2 avoir menti dans l'affaire du match arrangé VA-OM : "Tout le monde a menti. Moi aussi j'ai menti." Plus récemment, tout le monde se souvient de la promesse de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012 d'arrêter la politique en cas de défaite. Quatre ans plus tard, l'ancien président est candidat à la primaire de la droite.

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    Nicolas Sarkozy : les privilèges accordés par l'État, dévoilés par "Mediapart"

    "Mediapart" publie les moyens que l'État a mis à disposition de Nicolas Sarkozy, en tant qu'ancien chef de l'État. Entre le loyer, la voiture et aussi le mobilier, la facture s'élève à plus de 570.000 euros selon MARIE-PIERRE HADDAD de RTL.

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    Nicolas Sarkozy bénéficie encore des avantages liés à son ancien poste de président de la République. Mediapart révèle tous les moyens que l'État met à la disposition du chef de l'UMP, du coffre-fort, au mobilier, en passant par le loyer et aussi le matériel informatique.

    570.000 euros déboursés depuis 2012

    Ainsi Nicolas Sarkozy s'est fait payer un "coffre de sécurité" pour le montant de 1.074 euros, ainsi qu'une "armoire forte" pour 2.073 euros. "Le contribuable a aussi payé le déménagement (8.513 euros), de même que l'équipement de son repaire en lampadaires, canapés, fauteuilsavec 'accoudoirs fixes et réglables', portemanteaux, 'imprimante jet couleur', ordinateur de bureau, portable, 'smartphone', 'GSM', bureau en verre transparent'", détaille le site.

    La liste continue pour atteindre le montant de 570.000 euros d'achats, depuis 2012. Mediapartprécise aussi que l'État règle le loyer de l'ancien Président à hauteur de 16.341 euros par mois, soit 196.092 euros par an, "en toute légalité", précise le site.

    215.392 euros dépensés pour la location et l'entretien des bureaux

    À cela s'ajoute les salaires de ses collaborateurs, dont cinq fonctionnaires d'État et cinq conseillers contractuels rémunérés "entre 5.247 euros et 7.020 euros nets par mois, recrutés au bon vouloir de Nicolas Sarkozy, note le site qui ajoute, "il est bien possible que le plus gros salaire revienne à la demi-sœur de Carla Bruni, Consuelo Remmert, 'conseillère diplomatique' chargée de vendre les conférences du patron aux banquiers et dirigeants du monde". Le total s'élève ainsi à660.000 euros nets par an.

    Les moyens mis à disposition de Nicolas Sarkozy ne s'arrêtent pas là. L'État a ainsi déboursé215.392 euros en 2014 pour la location de ces bureaux et leur entretien qui comprend les frais de nettoyage, d'électricité, des timbres, du papier et aussi des machines à affranchir. Mediapart a aussi relevé une "note de blanchissage de 284 euros", prise en charge.

    Une Citroën de collection à 44.141 euros

    Autre avantage : la Citroën de collection. En 2012, Nicolas Sarkozy avait annoncé son retrait de la vie politique et s'était lancé dans une nouvelle carrière, celle de conférencier. À ce titre, il roule dans "la dernière limousine française haut de gamme". La voiture a été achetée pour la somme de44.141 euros, à un vendeur de Citroën de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine.

    Cet achat a été réalisé seulement "cinq jours après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle". Le carburant n'est pas non plus pris en charge dans les dépenses du chef de l'UMP. Cela représente la somme de 4.046 euros par an et 5.301 euros pour l'entretien.

    Affaire Bygmalion : le parquet demande le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

    Le parquet demande le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy et de 13 autres mis en examen dans l'affaire Bygmalion, ce 5 septembre.

    Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de droite, pourrait être renvoyé en correctionnelle, avec les 13 autres mis en examen dans l'affaire Bygmalion. C'est ce qu'a demandé le parquet ce lundi 5 septembre. Si les juges suivaient cette recommandation du parquet, est-ce qu'un procès pourrait intervenir avant la primaire à droite ? "Non, répond Dominique Verdeilhan, en direct sur le plateau de France 2. En revanche, le calendrier judiciaire va continuer de perturber, polluer le calendrier politique de Nicolas Sarkozy."

    Décision en octobre

    Ce sont des réquisitions qui ont été prises par le parquet, c'est donc aux juges de décider s'il y aura un procès avec ou sans le chef de l'État. "C'est une décision qui pourrait intervenir en octobre prochain, un peu avant les débats de la campagne de la primaire de la droite qui a lieu en novembre", poursuit le journaliste. Il est plus difficile en revanche de faire des pronostics sur une date de procès.

    La justice rattrape Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy pourrait ne pas échapper à un procès dans l'affaire Bygmalion.

    Béatrice Gelot est en direct devant le siège du parti des Républicains et revient sur les conséquences politiques du renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bygmalion. "Ici, pas de place pour les sentiments, on organise la riposte. Depuis 9 heures du matin, toute l'équipe est réunie au QG de campagne autour de Nicolas Sarkozy pour une réunion de crise", indique la journaliste.

    "Manoeuvre grossière"

    Il y a quelques minutes à peine, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, est sorti pour faire une déclaration : "Il s'interroge sur le fait que cela sorte maintenant, et parle de manoeuvre politique grossière". "En tout cas, ce caillou dans la chaussure de l'ancien président de la République fait bien les affaires de François Fillon. Depuis une semaine maintenant, et encore ce matin, l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy affirme qu'un homme mis en examen ne devrait pas se présenter à l'élection présidentielle", conclut-elle.

    Nicolas Sarkozy : vers un procès ?

    Nicolas Sarkozy pourrait ne pas échapper à un procès dans l'affaire Bygmalion.

    Souriant, comme si de rien n’était, Nicolas Sarkozy, à la sortie de son QG de campagne, a souhaité ne faire aucun commentaire après son renvoi en correctionnelle. En revanche, son avocat Thierry Herzog s'est montré plus prolixe, et pour lui, le parquet aurait précipité les choses. "Cela montre des manoeuvres politiques grossières", a-t-il déclaré.

    "Premier bénéficiaire"

    La justice reproche à Nicolas Sarkozy le financement illégal de sa campagne électorale de 2012. Il avait le droit à un maximum de 22,5 millions d'euros, seulement le candidat Nicolas Sarkozy a nettement crevé le plafond, de près du double. Nicolas Sarkozy s'est toujours défendu d'avoir en toute conscience favorisé ce dépassement. Mais pour le procureur de la République, "Nicolas Sarkozy était le premier bénéficiaire et le principal donneur d'ordre des événements..." Sous-entendu : rien ne s'est fait sans lui dans le financement de la campagne.

    DOCUMENT FRANCE 2. Affaire Bygmalion : l'organisateur des meetings de Sarkozy raconte comment l'UMP a mis en place un système de double facturation

    Franck Attal était le directeur de la filiale événementielle de la société de communication Bygmalion.

    C'est l'un des acteurs clés de l'affaire Bygmalion. Franck Attal était le directeur de la filiale événementielle de Bygmalion. Autrement dit, il était l'organisateur des meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012. Dans une interview diffusée sur France 2 jeudi 8 septembre, l'homme, qui est mis en examen et dont le parquet a requis le renvoi en correctionnelle, décrit comment s'est mis en place un système de double facturation à l'UMP.

    Comme il l'a déjà dit aux juges d'instruction, Franck Attal raconte que c'est Jérôme Lavrilleux, à l'UMP, qui lui a annoncé la nécessité de passer par un tel système pendant la campagne, quand les responsables du parti ont compris que les plafonds de dépenses autorisés allaient être largement dépassés.

    "Je suis prêt à m'expliquer"

    "Vous allez nous déplacer la facturation", lui aurait demandé Jérôme Lavrilleux, affirme Franck Attal à France 2. "Vous nous livrez des meetings dans les formats habituels et il y aura une partie de la facturation liée au meeting que vous allez facturer à l'UMP. Et du coup ça nous permettra de tenir la ligne des comptes de campagne."

    "La vérité, c'est pas une vérité qui m'innocente. C'est juste une vérité qui limite ma culpabilité au fait que oui, j'ai continué à livrer des meeting en étant au courant qu'au niveau des facturations les choses ne se faisaient pas de manière académique", explique Franck Attal. "Et il aurait été noble que des gens qui prétendent aux plus hautes fonctions de l'Etat aient au moins le même comportement que le mienCes gens-là, moi je suis prêt à les rencontrer et à parler avec eux sur un plateau télé. (..) Je suis prêt à m'expliquer avec Nicolas Sarkozy sur un plateau télé, et que l'on défende, argument contre argument, les faits qui sont relatifs à mon action à moi dans cette affaire".

    Une version contestée par Sarkozy

    Cette version est confortée par deux de ses associés, mais contestée par Lavrilleux, à qui plusieurs acteurs du dossiers prêtent un rôle clé. Nicolas Sarkozy conteste également cette version. Sollicité par France 2, il n'a pas répondu à ces accusations.  Lundi, le parquet de Paris a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy et de treize autre personnes dans le cadre de l'affaire Bygmalion.

    L'intégralité de cette enquête sera diffusée dans le premier numéro d'"Envoyé spécial", le 29 septembre.

    A SUIVRE...

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