• S’il est élu Président, Copé agira pendant que "les gauchistes seront en vacances"

    S’il est élu Président, Copé agira pendant que "les gauchistes seront en vacances"

    CategoriesS’il est élu Président, Copé agira pendant que "les gauchistes seront en vacances". Jean-François Copé, qui se veut le champion de "la droite décomplexée", a inauguré mardi soir à Paris son QG de campagne.

    Les locaux sont exigus mais l’emplacement est, comme dit l’intéréssé, "stratégique" : Jean-François Copé, député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) et candidat à la primaire de la droite, a inauguré mardi soir rue de l’Université, à 300 m de l’Assemblée, son QG de campagne devant 200 de ses supporters.

    Certes, les sondages, en l’état, ne sont pas mirifiques (c’est même le moins que l’on puisse dire) pour le champion de la "droite décomplexée", dont le mot d’ordre tient dans un slogan quasi-unique : "On ne recule plus." Mais Copé est un volontariste. Non content d’évoquer dans son discours Bonaparte au Pont d’Arcole puis, de façon plus surprenante, la Mer Rouge qui, dans la Bible, s’ouvre miraculeusement en ne laissant passer que les israélites fuyant l’armée égyptienne et en se refermant ensuite devant leurs poursuivants, il a lancé aux militants rassemblés dans son petit QG : "J’ai l’intuition et même la conviction qu’il va se passer quelque chose de magique."

    Les "reculades" du précédent quinquennat

    Devant ses amis, celui qui fut le président du groupe parlementaire UMP durant le précédent quinquennat ne s’est pas contenté de pourfendre "l’anti–France" (ciblant explicitement l’Unef et la CGT) et la "bien-pensance de gauche". Copé a demandé à ses quelques soutiens parlementaires présents (dont Michèle Tabarot) de confirmer que, durant le quinquennat Sarkozy, il n’avait eu de cesse d’inviter l’exécutif - le plus souvent en vain, a-t-on compris - à aller plus loin, plus fort, à en finir avec "la cogestion" et à arrêter de vouloir séduire en permanence (et d’ailleurs en vain) le camp d’en face. Au prix, selon lui, d’une cascade de "reculades" et d’"abandons".

    "Trop d’impôts, trop de textes, trop de culpabilisation, le pays étouffe", a lancé l’élu de Meaux, pour qui la France, minée par "le communautarisme religieux", risque aujourd’hui un "décrochage majeur". Et aurait besoin, pour commencer, "d’un chef pour cheffer" (vieille formule chiraquienne). Personnellement décomplexé, Copé se proclame, dans la foulée, "profondément préparé à la fonction de chef de l’Etat".

    Et, s’il est élu en 2017, il gouvernerait en…. bonapartiste, sans perdre une seconde, à coups d’ordonnances. Copé évoque l’argument qu’on lui oppose parfois : "Mais vous allez faire cela pendant que les Français sont en vacances?". La réponse, préparée, fuse et ravit ses amis : "Non, je ferai cela pendant que les gauchistes sont en vacances". 

    par Dominique de Montvalon

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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