• Soupçons de détournements de fonds: Perquisition au groupe Les Républicains du Sénat

    Soupçons de détournements de fonds: Perquisition au groupe Les Républicains du Sénat

    CategoriesSoupçons de détournements de fonds: Perquisition au groupe Les Républicains du Sénat. Une perquisition a été menée ce lundi matin au Sénat, visant des bureaux du groupe Les Républicains (ex-UMP) dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de détournements de fonds publics au profit de sénateurs UMP, ont affirmé des sources proches de l’enquête selon 20 minutes.

    Les investigations, visant notamment à recueillir des documents comptables, ont été conduites par les policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne.

    Des juges financiers sont saisis depuis novembre 2013 de cette enquête, qui porte sur des faits présumés d’abus de confiance et recel de ce délit et de détournement de fonds publics.

    Selon des sources concordantes, la perquisition visait des documents en lien avec l'Union républicaine du Sénat (URS), une ancienne association sénatoriale qui recevait des financements du groupe UMP et dont l'ex-secrétaire général a été mis en examen en juillet 2015 pour détournement de fonds publics.

    L'enquête des juges René Cros et Emmanuelle Legrand porte également sur des fonds perçus par le sénateur UMP de l'Yonne Henri de Raincourt, y compris lorsqu'il était au gouvernement sous Nicolas Sarkozy.

     Des juges financiers sont saisis depuis novembre 2013 de cette enquête, qui porte sur des faits présumés d'abus de confiance et recel de ce délit et de détournement de fonds publics.

    Le groupe démentait "tout détournement de fonds publics"

    Une information judiciaire avait été ouverte sur de possibles détournements au profit de plusieurs sénateurs à l'époque de l'UMP, par le biais d'associations, pour un montant total de 400.000 euros rapporte BFMTV. Le groupe au Sénat avait formellement démenti "tout détournement de fonds publics". 

    L'instruction faisait suite à une enquête préliminaire de plusieurs mois, menée par des policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (Brda). Ils avaient été chargés d'enquêter après un signalement de la cellule anti-blanchiment Tracfin.

    Deux associations dans le viseur

    Deux associations loi 1901 semblent au cœur de cette affaire: l'Union républicaine du Sénat (URS) et le Cercle de réflexion et d'études sur les problèmes internationaux (Crespi). Le groupe de sénateurs s'était alors expliqué:

    "Les versements effectués au profit de l'URS s'inscrivent dans le cadre de la libre administration des groupes politiques. Ils correspondent à la mise à disposition de moyens à ces sensibilités afin qu'elles puissent dans le respect de leur objet social respectif exercer leurs actions politique et législative en complément de l'action menée par le groupe UMP lui-même."

    Lors de l'ouverture de l'information judiciaire, le groupe UMP avait par ailleurs déclaré se tenir "naturellement à la disposition de la justice afin de fournir toutes informations nécessaires et utiles à la poursuite de l'enquête".

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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