• “Une situation de pré-guerre civile s’installe en France”

    “Une situation de pré-guerre civile s’installe en France”

    Categories“Une situation de pré-guerre civile s’installe en France”. Radiographie d'une pré-guerre civile en France. Une situation de pré-guerre civile s’installe en France. Bien sûr, les politiques et les médias feignent, une fois de plus, de ne rien voir, rien entendre. Les militaires hauts gradés qui alertent sur la vulnérabilité de la nation et sur la détermination de l’ennemi intérieur sont priés de la boucler, par un pouvoir qui jure que "ça va mieux" selon Ivan Rioufol journaliste du figaro.

    Les policiers qui manifestent, ce mercredi, sonnent une même alarme. Elle ne semble pas devoir être entendue davantage. Pourtant, que disent-ils ? Qu’ils n’ont jamais vu un tel degré de haine et de violence contre les forces de l’ordre. Ce ne sont plus les CRS qui mènent les assauts, mais les casseurs qui veulent tuer du flic. A Nantes, où un policier a échappé de peu à un lynchage fatal, un officier de police assure que lors de chaque manifestation, les forces de sécurité doivent faire usage de 400 à 1000 "grenades de désenclavement", afin de briser les encerclements dont ils sont eux-mêmes les victimes. 350 policiers et gendarmes ont été blessés ces deux derniers mois, lors des protestations contre la loi travail.

    Alors que la France est prétendument en état d’urgence, le gouvernement se comporte comme s’il ne voulait pas mesurer les tensions qui s’avivent. Elles sont portées par l’extrême gauche et des syndicats qui, comme la CGT, se radicalisent. Dans Le Figaro du 12 mai, un spécialiste de l’ordre public remarquait aussi que les groupes politiques à la manœuvre phagocytaient désormais avec une facilité déconcertante les milieux étudiants mais aussi les jeunes venus des cités qui, jusqu’alors, n’apparaissaient qu’en fin de cortège pour "dépouiller". "Jamais nous n’avions vu une telle collusion assumée".

    Ce qui se dévoile progressivement est ce que j’annonce dans La guerre civile qui vient (1) : la contestation violente du modèle de société occidentale, capitaliste et libérale. Le rejet est porté en commun par la gauche radicalisée et par l’islam politique, qui fait passer le musulman pour le nouveau damné de la terre. Cet islam révolutionnaire s’est déjà introduit dans de nombreux syndicats.

    Il apporte une force conquérante inédite et potentiellement brutale. Il s’est immiscé également dans les rangs de Nuit debout, à travers la défense de la cause palestinienne et le boycott d’Israël (mouvement BDS). Les convergences que cette mobilisation, fixée sur la place de la République à Paris, tente d’établir avec les cités entrent dans la perspective d’un front uni contre le pouvoir affaibli. C’est le gourou de Nuit debout,Frédéric Lordon, qui a assuré dernièrement : "Nous ne sommes pas là pour être amis avec tout le monde et nous n’apportons pas la paix. Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique". Ce mercredi, la contre-manifestation organisée par le collectif "Urgence, notre police assassine" a été annulée par la préfecture.

    Amal Bentounsi, sa fondatrice, s’en insurge : "Les violences policières ne viennent pas d’être inventées. Les quartiers ont servi de laboratoire à ce qui est étendu aux manifestants aujourd’hui". La guerre civile est déjà dans les esprits des islamo-gauchistes et de leurs collaborateurs, qui se disent en légitime défense face à la police criminelle. Cette même police est applaudie par une majorité de Français, pour sa vaillance lors des derniers attentats islamistes.

    En France, des agents de police ont manifesté mercredi contre la haine de la police qui s’est manifestée plus intensément que jamais au cours de ces derniers jours. Sur les dernières semaines, 300 policiers ont été blessés dans diverses manifestations contre la réforme du code du travail, qui vise à faciliter l’accès à l’emploi par l’assouplissement et la simplification des lois sur le travail strictes et complexes selon Mylène Vandecasteele.

    Pendant ce temps, une vidéo qui a circulé sur Internet montre comment des manifestants attaquent une voiture de police, brisant ses vitres, alors que deux policiers s’y trouvent, et lançant un cocktail Molotov. L’un des policiers occupants sort de la voiture en proie aux flammes et se fait attaquer par un manifestant armé d’un bâton.

    Des manifestations violentes contre le modèle de société occidentale, capitaliste et libérale

    Dans le journal Le Figaro, le journaliste Ivan Rioufol estime que son pays sombre lentement mais sûrement dans une guerre civile : “Une situation de pré-guerre civile s’installe en France”, écrit-il, notant que la classe politique et les médias ne semblent pas réagir face à cette réalité.

    Auparavant, lorsque les manifestations dégénéraient, on appelait les CRS (Les Compagnies républicaines de sécurité, un corps de la police française) pour réprimer les fauteurs de troubles. Mais désormais, ce ne sont plus les CRS qui portent les premiers coups de matraque et lancent les assauts, mais “les casseurs qui veulent tuer du flic”.

    Rioufol rapporte les déclaration d’un policier, selon lequel la police utilise entre 400 et 1000 “grenades de désenclavement” lors de chaque manifestation pour assurer sa propre sécurité, et disperser certains manifestants pour les empêcher de se regrouper pour former des bandes agressives.

    “Ce qui se dévoile progressivement est ce que j’annonce dans “La guerre civile qui vient” : la contestation violente du modèle de société occidentale, capitaliste et libérale. Le rejet est porté en commun par la gauche radicalisée et par l’islam politique, qui fait passer le musulman pour le nouveau damné de la terre. Cet islam révolutionnaire s’est déjà introduit dans de nombreux syndicats. Il apporte une force conquérante inédite et potentiellement brutale. Il s’est immiscé également dans les rangs de Nuit debout, à travers la défense de la cause palestinienne et le boycott d’Israël (mouvement BDS : Boycott Désinvestissement Sanctions). […]

    Ces individus et leurs complices soi-disant victimes de la police ont pour objectif la guerre civile, affirme Rioufol. Or, “cette même police est applaudie par une majorité de Français, pour sa vaillance lors des derniers attentats islamistes”.

    « C’est la France qui se disloque, s’abîme, se perd »

    Menée par l’islam radical, une guerre sourde se développe en France, aggravée par le défaitisme et la haine de soi, alerte Ivan Rioufol dans son dernier ouvrage écrit le portail je suis stupide j'ai voté Hollande.

    Selon vous, une guerre civile se prépare. Quelles en sont les caractéristiques ?

    C’est une guerre sournoise, qui a fait ses premiers pas dans l’indifférence avec la montée de l’antisémitisme en France dès les années 1980 : l’attentat de la rue Copernic, puis le meurtre d’lian Halimi, les tueries de Merah et de bien d’autres. Ces alertes ont révélé une contre-culture animée par un combat idéologique contre l’Occident. Après les juifs, ce furent les journalistes puis la jeunesse qui, en 2015, ont été visés. La France est la cible principale.

    Nous sommes face à une guerre civile de basse intensité, éclatée, dont les guerriers, Français désassimilés, ne répondent pas à des mots d’ordre d’État mais entendent imposer un projet de société totalitaire, au nom de l’universalité de l’islam radical. Cette guerre est déjà dans les esprits, résultat d’un choc des cultures et d’une immigration qui, pour partie, ne s’intègre plus. Sa menace est aggravée par l’aveuglement collectif des politiques et d’une grande partie des médias. En dépit des expériences passées du communisme, du nazisme, du fascisme, beaucoup d’observateurs ne veulent pas voir ce qu’est ce nouveau totalitarisme qui entend subvertir notre modèle de société. Cet islamisme radical, minoritaire, est fort de notre faiblesse.

    Vous estimez que le deuxième ennemi intérieur après l’islamisme est la mésestime de soi …

    L’islamisme pourrait être vaincu facilement si la République était sûre de son droit. C’est le pacifisme et le défaitisme qui nous paralysent et nous font douter de nous. Ces maux nous empêchent de voir qu’une idéologie totalitaire s’est installée au coeur de la « diversité » bénie et impose ses soumissions aux plus craintifs ou aux plus distraits. C’est dramatique, car notre disparition est au bout de ce lent processus suicidaire, si rien ne vient l’interrompre. Les premiers responsables de cette possible tragédie sont ceux qui ont cru possible de faire cohabiter deux cultures, l’islam et l’Occident, historiquement opposées et construites sur des valeurs très dissemblables. Le vivre-ensemble est un leurre qui cache de plus en plus mal le mal-vivre-ensemble.

    Vous dénoncez un véritable conditionnement idéologique concernant l’islam. Lequel est-il ?

    Envahis par notre culpabilisation et fascinés par l’Autre, nous avons renoncé à l’esprit critique. Face aux attentats perpétrés au nom d’Allah, le discours dominant répète que ces tueries n’ont rien à voir avec l’islam. Cela n’incite pas la communauté musulmane, volontiers passive, à se désolidariser. Ce sont pourtant les Français musulmans qui sont les plus légitimes à dénoncer l’islamisme, cette maladie de l’islam. Leur silence n’est pas tenable.

    Pour autant, l’erreur serait de faire des Arabes et des musulmans les boucs émissaires. Les chrétiens arabes sont les premières victimes du déchaînement salafiste. Des musulmans peuvent en être aussi les cibles. Les responsables sont les dirigeants politiques, de droite et de gauche, qui ont cautionné quarante ans de haine de soi et abandonné la nation et son peuple, jusqu’alors uni par l’assimilation. Les responsables sont ceux qui ont méprisé la transmission du roman national et bradé les valeurs liées à la laïcité, au respect de la femme, à la liberté d’expression. Les responsables sont ceux qui ont favorisé le multiculturalisme, cheval de Troie de l’islamisme. La gauche est plus particulièrement coupable de ce séparatisme en marche, pour avoir encouragé une société « inclusive » qui permet à l’immigré de s’installer comme il est, sans considération pour l’hôte et son mode de vie.

    Comment expliquer l’aveuglement collectif de nos dirigeants que vous dénoncez ?

    Cet aveuglement trouve sa source dans l’idéologie, comme toujours. Le pathos différentialiste, immigrationniste, relativiste a voulu faire croire que « Big Other », ainsi nommé par jean Raspail, était notre sauveur. L’antiracisme a surprotégé ces populations nouvellement venues au point d’occulter la judéophobie et le sexisme portés par la culture coranique. Les lanceurs d’alerte professionnels ne disent rien du nouveau totalitarisme qui met les pieds sur la table, ce salafisme cornaqué par les Frères musulmans, l’État islamique et ses « idiots utiles ». C’est pourquoi il faut que la société civile, qui n’est pas perméable à ces dénis, prenne davantage la parole afin de bousculer ces discours conformistes qui entendent disculper l’islam politique de ses responsabilités, et de dénoncer les nouveaux collaborateurs.

    La question fondamentale est de savoir si nous voulons cette société multiculturelle qui s’installe en catimini, porteuse d’une possible guerre civile, ou le retour à une société qui assimile. Un référendum pourrait trancher ce qui n’est même pas pour l’instant un débat. C’est pourtant l’ancien président de SOS Racisme Malek Boutih qui reconnaît aujourd’hui, parlant des jeunes des cités, qu’« une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société ». Il parle de « guerre en pointillé », de « rupture totale » …

    La réaction doit venir, selon vous, de la société civile …

    Le discours dominant répète que la crise essentielle est économique alors qu’il s’agit d’abord d’une crise identitaire, existentielle. Il revient à la société civile, qui est le meilleur témoin de ce qui lui arrive, d’aider les hommes politiques à retirer leurs oeillères. L’intelligence collective qui se fédère sur Internet, dans cette « ubérisation » de la vie politique, a un rôle majeur à jouer si elle arrive à prendre sa place dans le processus décisionnel.

    Vous estimez que le sursaut peut venir tout d’abord des chrétiens eux-mêmes. Face à une idéologie, la réconciliation de la France avec une transcendance est-elle une voie de secours ?

    D’un certain point de vue, on peut reconnaître à l’islam de nous avoir réveillés, et le remercier pour cela ! Il nous montre, dans son insistance à réclamer sa visibilité, ce que nous sommes devenus dans notre effacement, notre abandon de ce que nous étions et notamment spirituellement. Il nous faut nous réapproprier nos valeurs, notre histoire, notre fierté. Cette renaissance passe, pour de nombreux catholiques, par une attention renouvelée à leur culture chrétienne, à leur foi. Ce processus est enclenché. Il me semble être révélateur du réveil de la France.

    L’islam radical est tellement répulsif que je ne l’imagine pas s’imposer dans le temps. En attendant, c’est la France qui se disloque, s’abîme, se perd. Nous donnons trop de signes de faiblesse et de désintérêt. L’urgence est de nous réveiller avec l’appui de tous, dont les musulmans laïcs et républicains qui ne prennent pas suffisamment position pour se démarquer clairement de ce totalitarisme islamique.

    Conciliations ou fermeté : quelle posture adopter ?

    Ne rien lâcher ! Face à l’islam radical, Pierre Manent se dit prêt à des accommodements raisonnables. Ce renoncement à combattre n’est pas défendable. Dans mon livre, j’invite les Français à refuser cette soumission à un projet de société liberticide. Il ne faut pas entendre cette résistance comme un appel à prendre les armes, on n’en est pas là, mais à faire preuve de fermeté juridique, légale, morale, verbale. Au bout du compte, si cet islam radical devait persister à refuser de se plier aux règles de la nation et de la République, alors il ne faudra pas reculer face à l’épreuve de force. Ce n’est pas en dessinant des petits coeurs ou en allumant des bougies que nous vaincrons la « bête immonde ».

    Sans doute faut-il se préparer à l’idée oubliée de mourir pour sa patrie …

    … puisque cette guerre à bas bruit a disséminé ses tueurs au coeur de la société. Les loups sont entrés dans Paris.

    Propos recueillis par Anne-Laure Debaecker pour Valeurs actuelles.

    la-guerre-civile-qui-vientLa guerre civile qui vient
    Ivan Rioufol
    Broché, 19 €

    Tout doit être fait pour éviter, en France, la guerre civile que l’Islam radical aimerait semer pour imposer le califat, ce nouveau communisme. L’erreur serait néanmoins de se soustraire à l’épreuve en s’accommodant de ce nouveau totalitarisme et de ses collaborateurs.

    Le danger n’est pas le Front national, qui n’est que l’expression de la colère d’un peuple abandonné. C’est le déchainement d’une idéologie apocalyptique qu’il s’agit de stopper pendant qu’il est encore temps. Cruellement frappée en 2005, la République doit en préalable vaincre son défaitisme. La société civile, musulmans républicains en tête, peuvent l’y aider.

    (1) Editions Pierre-Guillaume de Roux

    Illustration CC/flickr termes juridiques simples  Sans langue de bois

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