• Nouvelles confidences de Hollande dans un livre

     

    CategoriesNouvelles confidences de Hollande dans un livre. François Hollande aime les journalistes, il ne s'en est jamais vraiment caché. Il en a reçu beaucoup pendant son quinquennat selon Ozap au mois d'aout 2016. Pour des entretiens à publication immédiate mais aussi pour des projets au long cours. Deux livres issus de ces rencontres promettent une parole neuve, des déclarations jamais lues ailleurs. Après "Conversations privées avec le Président" (Ed. Albin Michel) de Karim Rissouli et Antonin André qui a déjà alimenté la chronique médiatico-politique ces derniers jours, un nouvel ouvrage est attendu le 12 octobre.

    100 heures

    "Un président ne devrait jamais dire ça" (Ed. Stock) de Gérard Davet et Fabrice Lhomme fait une promesse similaire : des confidences inédites du Chef de l'Etat. Les deux journalistes d'investigation du journal Le Monde l'ont rencontré à soixante reprises entre avril 2012 et juillet 2016, pour plus de 100 heures de conversations !

    Plusieurs conditions, acceptées par François Hollande, avaient été imposées par le duo : des entretiens en tête-à-tête, sans conseillers, enregistrement obligatoire et impossibilité pour lui de modifier ses propos avant publication. "Les citations anonymes seraient proscrites", précisent aussi les journalistes dans Le Monde à paraître mardi. Ces entretiens ont été complétés par "des confidences de personnalités politiques de premier plan" et des documents inédits, publiés par le journal du soir cette semaine. Un autre livre, de la journaliste Elsa Freyssenet du journal Les Echos ("Ca n'a aucun sens", Ed. Plon) est aussi attendu fin août.

    Hollande dénonce "l'appât de l'argent" chez Sarkozy mais appellerait à voter pour lui face à Le Pen titre le portail la croix. François Hollande dénonce la "grossièreté", "le "cynisme" et "cette espèce d'appât de l'argent" chez Nicolas Sarkozy mais il appellerait à voter pour lui au second tour de la présidentielle en cas de duel avec Marine Le Pen, dans un livre à paraître jeudi.

    "Les cassettes" de l'ex-conseiller à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, "sont très importantes, non pas qu'elles révèlent quoi que ce soit - il n'y a pas de secrets d'Etat - mais elles vont révéler ce qu'est ce type. Sa grossièreté, sa méchanceté, son cynisme", déclare à propos de son prédécesseur le chef de l'Etat, selon les propos rapportés par les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans "Un président ne devrait pas dire ça" (éditions Stock). L'Express en publie les bonnes feuilles mercredi.

    Les deux journalistes racontent dans leur livre le quinquennat de François Hollande à travers de nombreux entretiens avec le président de la République, qui se livre sur de nombreux responsables politiques dont celui qu'il a battu à la présidentielle de 2012.

    "Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de l'argent ? (...) Il s'entoure de gens d'argent. Pourquoi ? (...) L'argent est toujours l'argent ! C'est ça qui est étonnant", souligne M. Hollande.

    - Quand Hollande mise plutôt sur Sarkozy -

    Quand les deux hommes se retrouvent en décembre 2013, pour la première fois depuis la passation de pouvoirs un an et demi plus tôt, le chef de l'Etat est surpris que Nicolas Sarkozy "commence à (lui) parler de l'argent qu'il gagnait avec ses conférences". "Je me dis: il ne va pas oser quand même...", dit-il avant de soupirer: "Uniquement l'argent! Que l'argent...".

    Pour autant, tout en dénonçant "la ligne de Sarkozy" qui est "la peur" et "le choix de la radicalisation verbale pour aller chercher les électeurs du Front national", François Hollande n'hésiterait pas à voter pour Nicolas Sarkozy si celui-ci était opposé, au second de la présidentielle, en mai 2017, à la présidente du Front national, Marine Le Pen.

    "Oui, moi je le ferais. J'irais, pour voter contre Le Pen. Il faut se rappeler, c'était déjà très dur pour moi d'appeler à voter Chirac en 2002 (...) S'il fallait appeler à voter Sarkozy, on le ferait", confie-t-il.

    Interrogé sur l'issue de la primaire de la droite, il lance en août 2015: "Normalement, ce devrait être Sarkozy (...) Mais si, dans les sondages, il apparaît que Sarkozy ne peut pas gagner ou est fragile, alors les gens iront vers Juppé."

    Car, insiste-t-il, Nicolas Sarkozy est "tellement excessif qu'il peut semer le trouble dans son propre camp".

    Le chef de l'Etat semble parfois compatir aux ennuis judiciaires de son prédécesseur. Evoquant la géolocalisation par les juges de ses téléphones, il déclare: "s'il n'y a rien dans le dossier, c'est choquant, c'est vrai". "C'est hélas le comportement de la justice", lâche-t-il même.

    Quant à l'affaire Bygmalion, qui empoisonne Nicolas Sarkozy, il assure que sa mise en examen ne le réjouit pas: "Non. Un ancien président de la République qui passe douze heures dans le cabinet d'un juge d'instruction (...) C'est quand même éprouvant."

    "J'ai trouvé que la mise en examen sur ce point était peut-être automatique dès lors qu'il avait signé les comptes (de campagne) mais n'indiquait rien sur sa connaissance ou pas de l'affaire Bygmalion", ajoute-t-il.

    « Le Parisien-Aujourd'hui en France » dévoile en exclusivité ce mercredi le livre explosif des journalistes d'investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur le mandat de François Hollande, qui sort ce jeudi chez Stock. Le titre donne le ton : « Un président ne devrait pas dire ça... Les secrets d'un quinquennat » Extraits inédits au fil des 663 pages, fruits de cinq ans de confidences et 61 entretiens en tête-à-tête avec le chef de l'Etat, à l'Elysée ou au domicile des deux auteurs.     

    Sarkozy, « le petit De Gaulle »

    Nicolas Sarkozy se pose en sauveur des Français ? « C'est le petit De Gaulle. On a eu Napoléon le Petit, eh bien là, ce serait De Gaulle le petit », tacle le président. On découvre l'ampleur de sa détestation, viscérale, pour son rival, ce « lapin Duracell, toujours en train de s'agiter ».

    Sur les affaires qui polluent la campagne de son ennemi juré, Hollande s'amuse en privé à revisiter sa célèbre anaphore : « Moi, président de la République, je n'ai jamais été mis en examen... (…) Je n'ai jamais espionné un juge, je n'ai jamais rien demandé à un juge, je n'ai jamais été financé par la Libye, etc ». Mais, surprise, le président n'apprécie guère les juges ! « Une institution de lâcheté, ose-t-il. C'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique ». On croirait entendre Sarkozy sur les « petits pois ».

    Sa rupture avec Trierweiler

    16 décembre 2013, Valérie Trierweiler s'invite par surprise avec François Hollande à un dîner chez l'un des auteurs. Pour le fliquer ? La rumeur Julie Gayet fait rage. Trierweiler s'épanche : « Je suis raide dingue de lui. Mais ce n'est pas facile, il ne se livre pas. Jamais ». Elle souffre. « Quand j'ai fait mon tweet (NDLR : juin 2012), il m'a fait la gueule pendant quatre jours ». Hollande décrypte : « L'obsession de Valérie, ce n'était pas Julie ou une autre, c'était Ségolène ». Il poursuit : « Elle n'était jamais rassurée. Parce qu'elle pensait toujours que Ségolène allait revenir ». Le best-seller de son ex-compagne, « Merci pour ce moment », il ne le lira pas. Il n'a pas digéré les « sans-dents ». Oui, révèle-t-il, il a prononcé ces mots ! Mais pas pour se moquer. « Je lui ai dit : je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents ».

    Marianne, l'équipe de France et l'islam

    Le président a un problème avec « la communautarisation » de l'équipe de France, et la nouvelle génération de joueurs, à qui il donnerait bien des cours « de musculation du cerveau ». « Ils sont passés de gosses mal éduqués à vedettes richissimes, sans préparation », peste-t-il. En privé, Hollande a des positions plutôt épicées sur les questions d'identité. « Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute », assène-t-il. « Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là », lance-t-il encore. Il a aussi cette formule choc, témoignage de sa volonté de réconcilier une France fracturée : « La femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain ».

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

    URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « Des révélations (très) embarrassantes de Wikileaks sur Hillary ClintonManœuvres militaires autour de l’Irak et de la Syrie »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,