• Présidentielle US dernier débat entre Trump et Clinton

    Présidentielle US : suivez le dernier débat entre Trump et Clinton en direct

    CategoriePrésidentielle US dernier débat entre Trump et Clinton. A moins de trois semaines de l'élection présidentielle, les candidats républicain et démocrate sont à nouveau face à face dans un troisième et dernier débat télévisé rapporte Europe 1.

    Pour Hillary Clinton elle ne pourra se contenter d'essayer de gagner une élection. C'est peut-être injuste – la politique est injuste – mais l'état déplorable dans lequel se trouve le pays, et sa classe politique, requiert une victoire décisive selon le Huffington Post.

    Préserver la confiance des Américains

    Son élection doit être incontestable, afin de préserver la confiance des Américains vis-à-vis de leur système électoral, du bon fonctionnement du gouvernement fédéral, et de la crédibilité du système démocratique américain. Elle doit convaincre, à sa façon, et pour elle-même. 

    Si elle échoue ― si sa prestation laisse à désirer, ce mercredi et dans les trois dernières semaines de la campagne ―, un scrutin serré risquerait de voir le candidat républicain contester les résultats de l'élection. Elle devrait à nouveau composer avec un parlement profondément divisé, sans mandat, et en position de faiblesse. 

    "Même si beaucoup de démocrates décident de la soutenir, même s'ils remportent la majorité des sièges au Sénat, voire au Congrès, les choses ne seront pas simples pour elle", explique Norman Ornstein, spécialiste du système politique américain. "Alors, si ce n'est pas le cas, on ne voit pas vraiment comment elle pourrait accomplir quoi que ce soit."

    Elargir le nombre d'Etats à remporter

    Les conseillers de la candidate ont bien conscience du problème, et de la chance qui s'offre à elle ce soir. Les démocrates affiliés à Hillary Clinton et les responsables du parti cherchent à élargir le nombre d'Etats où elle pourrait l'emporter, et le nombre de sièges au Sénat et au Congrès qui paraissaient gagnés d'avance par les Républicains.

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, même le Texas est aujourd'hui susceptible de basculer dans le camp démocrate, grâce à l'influence croissante de la population latino, ce que comprend bien la famille Bush, alors que Donald Trump s'en lave les mains.

    Si les démocrates remportent le Sénat ― sans parler du Congrès ― Hillary Clinton, une fois présidente, serait en position de force. C'est précisément le défi que devra relever Hillary Clinton dès l'ouverture du débat: faire en sorte que cette tendance se confirme.

    Et si le scrutin est un désastre pour Donald Trump et les Républicains, la frange protestataire du parti pourrait être suffisamment affaiblie pour que l'on assiste au retour de la coopération entre démocrates et républicains. En d'autres termes, la classe politique américaine pourrait se remettre à l'œuvre.

    Trump est ce qu'il est

    Hillary Clinton devance de plus en plus Donald Trump dans la quasi-totalité des sondages. Les pronostics lui donnent 90% de chance de l'emporter, y compris ceux des bookmakers de Las Vegas. Dans le système des Grands électeurs, sa courte avance au niveau des intentions de vote devrait se traduire par une large victoire.

    Bien que les tendances ne s'inversent que rarement à ce stade de la campagne, il faut reconnaître que les trois semaines qui nous séparent du scrutin seront interminables, surtout à l'âge de Twitter et de Facebook. C'est précisément le défi que devra relever Hillary Clinton dès l'ouverture du débat: faire en sorte que la tendance se confirme.

    A ce stade, il reste peu de choses à dire sur son adversaire. Il est ce qu'il est. Ses partisans sont résolus, pas forcément parce qu'ils l'apprécient, mais parce qu'il incarne à leurs yeux le missile à tête chercheuse qui détruira les diverses institutions politiques et financières qu'ils méprisent.

    Un message positif fort qui manque

    Le reste du pays (dans sa grande majorité) pense que Donald Trump est un déséquilibré qui n'est absolument pas qualifié pour devenir président des Etats-Unis. En d'autres termes, Donald Trump s'est lui-même disqualifié. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les Américains soient prêts à accepter, et encore moins à apprécier, Hillary Clinton.

    Même si la plupart apprécient son programme ― en matière de santé, d'éducation et d'égalité des sexes, notamment ―, elle leur apparaît comme une manipulatrice qui s'efforce de perpétuer le lien délétère entre argent et politique. Ses propres conseillers constatent avec inquiétude qu'elle manque de lyrisme pour décrire ce qu'elle apporterait au pays. Jusqu'à présent, cela n'avait que peu d'importance puisqu'elle se contentait de souligner les défauts de son adversaire. Elle a pourtant besoin d'un message positif fort, qui lui échappe encore.

    Pendant ce temps, le WikiLeaks de Julian Assange publie régulièrement la correspondance privée de la campagne de Hillary Clinton (grâce à l'intervention de hackers russes, selon le FBI). Ces courriels renforcent l'idée que les conseillers de la candidate démocrate manœuvrent dans l'ombre pour s'emparer du pouvoir et font de l'œil au secteur financier. Si elle ne révèle aucun scandale, leur lecture laisse néanmoins un goût amer.

    Convaincre ceux qui manquent d'enthousiasme

    Les jeunes et les populations issues des minorités, qui devraient être impatients de voter Clinton, manquent – encore – singulièrement d'enthousiasme. Tout comme les classes moyennes, qui ne veulent pas de Donald Trump, mais ont du mal à apporter leur soutien à la candidate démocrate.

    Hillary Clinton doit convaincre des gens comme Ana Santos, 21 ans, une étudiante en 4e année de communication et sciences politiques dans la fac qui accueille le débat de ce soir. "Je ne sais pas encore pour qui je voterai", m'explique cette jeune femme, qui a grandi à Las Vegas. "Ce qui est sûr, c'est que je ne voterai jamais pour Donald Trump."

    Elle ne votera pas non plus pour l'un des petits candidats, Gary Johnson, du parti libertaire, ou Jill Stein, du parti écologiste. Autant dire qu'elle choisira Hillary Clinton, non?

    "C'est justement pour ça que je ne sais pas encore pour qui je vais voter, ou même si je vais voter", ajoute-t-elle. "J'aime certaines de ses propositions, mais je ne lui fais pas confiance à cause de l'affaire des courriels et, plus généralement, de la façon dont elle a fait carrière en politique. Je me demande vraiment si j'irai voter." "En tout cas, je vais regarder le débat."

    L'ESSENTIEL EN DIRECT

    Dernier match pour le candidat républicain et la candidate démocrate. Donald Trump et Hillary Clinton sont remontés une nouvelle et dernière fois sur le ring. Cette fois ci les candidats, qui avaient habitués les téléspectateurs à des matchs de catchs plus qu'à des débats de fond, ont davantage détaillé leurs propositions pour l'Amérique. Plusieurs thèmes sont abordés parmi lesquels la dette nationale, l'économie, l'immigration ou la Cour suprême, le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis. 

    Donald Trump s'est montré mieux préparé et plus serein que lors du dernier débat, ne répondant pas à chaque fois aux provocations de la candidate démocrate. Il ne s'est toutefois pas gêné pour la tacler sur l'affaire de ses e-mails ou la fondation Clinton.

    4h33 : Un dernier pour la route. Pour conclure, Donald Trump lance un dernier tacle à son adversaire. "Elle reçoit de l'argent des personnes qu'elle veut diriger. Je veux rendre la grandeur à l'Amérique", martèle une nouvelle fois le candidat démocrate. "Tout ce qu'elle fait c'est parler".

    4h29 : un air de déja vu ? Comme lors du premier débat, Hillary Clinton rappelle qu'elle veut aider les classes moyennes en taxant les plus riches et rappelle que Donald Trump a eu beaucoup de chance dans la vie. "Il a monté son entreprise avec 14 millions de dollars qu'il a emprunté à son père". "On la connait la chanson", lance le républicain.

    4h20 : la Syrie, "c'est Clinton aussi". Trump attaque en rafale. "Si la Syrie est dans une situation intenable, c'est de la faute d'Hillary Clinton", pique Donald Trump. "Nous armons les rebelles mais nous ne savons pas qui ils sont. Si elle n'avait rien fait la situation serait bien meilleure. Et c'est ce qui explique pourquoi des réfugiés, qui sont souvent affiliés à l'Etat islamique, entrent dans notre pays. Merci Hillary Clinton !"

    4h17 : Complot...again. Pour Donald Trump l'offensive lancée à Mossoul, en Irak, pour reprendre la ville aux djihadistes, est une opération organisée pour donner un coup de pouce à la campagne d'Hillary Clinton. 

    4h10 : Hillary se réveille. "Donald Trump dénigre notre démocratie.  Il n'a pas la stature pour être président", riposte Hillary Clinton. "Quand vous ne gagnez pas un Emmy pour votre émission, vous parlez de processus truqué". "J'aurais dû l'avoir" répond "The Donald".

    4h07 : et bim pour les médias. "Les médias sont malhonnêtes, ils empoisonnent l'esprit des électeurs", attaque le milliardaire qui depuis quelques jours assure que l'élection sera truquée. "Elle est truquée car Hillary Clinton n'aurait pas dû se présenter" ajoute-t-il. 

    Quant à reconnaître le résultat des élections? "On verra en temps voulu", affirme Trump.

    4h04 : le boulet de la fondation Clinton. Petit crochet de Donald Trump sur la fondation Clinton. Cette fondation lutte contre la pauvreté, le réchauffement climatique, donne accès aux médicaments contre le SIDA et aide au Népal après le séisme sauf que les Clinton sont soupçonnés de se servir de leur fondation comme relais d’influence et notamment quand Hillary Clinton était secrétaire d’Etat. 

    3h57 : bis repetita. Donald Trump change de sujet en remettant au cœur du débat l'affaire des e-mails rappelant qu'Hillary Clinton a utilisé sa messagerie électronique personnelle non sécurisée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat.

    3h52 : Les agressions sexuelles ? "Une pure fiction".  "Ces femmes sont payées par l'équipe de Clinton", assure Trump. "Je ne connais pas ces personnes. Ce sont les responsables de la campagne de Mme Clinton qui en sont responsables. Personne n'a plus de respect pour les femmes que moi."

    "Donald Trump insulte les femmes et il pense que ça le grandit", rebondit Hillary Clinton. "Il nous appartient de montrer les valeurs que nous défendons. Nous ne voulons pas vivre dans un pays où il y a des gens montés les uns contre les autres."

    3h48 : Clinton veut agacer The Donald. Hillary Clinton cherche à "titiller" la bête en remettant sur le tapis "l'exploitation" par Donald Trump d'immigrés pour construire ses buildings.

    3h45 : le lion devenu agneau ? Donald Trump est calme. Il veut apparaître présidentiel comme il l'avait fait lors du premier débat, mais cette fois il semble mieux préparé.

    3h39 : Lets talk about economy. "Donald Trump propose un plan économique qui pourrait amener à la destruction d'emploi. Il veut réduire les impôts des plus riches, ajouter 20 millions de dollars à notre dette. Mon plan va ouvrir des opportunités," pointe Clinton qui défend aussi le bilan de Barack Obama.

    3h36 : Trump à l'attaque. Donald Trump sort les crocs sur le sujet de l'arme nucléaire. "Vous êtes une menteuse", assure-t-il.

    3h29 : Clinton vise les Russes. "Le gouvernement russe a espionné l'Amérique", assure l'ancienne secrétaire d'État qui tente d'expliquer la publication de ses emails par le site Wikileaks. "Vous avez encouragé l'espionnage des Russes, vous êtes prêt à faire sauter l'Otan", accuse-t-elle. "C'est inédit!". "Vous êtes la marionnette" de Poutine.

    "On ne sait pas si c'est la Chine, la Russie", s'amuse Donald Trump. "Elle n'aime pas Poutine car il a été meilleur qu'elle".

    3h24 : le mûr en question. Pas de surprise. Donald Trump défend son projet de construire un mûr à la frontière avec le Mexique. "Donald Trump est allé voir le président mexicain, il n'a même pas évoqué la question avec lui", rétorque Clinton. Elle l'accuse d'avoir exploité des immigrés mexicains pour construire sa "Trump Tower".

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