• "Une déclaration de guerre" : l'accès au site pétrolier de Fos-sur-Mer débloqué de force

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    Categories"Une déclaration de guerre" : l'accès au site pétrolier de Fos-sur-Mer débloqué de force. Une intervention des forces de l'ordre a été lancée ce mardi matin pour dégager les accès à la raffinerie Esso ainsi qu'au dépôt de carburant de Fos-Sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, bloqués depuis lundi par des militants CGT opposés à la loi Travail selon le magazine Marianne.

    Passage en force face aux grévistes. Une intervention des forces de l'ordre a été lancée ce mardi matinpour dégager les accès à la raffinerie Esso ainsi qu'au dépôt de carburant de Fos-Sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, bloqués depuis lundi par des militants CGT opposés à la loi Travail.

    Le 24 mai 2016 Philippe Martinez a appelé à "l'organisation de grèves partout dans tous les secteurs", ce mardi sur BFMTV et RMC, afin d’obtenir le retrait du projet de loi Travail. Le secrétaire général de la CGT s'est dit "déterminé à aller jusqu'au bout", et attend du gouvernement qu'il reconnaisse son erreur à ce sujet. "Les appels à la grève vont se multiplier", a-t-il prévenu, si jamais l’exécutif persiste dans ce qu’il qualifie de "posture".

    Du temps de Sarkozy, le gouvernement français avait été condamné, car il est interdit de faire ces réquisitions et de déloger de tels mouvements"

    Les forces de l'ordre sont intervenues à 4h15 et une heure plus tard, l'opération de la Direction départementale de la Sécurité publique se poursuivait, rencontrant "une résistance importante" de plus de 200 militants cégétistes, a indiqué la préfecture de police. Des feux de pneus allumés par les manifestants étaient notamment en train d'être maîtrisés, a-t-on précisé.

    "Une déclaration de guerre"

    Sur RMC, Yann Maneval, secrétaire de l'Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, a raconté en direct le déroulé de l'opération : "On a été délogés par les CRS sans sommation. Nous avons été poursuivis et actuellement nous sommes cernés à l'intérieur de l'Union locale de Fos". Il considère donc qu'il s'agit "d'une déclaration de guerre et on y répondra."

    Plusieurs centaines de militants CGT bloquent depuis la nuit de dimanche à lundi le dépôt de carburants et la raffinerie de Fos-sur-Mer, dans le cadre d'un mouvement de protestation demandant "le retrait de la loi Travail". Ils avaient indiqué lundi qu'ils comptaient maintenir les barrages jour et nuit jusqu'à la manifestation nationale prévue jeudi.

    "Plusieurs camarades ont été touchés"

    La tension est donc à son comble ce mardi matin à Fos-sur-Mer comme le confirme en direct à RMC Laurent Pastor, docker CGT dans cette raffinerie selon BFMTV. "Les CRS sont intervenus de manière très musclée. Ils ont utilisé des flash-balls, des matraques, des grenades lacrymogènes à tirs tendus", témoigne-t-il avant d'assurer que "plusieurs camarades présents" ont été touchés, "notamment au visage et derrière la tête". "Ils nous ont poursuivi jusque dans l'Union locale et en ce moment ils sont toujours postés devant la porte. Personne ne peut entrer, personne ne peut sortir".

    "On a appris qu'il y avait eu quatre arrestations au cours de ce déblocage dont une avec un gros tabassage à coups de matraque", poursuit-il tout en certifiant que celle-ci a été "filmée". Malgré cette intervention, il considère que le mouvement social "n'est pas terminé. C'est un commencement. Nous allons nous rassembler pour prendre les décisions qui s'imposent pour continuer la lutte et obtenir le retrait de la loi Travail".

    Pour rappel, avant cette intervention, six raffineries sur les huit que compte le pays étaient touchées depuis lundi soir. Des blocages qui provoquent depuis plusieurs jours des difficultés d'approvisionnement de stations-service, entraînant des ruées d'automobilistes aux pompes.

    Huit raffineries sur huit en grève

    La CGT a annoncé que la grève a été votée dans huit raffineries sur huit en France. Jusque là, deux fonctionnaient toujours : les deux raffineries Esso (Exxon Mobil) de Fos-sur-Mer et de Gravenchon. Mais "une grève a été votée ce matin à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) en réaction à la charge des forces de l'ordre à Fos-sur-Mer" a déclaré le secrétaire fédéral du secteur pétrole de la CGT. "Il va y avoir au minimum une baisse du débit de 50%" à la raffinerie Exxon Mobil de Gravenchon. "A Fos, la grève a aussi été votée. Plus aucun produit ne sort."
     
    Le terminal pétrolier du Havre à son tour en grève
     
    Le personnel de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), terminal pétrolier du port du Havre qui assure 40% des importations françaises, cesse aussi le travail. Dans cette entreprise d'environ 260 salariés, où la CGT est l'unique syndicat, la grève a été votée lundi soir à une majorité écrasante de 95% des voix pour demander le retrait de la loi Travail. 

    Chantage dénoncé

    "C'est un déni de démocratie. Le gouvernement persiste à vouloir imposer son diktat", a réagi Serge Coutouris, responsable CGT des dockers du golfe de Fos. "Il n'y a pas eu de sommation, pas de contact préalable" avec la police avant l'intervention, a-t-il indiqué, annonçant que "d'autres formes d'action étaient envisagées" selon le portail Suisse swiss info.

    Il a précisé qu'une cinquantaine de militants s'étaient réfugiés dans les locaux de l'Union locale CGT à Fos après l'intervention policière et étaient en cours d'évacuation par les forces de l'ordre.

    Plusieurs centaines de militants CGT - environ 500 de source syndicale - bloquaient depuis la nuit de dimanche à lundi le dépôt de carburants et la raffinerie de Fos-sur-Mer dans le cadre d'un mouvement de protestation demandant "le retrait de la loi travail". Ils avaient dit vouloir maintenir les barrages jour et nuit jusqu'à la manifestation nationale prévue jeudi.


    Six raffineries sur les huit que compte le pays étaient affectées par le mouvement depuis lundi soir, perturbant l'approvisionnement de stations-service.

    Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé lundi "le chantage" d'une partie de la CGT tout en appelant les Français à ne "céder à aucune panique" concernant d'éventuelles pénuries.

    Martinez: "Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que Sarkozy" pour "casser les grèves"

    CGT: Philippe Martinez fustige François Hollande et Manuel Valls, qui "utilisent les mêmes méthodes que Sarkozy en 2010" pour "casser les grèves"

    Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a fustigé samedi à Wizernes (Nord) François Hollande et Manuel Valls, qui "utilisent les mêmes méthodes que Sarkozy en 2010" en envoyant "les forces de l'ordre pour casser les grèves" selon Orange.

    "Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que M. Sarkozy en 2010. Face à la lutte des salariés, ils envoient les forces de l'ordre pour casser les grèves", a-t-il dénoncé auprès de l'AFP.

    Philippe Martinez se trouvait aux côtés de 250 militants et salariés manifestant devant l'usine de papeterie Arjowiggins, à Wizernes.

    "Le gouvernement fait fausse route en jouant la carte des forces de l'ordre et des réquisitions", a-t-il prévenu. Il a ajouté qu'"en 2010, du temps de Sarkozy, le gouvernement français avait été condamné, car il est interdit de faire ces réquisitions et de déloger de tels mouvements".

    "La position du gouvernement, et du Premier ministre en particulier, est scandaleuse", a jugé le responsable syndical. "Ils essayent de spéculer autour des problèmes liés aux manifestations en rendant responsable de la situation ceux qui se battent contre ce projet de loi".

    "Il y aura une réaction à la hauteur de ce que le gouvernement fait", a-t-il menacé. "Il y a des blocages de dépôt de carburant, trois raffineries sont en grève, des discussions et des assemblées générales sont engagées pour amplifier le mouvement".

    Philippe Martinez s'exprimait avant la publication d'un courrier du secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies, qui a promis aux routiers que le projet de loi travail ne modifierait pas leur régime "dérogatoire" sur les heures supplémentaires, dont la majoration ne pourra passer en dessous des 25%.

    Dans le Nord, quatre dépôts de carburant étaient à nouveau bloqués ou fermés samedi matin. Dans l'Ouest, si la majorité des dépôts ont été libérés, les syndicats de plusieurs raffineries ont voté la poursuite du blocage, et d'autres sont entrés dans le mouvement.

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