• "Panama Papers" Sarkozy "Les Républicains" aussi !

    billet-sarko

    Categories"Panama Papers" Sarkozy "Les Républicains" aussi ! Panama Papers : Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy, au cœur du scandale selon DE VILMAUVE de mediapart. 5 minutes pour décrypter les Panama Papers.

    Nouvelle enquête visant l'entourage de Nicolas Sarkozy. C'est au tour de l'avocat d'affaires Arnaud Claude, associé de l'ex-président de la République au sein du cabinet Claude&Sarkozy, d'apparaître dans le cadre des révélations des "Panama Papers
    L'avocat d'affaires figure dans la liste des clients du cabinet panaméen Mossack Fonseca. Il aurait aidé Patrick Balkany à échapper au fisc français.

    La sénatrice UDI Nathalie Goulet affirme  « Nicolas Sarkozy a fait enlever le Panama de la liste »

    le Panama est sorti de la liste française des paradis fiscaux depuis 2012. Retour en arrière.Après la crise de 2008, l’heure est à la guerre à la finance. « Les paradis fiscaux, c’est terminé ! » affirmait fièrement Nicolas Sarkozy, en 2009. C’est cette même année, au mois de mai, que le Panama sort de la liste noir des Etats non-coopératifs en matière fiscale, établie par l’OCDE. Suivra en décembre 2011 la signature, avec la France, d’une convention fiscale visant à prévenir l'évasion et la fraude fiscales…

    Pour la sénatrice UDI Nathalie Goulet, qui avait été vice-présidente d’une commission d’enquête du Sénat sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale, c’est très clair : « C’est Nicolas Sarkozy qui a fait enlever le Panama de la liste des paradis fiscaux » affirme-t-elle. 

    Panama papers : il faut remettre le Panama sur la liste noire, selon Nicole Bricq © Public Sénat

    Revenos sur Nicolas Sarkozy qui a fait enlever le Panama de la liste, en effet, selon Emmanuel LévyThomas Vampouille du magazine Marianne   l'’affaire des “Panama Papers” remet en lumière la place de la petite république d’Amérique latine dans le monde des paradis fiscaux. En 2012, la France de Nicolas Sarkozy l'avait pourtant fait sortir de la liste noire, mettant fin à l'embargo financier qui pesait sur le pays depuis son établissement par l’OCDE en 2009. Un accord obtenu après chantage économique du président panaméen...

    le journal Le Monde, associé au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington et au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, a révélé l'affaire des "Panama Papers". Hommes politiques, sportifs, patrons d'industrie... celle-ci met au jour les pratiques d'évasion fiscale de personnalités du monde entier, dans lesquelles les Français ne sont pas en reste. Au coeur de ce système, on retrouve donc le Panama, une petite république d'Amérique latine qui avait pourtant été rayée de la liste noire des paradis fiscaux par un certain Nicolas Sarkozy, en 2012...

    Ce dimanche 3 avril, le journal Le Monde, associé au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington et au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, a révélé l'affaire des "Panama Papers". Hommes politiques, sportifs, patrons d'industrie... celle-ci met au jour les pratiques d'évasion fiscale de personnalités du monde entier, dans lesquelles les Français ne sont pas en reste. Au coeur de ce système, on retrouve donc le Panama, une petite république d'Amérique latine qui avait pourtant été rayée de la liste noire des paradis fiscaux par un certain Nicolas Sarkozy, en 2012...

    A l'époque, le traité de coopération fiscale avec le Panama, , avait fait peu de bruit dans la presse. Signé à la mi-2011 avec son homologue panaméen, l'accord chapeauté par Nicolas Sarkozy avait pourtant offert au Panama un précieux sésame… Pour sortir de la fameuses liste des paradis fiscaux non-coopératifs établie par l'OCDE en 2009 à la suite du G20 de Londres, chacun des pays ciblés devait en effet faire valider des conventions fiscales avec au minimum 12 pays de l'OCDE. En l'espèce, c'est Paris qui détenait la clef pour le Panama.

    Le chantage du président panaméen

    Restait au Parlement français à ratifier le fameux traité. Ce qui semblait tarder au président panaméen. De passage à Paris à l'automne 2011, Ricardo Martinelli n'avait donc pas hésité à menacer d’écarter les entreprises françaises des contrats mirifiques du pays : Alstom pour le métro de Panama city (déjà signé) ou la Compagnie du Rhône pour l’élargissement du canal. A ce moment-là Valérie Pécresse, alors ministre du Budget, le qualifiait encore d'Etat "non coopératif". Mais histoire de bien montrer qu'il ne bluffait pas, le gouvernement panaméen avait mis ses menaces à exécution : la Coface, qui assure les financements tricolores à l’export, avait été mise hors jeu, fragilisant le contrat Alstom.

    Message reçu 5 sur 5 : dès le lendemain, le texte de ratification était déposé fisssa sur le bureau de l’Assemblée nationale, et adopté dans la foulée ! Qu’importe que "le Forum mondial a jugé, en septembre 2010, que le Panama satisfaisait seulement trois critères sur dix", soulignait alors pourMarianne Nicole Bricq, à l'époque rapporteure générale socialiste du Budget au Sénat. C’est sans doute en ayant à cœur de mettre en œuvre la promesse présidentielle — "les paradis fiscaux, c’est fini" — que la majorité UMP à l’Assemblée a blanchi de facto le Panama en ratifiant ce traité…

    Paris place le Panama sous surveillance… pour 2016

    Le parapluie offert par Nicolas Sarkozy n’aura finalement duré qu’un temps. Face à la mauvaise volonté manifeste du Panama dans l’échange d’informations, coeur du système de la coopération des services fiscaux, l'Europe place en 2015 le Panama sur sa liste des paradis fiscaux. Place qu’il n’aurait sans aucun doute jamais dû quitter. La France, en revanche, n'a toujours pas remis le petit paradis sur sa propre liste noire, qui ne compte plus depuis fin 2015 que six Etats (Bostwana, Brunei, Guatemala, Iles Marshall, Nauru et Niue).

    Avec un certain flair, le ministre des Finances Michel Sapin a néanmoins annoncé dans un communiqué daté du 21 décembre dernier que "pour l’année 2016, la France sera très attentive à l’évolution des échanges avec Panama". Déplorant que "la coopération aux demandes d’information des autorités françaises n’est aujourd’hui pas satisfaisante", il assure que "la France veillera à la mise en œuvre effective des engagements de coopération pris en octobre dernier au Forum mondial, par cet Etat (et) tirera, courant 2016, les conséquences de l’évolution des pratiques du Panama". Nul doute que "Panama Papers" aidera Bercy à tirer ces conséquences…

    [EDIT mardi 5 avril, 20h] Il s'avère finalement que Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à avoir eu une attitude ambiguë avec le Panama… Le ministre des Finances de François Hollande aussi, comme l'a appris Marianne ce mardi : 
     

    5 minutes pour décrypter les Panama Papers

    Le 3 avril, 109 médias du monde entier révélaient leur enquête sur la plus grosse fuite de données jamais exploitée : les Panama Papers.

     

    Panama Papers: "La classe économique et politique française est concernée"

    Samuel Laurent, journaliste au Monde, explique le scandale de fraude fiscale à l'échelle internationale, révélé par 107 rédactions à travers le monde. Les "Panama Papers" révèlent les montages offshores réalisés notamment par d'importantes personnalités politiques pour dissimuler de l'argent.

    Illustration aucun Copyright Sans langue de bois

    URL de l'article

    "Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens."

    Categories

    « Metro Boulot Chrono , esclavage, merci patronNuit debout... »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,