• Pourquoi l’état ne veut pas de la baisse du chomage

    Pourquoi l’état ne veut pas de la baisse du chomage

    CategoriesPourquoi l’état ne veut pas de la baisse du chômage. Le chômage. Qu’est-ce donc que ce monstre terrifiant, qui effraye la population. il fait régner sa terreur partout, tout le temps. Il est ici et là, silencieux mais il gronde, invisible, il prend de l’ampleur de jour en jourLe premier réflexe face à la peur c’est la négation, la fuite, la paralysie. 

    Le chômage inquiète de plus en plus les Français. Aujourd'hui, 79% d'entre eux le citent parmi leurs principales préoccupations, contre 75% il y a un mois selon le baromètre mensuel TNS Sofres pour «La Croix». C'est la première fois depuis le printemps 2006 que le chômage préoccupe une telle proportion de Français.

    La peur qui règne: «Quand on entend ce qu'on entend... on nous bluff depuis si longtemps. A savoir que ça fait longtemps que l'industrie est morte en France. Que l'on continue à "créer des diplômés" dans des secteurs liquidés par la mondialisation.»

    Ceux ou celles qui ont un emploi, mais qui craignent de le perdre, pour une raison ou pour une autre : mutation économique, concurrence internationale, délocalisation, mondialisation, qualification devenant obsolète, mésentente avec un supérieur ou avec des collègues. Une épée de Damoclès plane sur eux.

    Néanmoins, la vision que les demandeurs d’emploi ont de leur chômage, et de la réalité de leur chômage, est cruelle pour beaucoup, surtout lorsque certains nombre d’occasions ne se sont pas concrétisées, lorsque les échecs se multiplient, lorsqu’il n’y a pas de réponse aux lettres de candidatures, lorsque, pris dans la 1ère sélection, on ne passe pas le 2ème tour. Une sorte de descente aux enfers peut alors se produire, et là on voit apparaître des phénomènes évidents de peur.

    Vient le moment où je ne peux plus payer mon loyer. Je mets une part de mes meubles et souvenirs dans un garde-meuble, je m’engage dans un plan de surendettement et je me réfugie dans la famille, puis chez des amis. Je commence à ne plus avoir de domicile. Malheureusement le chômage dure. Je finis par me sentir de trop chez les amis. Je trouve un foyer d’hébergement. Là on me fixe dès l’arrivée une date de fin : dans six mois. Mon futur ne va pas loin.

    L’argent, unité de compte, est malgré tout plus cher pour un pauvre. Serait-ce une unité variable : je ne sais pas comment on appelle cela dans les théories économiques.

    Je voudrais expliciter cet aspect destructeur du lien social qu’entraîne le chômage de masse de longue durée. Une caractéristique profonde du chômage de masse de longue durée, c’est qu’il accentue ou provoque la peur de l’autre ; il dilue le lien social, alors même qu’il faudrait renforcer celui-ci pour réduire le chômage. Il y a dans le chômage une mécanique diabolique. Le chômage ne créé pas ses propres antidotes. Quand une catastrophe se produit, un tsunami par exemple, un élan de solidarité se produit, qui est assez efficace. On ne constate pas la même chose en matière de chômage. Pourquoi ? Parce qu’il y a un double mécanisme pervers qui se produit, du côté des demandeurs d’emploi et du côté des actifs.

    Le chômage utilisé comme technique de manipulation. Dans le management de l’entreprise aujourd’hui, la crainte du chômage est souvent utilisée comme un instrument de rapport de force. La pression sur le travail, sur le bien être, le stress organisé, sont favorisés par la hantise du chômage. La manipulation délibérée de cette hantise du chômage peut devenir un levier de management. C’est une tentation pour un certain nombre de dirigeants ou de cadres surtout si on leur a fixé des objectifs de performance élevés ; pour les remplir et faire carrière, ils pressurent ces personnes qui sont sous leur ordre et ainsi de suite. Et ceux qui s’efforcent de rentrer dans l’emploi, les jeunes en particulier sont bien obligés de jouer le jeu, d’accepter des horaires chargés ou des cadences fortes, ou, temporairement, de faibles rémunérations. La crainte du chômage aboutit alors à dégrader les conditions de travail.

    La stigmatisation politique constitue une autre forme de manipulation, qui favorise la déresponsabilisation : les chômeurs deviennent alors responsables du chômage. S’ils sont chômeurs, c’est qu’ils sont paresseux, qu’ils se contentent d’allocations, d’assistance plutôt que de travailler. Est-ce fondé ou non ? S’organiser dans le chômage est-il une manière d’évacuer la peur du chômage ? Je n’ai personnellement jamais rencontré de chômeur heureux. Ne sous-estimons pas le découragement entraîné par le chômage et la nécessité de survivre comme l’on peut , qui peut conduire à une certaine installation qu’il faut comprendre avant de juger et qui devrait conduire à aider et non à critiquer.

    Chaque jour c’est la même chose, on allume la télé et on entend au journal de 13h « les chiffres du chômage » sont en hausse. Si on n’est pas familier avec les informations on pense que l’État met en place des démarches afin d’inverser la courbe du chômage rapporte 24 heure actu.

    Quand on regarde quotidiennement, on constate un sentiment d’impuissance, on se dit « ça fait un moment qu’ils tentent en vain, ça finit toujours par s’accroitre, il n’y a plus d’espoir… »

    Mais quand on s’intéresse de plus près à tout ceci, on constate une chose: l’État ne veut pas supprimer le chômage.

    Logiquement on serait tenté de penser « si ils peuvent augmenter les impôts, ils peuvent faire baisser le chômage » et c’est vrai. Il le ferait, si c’était dans leur intérêt, ce qui n’est pas le cas.

    Alors quel est leur intérêt?

    C’est simple, le chômage fait peur. Tout le monde le craint car qui dit perte d’emploi dit plus d’argent et donc plus de logement. Enfin c’est comme ça qu’on raisonne et c’est pas faux.

    Le but est donc de maintenir la population dans la peur. Dans quel but? La contrôler bien sur.

    Ainsi on peu lui faire faire ce que l’on désire, c’est à dire accepter des emplois peu gratifiant et avec le sourire.

    On met beaucoup de pressions sur les jeunes, car leur avenir n’est pas encore tracé, voilà pourquoi on sépare le chômage et le chômage chez les jeunes. Il sont une population parfaite car encore dans la force de l’age.

    La mission de François Hollande depuis le début était de renforcer la puissance militaire.

    Surprise, l’armée ne requiert aucune qualification! Tout le monde est le bienvenue.

    Vous pouvez toujours vous accrochez à un autre plan de carrière, mais sachez qu’on ne peut plus faire grand chose avec le bac et bientôt pareil avec bac+2.

    Pourquoi donc sachant qu’on est censé vouloir diminuer le chômage? Toujours la même réponse. Enfin pourquoi supprimer plein d’emploi comme à la SNCF et ne pas remplacer les départ en retraite dans beaucoup d’entreprises? Je vous laisse à votre propre réflexion… 

    « Le travail c’est la santé. Rien faire c’est la conserver » chantait Henri Salvador.

    Illustration laetitiablabla/flickr/CC Ce contenu est librement disponible sous les termes juridiques simples Sans langue de bois

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