• Tel-Aviv, terreur et mensonges

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    CategorieTel-Aviv, terreur et mensonges. Quelques jours après la conférence de Paris qui, en l’absence des Israéliens et des Palestiniens, s’est déroulée dans les limbes, on est donc retombés sur terre.

    Terre de sang, sang sur Tel-Aviv, des civils encore ont dû Tel-Avivre la terreur. L’attentat des terrasses du quartier Saron - quatre Israéliens tués mercredi soir -  est identique à celui qui avait endeuillé la rue Dizengoff le 1er janvier et procède du même mode opératoire que les attentats perpétrés le 13 novembre 2015 à Paris. Cette tuerie, déclenchée par deux Palestiniens venus de Hebron et costumés en hommes d’affaires nous rappelle deux réalités cruelles.

    D’abord, nous vivons tous une partie du même quotidien, Parisiens, Tel-Aviviens ou Bruxellois, dès lors que les civils, dans la rue, les cafés, le métro, les aéroports, les restaurants, les concerts, sont pris pour cible. Or le sang de nos victimes parisiennes - celui, aussi, des victimes à Charlie Hebdo et à l’Hypercacher - et l’idéologie qui animait les assassins ont été vite oubliés, voire détournés depuis six mois par de faux beaux esprits, socio-démagogues et autres détricoteurs de la pensée. Dans la grande confusion intellectuelle qui fut la marque de ces six derniers mois, le Parti qui se dit des «  Indigènes de la République » et correspond hélas à son sigle, le PIR, lança diverses banderilles. La dernière en date, , prouve, en faisant l’apologie des meurtriers de Tel-Aviv, que la boucle est bouclée quand se conjuguent un même déni de la réalité et une même instrumentalisation du fanatisme. «  Bravo aux deux Palestiniens qui ont mené l’opération de résistance à Tel-Aviv » a twitté une certaine Aya Ramadan, militante au PIR. Cette glorification du meurtre est la même que dans les rues de Gaza égayées par les distributions de bonbons en l’honneur des crimes. Cette pâmoison barbare s’opère au nom du « palestinisme », fiction haineuse à soubassement antisémite, qui s’est substitué à la solidarité véritable avec la cause palestinienne, celle de ses démocrates.

    Ceci nous amène à regarder en face la seconde réalité.

    Que ce soit à la conférence parisienne des limbes ou dans les discours habituels sur le conflit, on observe la même constante : un angélisme de bon aloi sur la position de l’Autorité palestinienne. Selon le tableau qu’en dressent les diplomates, cette Autorité aurait encore une autorité, ce qui est de plus en plus douteux avec la concurrence du Hamas et de Daech en Cisjordanie. On nous répète aussi que son comportement est impeccablement démocratique, parfois même « laïque ». Or, jusqu’à nouvel ordre, on n’a pas entendu le président Mahmoud Abbas condamner le dernier attentat de Tel-Aviv. Il s’est contenté de « rejeter tout acte qui affecte des civils ». L’automne dernier, au début de l’intifada des couteaux, le même Abbas ne s’est pas risqué à condamner les premières agressions, encore moins les suivantes. Il n’a pas démenti les fausses rumeurs de rupture du statu quo sur l’Esplanade des mosquées mais, au contraire, les a aggravées en évoquant «  les pieds sales des juifs sur l’esplanade ».

    Y a-t-il un Palestinien pour sauver la cause palestinienne ?

    Il faut donc oser poser la vraie question : y a-t-il un Palestinien pour sauver la cause palestinienne ? Du Hamas à Abbas (sans parler d’Arafat qui avait rejeté tous les processus de construction offerts à la paix) ceux qui conduisent ce peuple semblent vouloir détruire son avenir. Aucun leader de l’Autorité n’a jamais osé se désolidariser d’une agression. Ce laxisme donne ainsi des arguments à l’extrême droite israélienne. Car les auteurs d’attentats sont officiellement pleurés et honorés comme « chahids », martyrs.

    A qui profitent les crimes ? Nous sommes au mois de ramadan et les Palestiniens allaient bénéficier comme chaque année des permis de visite familiaux vers le centre d’Israël. Ces 83.000 permis ont été immédiatement supprimés au lendemain de l’attentat. , le ministre de la Défense, qui arrivait à son poste dans ses petits souliers, compte tenu de la fronde de l’armée contre lui, se voit au contraire renforcé. Des centaines de soldats sont appelés en renfort en Cisjordanie.

    Le langage diplomatique ne peut contourner éternellement le réel. Un jour, une nuit, la réalité des meurtres vient démentir les pieux et vieux mensonges. Il faut entendre le tocsin de Tel-Aviv.

    par Martine Gozlan

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